"Courtier de chevaux, un métier qui demande du réseau et beaucoup de déplacements, mais qui est très gratifiant", Anne-Sophie Yoh Benet

Particulièrement actif dans le monde des courses, mais un peu moins connu pour les chevaux de sport, un courtier de chevaux assure l’intermédiaire entre l’acheteur et le vendeur. Très ancré dans la filière équestre, le courtier est gage de rapidité, efficacité et transparence, travaillant le plus souvent avec un large panel d’éleveurs et de marchands. Passionnée par ce monde depuis plus de quinze ans, la fondatrice de l’agence de courtage Yohea, Anne-Sophie Yoh Benet, revient sur ce métier au cœur de l’économie des sports équestres.



GRANDPRIX : En quoi consiste le métier de courtier de chevaux ?

Anne-Sophie Yoh Benet : un courtier s’occupe de l’achat ou de la vente d’un cheval, selon les besoins du client. Dans le premier cas, le courtier signe avec le futur acheteur un mandat de recherche afin d’effectuer toute la prospection en son nom. Pour ma part, je commence par discuter des souhaits de l’acheteur (âge, sexe, taille, niveau de compétences, génétique, caractère, robe, etc.), puis explore mon réseau. Je fonctionne tant en France qu’à l’international (créée en 2018, l’agence Yohea est particulièrement réputée pour son réseau d’acheteurs internationaux, ndlr). Je propose un service complet, de la recherche à la signature du contrat de vente, en passant par l’organisation des essais, des visites vétérinaires, des transports et assurances, etc. Concernant les ventes, le cas est similaire : le vendeur signe un mandat de vente et me laisse prospecter parmi mes clients afin de trouver ceux qui seraient les plus adéquats pour son cheval. C’est un secteur dynamique, les ventes et achats sont rapides et souvent sur un délai d’un à trois mois.



GRANDPRIX : Quels sont vos domaines de recherches/ventes de prédilection ?

Anne-Sophie Yoh Benet : en dehors du monde des courses, je suis active auprès des chevaux de sport en saut d’obstacles, dressage (Anne-Sophie est d’ailleurs cavalière de niveau Saint Georges, ndlr) et complet, du niveau Amateur jusqu’à haut niveau. J’aime trouver la bonne adéquation entre le cheval et son cavalier ; il s’agit toujours d’un couple, même dans une optique de valorisation ! Je ne me mets pas de limites concernant le niveau de recherche : dans mon catalogue, j’ai autant de potentiels étalons de trois ans, des jeunes chevaux, de chevaux destinés à concourir en 1,20m, 1,50m, etc.




GRANDPRIX : Quel est votre réseau de prospection concernant l’achat et la vente de chevaux ?

Anne-Sophie Yoh Benet : il est large, et tout autant actif en France qu’en Allemagne, en Belgique, en Hollande, etc. Je suis continuellement en recherche et présente sur les ventes aux enchères, sur les concours, auprès des éleveurs, etc. La nature du réseau est primordiale à mes yeux : la confiance entre les différentes parties doit être établie, la transparence, de mise, et la variété des profils, cruciale ! C’est un métier passion et je suis heureuse quand je vois que le bouche-à-oreille est bien présent. J’ai également une riche relation avec la filière équestre en Chine, qui se développe de plus en plus. Je milite pour que les acheteurs et les vendeurs puissent se retrouver le plus souvent possible. À ce propos, les ventes organisées en parallèle d’un événement sportif sont un bel exemple de ce rapprochement, et j’espère qu’elles seront développées, notamment en dressage.



Plus d’informations

Anne-Sophie Yoh Benet, fondatrice de l’agence de courtage de chevaux Yohea (Yoh Equine Agency).

Anne-Sophie est également déléguée au secteur hippique de l’AFCE (Association française des commerçants professionnels de chevaux), unique organisme français reconnu par l’État pour le commerce des chevaux en France et à l’étranger, ainsi que secrétaire de l’AFC (Association française des courtiers de chevaux de course).

Contrat de 10% de commission, réglée lors de l’achat/vente de l’équidé.

Contact : 

https://yohea.fr/

0685161499- [email protected]