Les petits éleveurs de chevaux de sport ont fait un grand Bond en avant en 2025

Le nouveau prisme utilisé par la rédaction pour dresser un palmarès des éleveurs bouscule quelques élevages importants au profit de plus petits, tels celui de Jean-Luc L’Helgouarc’h, éleveur de Bond JamesBond de Hay, montrant que le rêve de faire naître un crack ne nécessite pas forcément d’avoir un effectif pléthorique. Aux côtés d’amateurs éclairés, plusieurs éleveurs investisseurs émergent également. On retrouve plusieurs constantes, comme le leadership de Pierre Gouyé en complet et la domination de l’élevage Massa en dressage. 



La première donnée invariable, même en changeant de prisme d’observation, est géographique, avec la prépondérance en saut d’obstacles du Grand-Ouest, la Normandie et la Bretagne rivalisant, tandis que les Pays-de-la-Loire, également présents chez les stars du jumping, marquent leur empreinte en complet et en dressage. Ces deux dernières disciplines donnent également une meilleure part aux élevages situés dans la moitié sud, particulièrement le bassin méditerranéen pour le dressage avec, toujours, la forte domination des Azuréens Anne-Sophie et Sylvain Massa, qui affichent cinq produits ayant un IDR supérieur ou égal à 140 en 2025, dont Jibraltar de Massa (IDR 174), deuxième cheval né en France le mieux indicé, devancé par Sertorius de Rima, né chez Marine Ferté (Gard) et Jean-Marie Martin (Mayenne). Aucun cheval né en France concourant en CDI sous couleurs étrangères n’apparaît, alors qu’il conviendrait sans doute d’ajouter plusieurs produits de l’élevage de Sylvain Massa, comme L’Espoir de Massa (CPD, Rubin Royal), Come Back de Massa (Lus, Galopin de La Font), ou Jedaï de Massa (CPD, Don Juan de Hus). Non signalés au système d’information relatif aux équidés (SIRE), ils ne sont malheureusement pas dotés d’indices de performances (lire La méthode choisie, ndlr). Le made in France ne séduit pas beaucoup non plus les dresseurs français: sur les cinquante-sept chevaux indicés à 140 et plus, seuls quatorze sont nés en France, dont deux enregistrés au Selle Français. Xavier Marie (haras de Hus) en compte trois, dont Querida de Hus (IDR 174). Son élevage de Loire-Atlantique, dont le cheptel est désormais dispersé, est également présent en jumping et complet, mais sans véritable locomotive. ...

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