“Si j’avais eu le moindre doute sur l’état de Viking, j’aurais déclaré forfait au lieu de me ridiculiser comme ça”, Kevin Staut (2/4)
Éliminé en finale de la Coupe du monde Longines en avril dès la Chasse après une “erreur de parcours” avec Visconti du Telman, recalé des Jeux olympiques de Paris fin juillet, Viking d’la Rousserie*Scuderia 1918 n’ayant pas été jugé apte à concourir, puis tombé de Beau de Laubry en finale de la Ligue des nations Longines début octobre à Barcelone, Kevin Staut reconnaît sans hésiter que 2024 fut sa pire année en termes de résultats sportifs depuis quinze saisons qu’il concourt parmi l’élite mondiale du saut d’obstacles. Jadis incontestable leader du jumping tricolore, le Normand peine à recouvrer l’extrême régularité qui le caractérisait jusqu’en 2018, au point de susciter des interrogations, voire des critiques, quant à son statut de capitaine d’une équipe de France, qui a elle-même traversé une période de disette de 2017 à 2023. Au-delà des aléas inhérents au sport et aux chevaux, l’ancien numéro un mondial reconnaît avoir peiné à stabiliser le système qu’il a mis en place après la fin de sa collaboration avec le haras des Coudrettes et n’avoir pas toujours fait les bons choix. Le multimédaillé de quarante-quatre ans, dont l’image publique a été écornée par une affaire de violences conjugales, dit avoir appris de tout ce qu’il a vécu récemment et semble déterminé à réinscrire sa carrière dans un cadre professionnel à la hauteur de ses qualités techniques et de sa force de travail. Toujours prompt à l’autocritique et ouvert à la remise en question comme rares le sont les athlètes de son rang, Kevin Staut n’a éludé aucune question.