Des journées de détection organisées en para-dressage
L’équipe d’encadrement fédéral en charge du para-dressage a récemment organisé trois journées de détection à Tremblay-en-France et Saumur. Celles-ci ont regroupé plus d’une trentaine de couples évoluant en épreuves Clubs et Amateurs de para-dressage, accompagnés de leurs entraîneurs privés. Elles ont permis d’affiner le projet sportif des cavaliers présents. Une quatrième journée de détection suivra dans le sud de la France.
Poursuivre le développement de la discipline
Sous l’impulsion de Sophie Dubourg, directrice technique nationale, et de Fanny Delaval, conseillère technique nationale en charge du para-dressage, un programme de détection spécifique à la discipline a été lancé ces dernières semaines. Ses trois premières journées se sont déroulées à Tremblay-en-France, en décembre, puis à Saumur en janvier. “En région parisienne, nous avons pu observer seize couples et les deux pistes de travail nous ont permis de voir évoluer tout le monde en une journée. Pour Saumur, nous avons eu beaucoup de demandes également et réparti les seize couples sur deux jours. Nous avons invité les cavaliers qui ont concouru dans des épreuves Club ou Amateur de para-dressage en régions. On sent que la discipline est vraiment en train de prendre toute son envergure au sein de la Fédération et qu'aujourd'hui, elle est de moins en moins confidentielle. Il y a un intérêt croissant des enseignants, des clubs et de tous les acteurs du milieu équestre”, partage Fanny Delaval, qui tire un bilan positif de ces trois journées.
Des journées sur le format des masterclass
Céline Gerny, qui a pris la présidence de la commission fédérale de para-dressage après avoir pris part à trois éditions des Jeux paralympiques, a entamé les trois journées en proposant une présentation de la discipline : “J’ai accepté la présidence de la commission car en tant qu’athlète de haut niveau athlète récemment retraitée, cela me permet de garder le contact avec ma discipline et la Fédération. J’ai presque toujours fait partie du groupe Élite qui se préparait pour les grandes échéances. La détection demande un gros travail et j’ai toujours souhaité proposer mon aide pour accompagner des cavaliers vers la compétition nationale ou internationale après ma carrière, quand je disposerais de plus de temps. J’ai préparé deux modules de présentation de la discipline : le premier sur l’entrée en para-dressage et le circuit national, et le second, qui a vocation à être présenté en masterclass, sur le circuit international. Je suis très heureuse de participer à ces actions, de pouvoir partager mon expérience et de voir les effectifs qui répondent présents; les stages de détection font le plein, ce qui est de bon augure pour la suite.”
Concernant le travail à cheval, la Fédération, qui accompagne les cavaliers et leurs équipes et soutient la montée en compétence des entraîneurs, a proposé aux couples un format similaire à celui des Masterclasses organisées l’hiver pour les athlètes de haut niveau. Ainsi, les duos ont travaillé avec leurs entraîneurs privés, puis ont ensuite bénéficié de retours individualisés et de conseil pour l’optimisation de leur travail technique. Ces trois jours ont permis d’affiner le projet sportif des cavaliers présents en les orientant vers les circuits Club ou Amateur et en les incitant à participer aux championnats de France à Lamotte-Beuvron ou Saint-Lô.
Un moment apprécié par tous
Alexia Pittier, championne d’Europe individuelle de para-dressage et enseignante d’équitation, ainsi que Sébastien Goyheneix, écuyer du Cadre noir, entraîneur et cavalier d’entraînement, ont accompagné Fanny Delaval et Jessica Berger, conseillère technique nationale, lors de ces journées. “Notre rôle, avec Fanny Delaval, était d’apporter des précisions sur le para-dressage et le fonctionnement de la discipline, mais aussi des axes de travail. Ils nous ont fait part de leurs objectifs et nous avons pu les orienter au mieux pour la suite”, expose Alexia Pittier. “C'était intéressant de pouvoir échanger avec les cavaliers et leurs entraîneurs, à la fois en tant qu’enseignante et athlète. Il y avait beaucoup de couples ! Cela fait plaisir de voir qu'il y a du monde qui a envie de pratiquer para-dressage. Je suis fière de pouvoir partager mon expérience et aider au développement de notre discipline.”
Comme Alexia Pittier, Sébastien Goyheneix s’est montré enchanté, notant tout particulièrement les sourires et la motivation des cavaliers présents : “C'est la première fois que j’étais convie par l’équipe d’encadrement fédéral pour vivre ce type d’expérience. Le premier sentiment que je ressens est la satisfaction car de nombreux cavaliers ont répondu présents. C'était vraiment très important pour nous de voir que des gens se mobilisent autour de cette discipline. Ensuite, il était intéressant d’observer des cavaliers de niveaux très différents mais avec chacun beaucoup de qualités et une grande envie de faire du sport. Enfin, le dernier point n'est pas très technique, mais cela m’a fait énormément plaisir de voir la joie des cavaliers, leur bonheur d'être invités et à l’idée qu'on leur donne leur chance. C'est une étape importante dans leur cheminement et vu leurs réactions, je crois qu'ils attendaient ce moment avec impatience. J'espère qu'il y aura d'autres journées comme celles-là et que pour les participants, il ne s’agit que d’une étape; je leur souhaite beaucoup de chance et de bonheur pour la suite!”

