Nicolas Blondeau nous a quittés
Grande figure du monde équestre, Nicolas Blondeau s’est éteint soudainement à l’âge de soixante-dix ans, “victime d’une crise cardiaque alors qu’il se trouvait auprès de ses chevaux”, selon France Complet. Ayant lui-même pratiqué les trois disciplines olympiques, celui qui était également un grand passionné de courses hippiques avait mis au point sa propre approche des équidés visant à “faire émerger une coopération durable, permettant au cheval de s’engager, et à l’humain de devenir un véritable Homme de cheval”. Aux côtés de son épouse, Florence, il avait créé, tout près de Saumur, l’école Blondeau, à travers laquelle il était à l’initiative d’un programme de recherche en partenariat avec l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement et la Région Normandie lancé en 2016.
“Nicolas Blondeau nous a quittés brutalement ces dernières heures, victime d’une crise cardiaque alors qu’il se trouvait auprès de ses chevaux”, peut-on lire ce soir sur la page Facebook de l’association France Complet. “Le grand pédagogue des chevaux s’en est allé. Sa passion, sa bienveillance et son immense talent pour transmettre vont profondément nous manquer.” Ancien cavalier de dressage, complet et jumping, mais aussi passionné de courses hippiques et très actif dans ce milieu, l’Homme de cheval, qui était âgé de soixante-dix ans, avait fondé l’école Blondeau, tout près de Saumur. Il y enseignait son approche des équidés devenue célèbre sous l’appellation de “méthode Blondeau”, en plus d’y prendre part à un programme de recherche en partenariat avec l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement et la Région Normandie lancé en 2016.
“Partenaire du haras des Coudrettes depuis sa création il y a vingt ans, il a largement contribué à son développement et à sa réussite par son expertise, sa vision et son engagement constant”, salue la structure fondée par Emmanuèle et Armand Perron-Pette sur les réseaux sociaux. “Aujourd’hui, toute l’équipe du haras des Coudrettes perd un ami précieux. Mais c’est aussi l’ensemble de la filière équine qui perd un ‘Homme de cheval’ comme il en existe peu, reconnu pour l’étendue de son savoir, sa passion sincère et sa bienveillance. Par son accompagnement, sa capacité à transmettre et son dévouement sans faille, Nicolas a profondément marqué les esprits et œuvré pour les chevaux tout au long de sa vie. À la source de la relation homme-cheval, Nicolas Blondeau a développé une méthode qui est l’œuvre d’un homme, le fruit d’une vie d’expérience et de passion avec pour principal objectif de ‘simplifier la vie des hommes et la rendre agréable aux chevaux’. À nous désormais de continuer à faire vivre son œuvre au sein de nos structures. Sa disparition est une perte immense. Nous nous associons avec une profonde émotion à la peine de son épouse Florence, de sa famille, de ses proches, ainsi que de tous ses élèves qui perdent aujourd’hui leur mentor. Adieu Nicolas, tu vas terriblement nous manquer.”
“Nicolas était un homme extrêmement cultivé qui, d’un point de vue équestre, s’intéressait tout autant au monde des courses hippiques qu’à celui du sport”, salue Kamel Boudra, ancien présentateur d’Equidia Life et collaborateur régulier de GRANDPRIX. “Aujourd’hui, s’intéresser aux schémas de pensée du cheval et aux manières les plus adaptées pour communiquer avec lui nous paraît presque évident, mais lorsqu’il a commencé à se pencher sur le sujet il y a quarante ans, il était un véritable pionnier. Il avait mis au point une méthode unique sans jamais prendre la position d’un gourou. Dernièrement, nous avions dîné ensemble chez des amis communs et il nous avait tous impressionnés en récitant des pages entières d’ouvrages équestres fondamentaux. Très attachant, il était aussi doté d’un excellent humour, tout comme son épouse, Florence, à qui j’adresse mes pensées émues.”
La rédaction de GRANDPRIX adresse ses plus sincères condoléances à l’épouse de Nicolas Blondeau et à l’ensemble de ses proches.

