Au jeu des chaises musicales, les meilleurs étalons du monde montent ou baissent dans les classements HorseTelex, Hippomundo et des BLUP, qui contribuent à la rétrospective sport et élevage de l’année écoulée. Leurs cotes reflètent l’intérêt qui leur est porté et la qualité de leur production. Cette année encore, quelques singularités se détachent, mais les leaders s’accrochent aux avant-postes. Coup d’œil sur la hiérarchie mondiale des meilleurs reproducteurs au travers des trois indices de référence.
Au cœur du Vieux Continent et de sa filière élevage, qui héberge l’immense majorité des étalons de sport disponibles dans le monde, Hippomundo, HorseTelex et l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), au travers de son système d’information relatif aux équidés (SIRE), produisent quantité d’informations croisées (voir le fonctionnement et les spécificités de ces trois modes de classement dans l'encadré en bas de cet article, ndlr). Des données utiles à la prise de décision des éleveurs au moment de concevoir leurs croisements, sans toutefois l’imposer : à l’heure du tout digital et de l’intelligence artificielle (IA), les éleveurs ne semblent pas disposés à tout céder aux statistiques et aux tableaux Excel. Rien ne saurait remplacer l’expérience et le ressenti pour sélectionner un père, considèrent-ils bien souvent. Une analyse fine sur la production des étalons offre néanmoins un sérieux coup de main. Le débat est ouvert, les indices parlent, chacun tranchera en consultant quelques repères.Comme Il Faut, le meilleur des Cornet Seize Selle Français originels (SFO, chevaux dont la génétique est composée uniquement des courants de sang historiquement constitutifs de la race Selle Français : SF, Ps, AA, TF et autres), dont Diamant de Semilly (SF, par Le Tot de Semilly), de loin le plus représenté, contrebalancent l’omniprésence du sang étranger dans les tableaux par le BLUP de saut d’obstacles (BSO). À nettement moindre échelle, le tout petit stud-book du Cheval de sport anglo-normand (CSAN), qui a obtenu son titre d’organisme de sélection en janvier 2025, peut se réclamer d’un représentant chez les “jeunes” étalons de saut d’obstacles (deuxième tableau, ndlr), grâce à Grabuge (Quick Star x Le Tot de Semilly), propre frère du SF Orient Express*HDC, double vice-champion du monde en 2014 avec Patrice Delaveau. Et si c’est un SFO, Bingo Ste Hermelle (Number One d’Iso) – peu utilisé (deux saillies en 2025) – qui reste leader chez les jeunes, rendant hommage à son naisseur Raymond Lefèvre, disparu en août dernier, c’est un Westphalien, Comme Il Faut (par Cornet Obolensky, BWP), qui conserve la tête des étalons “âgés”, ou plutôt confirmés sur descendance (premier tableau, ndlr), devant Best of Iscla (SF, par Diamant de Semilly), à la génétique recherchée. Lors des approbations du Stud-book Selle Français en décembre dernier à Saint-Lô, deux fils de deux ans de Comme Il Faut ont été agréés, et deux de trois ans ont été labélisés Très prometteurs au testage. Parmi ses fils étalons figurant dans nos classements par le BSO, on note la progression de quatre places par rapport à l’an dernier de Crack d’Aiguilly (ISO 158/2024, deux juments saillies1 en 2025), deuxième du classement des mâles jeunes, la confirmation d’Hitot de Riverland, qui progresse de six places au dix-neuvième rang des “jeunes”, mais aussi le passage de Pégase van’t Ruytershof, qui travaille bien et dont la première grosse génération a eu quatre ans l’an dernier, de la cinquième place des jeunes l’an dernier à la quarante-cinquième des confirmés. Le testage des étalons SF de trois ans a consacré en décembre son fils Melting Meni Charm (mère par Tinka’s Boy, KWPN). ...
Retrouvez
CANDY DE NANTUEL*GFE
en vidéos sur
Retrouvez
toutes nos vidéos
sur