Père de deux champions de concours complet, Nouma d’Auzay n’est plus
La mort de Nouma d’Auzay a été annoncée ce matin sur les réseaux sociaux. Âgé de vingt-cinq ans, ce fils de Carthago et petit-fils de Quidam de Revel avait réalisé une belle carrière en saut d’obstacles, notamment sous la selle de Franke Sloothaak. Père de plus de trois cents produits, il était notamment celui des champions de concours complet Banzaï du Loir et César de Commarin.
Ce matin, la famille Blanckaert, à la tête de l’élevage d’Auzay, a annoncé la mort de Nouma d’Auzay à l’âge de vingt-cinq ans. D’abord formé par David Lumet puis par Patricia Baronnet, Stephan Lafouge et Hervé Godignon, le bai avait rejoint les écuries du champion du monde Franke Sloothaak à huit ans, en 2009. Cette année-là, le duo avait gagné deux épreuves à 1,50m au CSI 3* de Sandillon et au CSI 4* de Geesteren, mais il s’était aussi classé cinquième du Grand Prix 3* à 1,55m de Dortmund. Les performances de l’étalon lui avaient alors permis d’obtenir le meilleur indice de performance de sa carrière, égal à 160. Après une deuxième saison sous la selle de l’ancien cavalier de Weihaiwej, Nouma d’Auzay était ensuite apparu quelquefois avec Timothée Anciaume puis avec Julien Épaillard, terminant notamment huitième d’une qualificative pour le derby de Hambourg en 2011. Également vu en compagnie d’Amy Graham et Florian Angot, il avait conclu sa carrière avec son étalonnier, Jan-Pierre Fromberger, s’octroyant notamment la douzième place du derby à Hambourg en 2014.
Fils du Holsteiner Carthago et d’Hadvia d’Auzay par Quidam de Revel, Nouma d’Auzay était issu de l’un de ces croisements dont on sait qu’ils fonctionnent: celui des sangs de Capitol I, le père de Carthago, et Jalisco B, le père de Quidam. Malgré ces années passées en Allemagne, c’est bien en France qu’il a connu le plus de succès à l’élevage. Selon la base de données de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE), il a donné naissance à trois cent soixante-trois poulains dans l’Hexagone. Le meilleur d’entre eux est évidemment Banzaï du Loir (SF, mère par Livarot), indicé 165 en 2023 après avoir été sacré champion du monde de concours complet en individuel l’année précédente avec la Britannique Yasmin Ingham. En 2022 également, un autre fils de Nouma d’Auzay, César de Commarin LA (ICC 154, SF, mère par Idéal de la Loge), avait décroché l’or individuel aux Européens Jeunes cavaliers de Hartpury avec la Française Zazie Gardeau. En tout, neuf produits de Nouma d’Auzay ont atteint un indice de performance de 150 ou plus.
“Une page se tourne à l’élevage d’Auzay…Notre cher Nouma nous a quittés hier matin soudainement”, peut-on lire sur la page Facebook des Blanckaert. “Nouma n’était pas seulement un grand compétiteur, il était aussi un étalon hors du commun. Au haras, il a transmis à sa production son galop, sa force, son respect et surtout son incroyable mental. Il laisse derrière lui de nombreux produits performants, parmi lesquels Banzaï du Loir, Tzinga d’Auzay (ICC 152, SF, mère par Masquerader, Ps) ou César de Commarin en concours complet, ou encore Vimae d’Auzay (ISO 151, SF, mère par Cento) en saut d’obstacles, pour ne citer qu’eux. Au-delà de ses performances et de son immense qualité de reproducteur, Nouma laissera le souvenir d’un cheval généreux, charismatique et profondément marquant pour tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer. Merci pour tout, Nouma. Merci au centre de reproduction équin de L'Argos pour ces derniers mois où Nouma a été choyé comme il se doit !”

