De Lamballe à Tarbes en passant par Les Bréviaires et Lure, des sites équestres au cœur des élections municipales

Indissociables du succès de la filière équine en France, les collectivités territoriales président à la destinée de nombre de structures équestres, notamment dans des villes associées au cheval depuis toujours. À l’aube des élections municipales, prévue les 15 et 22 mars, la vocation d’anciens Haras nationaux, à l’instar de ceux de Lamballe, des Bréviaires et de Tarbes, font l’objet d’interrogations. Dans d’autres communes, les projets équestres comptent parmi les arguments de campagne, comme à Lure, en Haute-Saône.



Représentant 120.400 emplois en France en 2023 selon les observatoires de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), la filière équine participe à l’économie des territoires ruraux, en tant qu’important vecteur d’activités sportives et culturelles. Si nombre d’acteurs privés y sont impliqués, les collectivités territoriales sont indissociables de son fonctionnement et de son succès. Depuis le désengagement des Haras nationaux de l’étalonnage, enclenché en 2009, et la vente de la grande majorité de leur patrimoine bâti, les communes, communautés de communes ou d’agglomérations et autres conseils départementaux ou régionaux ont joué ou jouent un rôle encore plus important dans la destinée des activités équestres de certaines villes traditionnellement associées au cheval. Si des complexes tels que ceux de Saint-Lô ou Hennebont ont trouvé de nouvelles vocations, accompagnés sans hésitation par les collectivités, ce n’est pas le cas partout.Ainsi en va-t-il différemment de l’ancien Haras national de Lamballe, situé près de Saint-Brieuc et actuellement géré par un syndicat mixte impliquant la ville de Lamballe-Armor, l’agglomération Lamballe-Terre-et-Mer, le département des Côtes-d’Armor, ainsi que la région Bretagne. Selon la presse locale, les deux dernières devraient se désengager financièrement, en partie sinon totalement. L’an passé, un rapport de la chambre régionale des comptes a préconisé une révision du modèle économique du Haras. Actuellement, il abrite un musée dédié au peintre local Mathurin Méheut, le siège de la communauté d’agglomération et l’office de tourisme. Quant à la partie du site encore dédiée aux activités équestres, elle héberge notamment les activités de formation d’une Maison familiale et rurale (MFR) proposant un baccalauréat professionnel conduite et gestion de l’entreprise hippique (CGEH). En 2025, elle a également accueilli trente-huit journées de compétition officielle. ...

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