Au haras du Verdon, l’élevage comme une œuvre de patience (1/2)

À Maulévrier, dans le Maine-et-Loire, Isabelle et Olivier Vincenot ont bâti, loin des effets de mode et de la course au volume, un élevage de poneys de sport reconnu pour la qualité de ses produits et la cohérence de ses choix. Si le nom du haras du Verdon est aujourd’hui indissociable du crack Boston du Verdon, multi-champion d’Europe en concours complet, l’histoire raconte avant tout celle d’un engagement sur le temps long, d’une passion partagée et d’une certaine idée de l’élevage, faite de mesure, de patience et de respect de l’animal.



Chez les Vincenot, l’élevage ne s’est jamais imposé comme une évidence immédiate. Il s’est construit progressivement, au fil d’un parcours personnel et professionnel où le cheval a toujours occupé une place centrale, sans jamais devenir une obsession exclusive. “J’ai commencé à monter à l’âge de dix ans”, raconte Olivier Vincenot. “Honnêtement, je ne saurais même pas dire pourquoi. Un voisin avait un cheval, une autre voisine montait, j’aimais les animaux, et cela s’est fait comme ça.” Une histoire profondément ancrée dans le territoire  Originaire de Maulévrier, il n’a jamais quitté ce coin du Maine-et-Loire. Si sa carrière professionnelle s’est développée dans un tout autre univers, celui de la promotion immobilière au sein de l’entreprise familiale, le cheval est resté, en parallèle, un fil rouge constant. Cavalier de club, puis amateur en saut d’obstacles, Olivier a progressé au fil des ans jusqu’à concourir en Amateur sur des hauteurs d’1,30 m, dans une pratique assumée de loisir. “Je n’ai jamais eu l’ambition de devenir professionnel”, confirme-t-il. “Mais j’aimais les concours, l’entraînement du cheval et, surtout, l’idée de pouvoir pratiquer chez moi sans dépendre d’une structure extérieure.” Cette volonté d’autonomie aboutit en 2005 à la création de l’écurie de l’Hébergerie, première étape d’un projet dans lequel l’élevage n’est pas encore d’actualité. À l’origine, il s’agit d’une structure de pension et de valorisation comptant sur un cavalier professionnel associé pour l’achat et la revente de chevaux. “C’était surtout une façon d’avoir mes chevaux à la maison, de continuer à monter et de créer un environnement qui me corresponde”, explique Olivier. ...

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