La FEI ouvre une enquête après une altercation sur un paddock à Doha

La Fédération équestre internationale a confirmé avoir ouvert une enquête après une altercation survenue sur un paddock en plein barrage du Grand Prix du CSI 5* de Doha, le 24 janvier au Qatar. Il s’agit notamment de déterminer les circonstances, encore floues, d’un incident qui a perturbé la bonne tenue de l’épreuve.



Le paddock de la piste principale du stade équestre d’Al Shaqab a été le théâtre d’une scène de violence, samedi dernier durant le barrage du Grand Prix du CSI 5*. Cette altercation a impliqué plusieurs cavaliers et personnes de leur entourage de façon directe ou indirecte, dont le Saoudien Abdoullah al-Sharbatly et Harry Charles. Selon plusieurs sources, le Britannique serait descendu de cheval pour porter secours à son père, Peter, âgé de soixante-six ans, qui se serait retrouvé au sol. Les circonstances, sujettes à interprétation, restent à déterminer.

Lundi dernier, Abdel Saïd, neuvième du Grand Prix avec Wathnan Calvaro, pénalisé de seize points au barrage, avait déploré qu’un tel incident puisse se dérouler sur un terrain de sport: “Malheureusement, un combat de boxe et un cheval en liberté ont perturbé ma détente et déstabilisé Calvaro. C’est profondément frustrant et triste d’être témoin de situations comme celle-ci dans notre sport, surtout à ce niveau. Il devrait y avoir beaucoup plus de respect entre les cavaliers et leurs équipes, et les commissaires de la FEI devraient disposer d’une autorité plus forte pour empêcher de tels incidents. Franchement, c’est consternant.” Comme d’autres témoins et acteurs présumés de cette rixe contactés par GRANDPRIX cette semaine, Abdel Saïd n’a pas souhaité en dire davantage.

“La Fédération équestre internationale a été informée de cet incident”, a déclaré jeudi l’un de ses porte-parole. “Nous menons actuellement une enquête conformément à nos procédures établies.” Afin que cette enquête se déroule aussi sereinement que possible, consigne a été donnée à toutes les parties prenantes et témoins de limiter au maximum toute expression publique.