Quentin Jabet conserve son titre en finale de la Coupe du monde

Quentin Jabet a été sacré vainqueur de la finale de la Coupe du monde de voltige masculine pour la deuxième fois consécutive, hier à Opglabbeek. Le multimédaillé, qui y concourait sur Fürst Fridolin*HDC, avec lequel il n’avait jamais voltigé en compétition individuelle, et à la longe de Sirine Abousaïd, a réussi à prendre le meilleur sur l’Allemand Jannik Heiland dans le programme libre. Les couleurs germaniques ont brillé chez les femmes, où Alice Layher s’est imposée, tandis que les Suissesses Romy Schiess et Celine Wilde l’ont emporté en Pas-de-Deux.



Sur le papier, prendre part à une finale de la Coupe du monde avec un cheval d'emprunt semble déjà peu aisé…mais la remporter constitue une toute autre prouesse encore. Une prouesse que Quentin Jabet a réalisé pour la deuxième fois d’affilée, hier, à Opglabbeek! Sacré à Bâle l’an passé sur Goldjunge, longé par Jacqueline Schönteich et avec lequel il n’avait jamais concouru auparavant, le Français de vingt-trois ans a cette fois pu compter sur Fürst Fridolin*HDC, mis à disposition du collectif tricolore et guidé par Sirine Abousaïd. “C’était un défi de concourir individuellement sans avoir pu réellement planifier les choses (décidé à laisser son cheval habituel au repos le temps de cette échéance, Quentin Jabet aurait toutefois dû y prendre part avec un autre partenaire encore que Fürst Fridolin, ndlr), mais c’est ce que j’aime!”, a illustré le multimédaillé après sa victoire.



Deuxième du championnat après le programme technique, il a pris le meilleur sur son principal concurrent, l’Allemand Jannik Heiland, en signant le seul Libre évalué à plus de 9 sur 10, obtenant même la moyenne de 9,167. Cela lui a permis de porter son total à 8,804, contre 8,742 pour Jannik Heiland, longé par Las Hansen sur Rey Rubino, et 8,014 pour le Suisse Sven Ris avec Iwan, longé par Stefan Lotzmann. “En cette année de championnats du monde, j’ai souhaité placer la barre haut techniquement, montrer encore plus d’harmonie avec mon cheval et repousser les limites au maximum”, explique Quentin Jabet. “Artistiquement, j’ai souhaité aller là où on ne m’attend pas. Musicalement, avec Romain Bernard, le chorégraphe de l’équipe de France, nous avo&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&&ns choisi le jazz. C’est un processus de création qui est intéressant et enrichissant.”

La compétition a été plus difficile pour l’autre Français au départ, huitième et dernier de sa toute première finale. Quatrième au provisoire avant le Libre, Ruben Delaunay n’a pas réussi à confirmer sa performance hier sur Orlof de Condé, longé par son propriétaire Yannick Kersulec. Le mâle de douze ans a montré plus de tension, obligeant le voltigeur à interrompre un temps sa prestation. Ayant pris le temps de le rassurer, il a conclu par une belle sortie sa première finale Coupe du monde, pour laquelle il avait seulement appris sa qualification il y a quelques jours seulement.



Alice Layher prive sa compatriote de quatrième sacre

Venue à Opglabbeek dans l’espoir de décrocher un quatrième titre consécutif dans la finale féminine, Kathrin Meyer a dû se contenter de la deuxième place, ayant été devancée par sa compatriote germanique Alice Layher. Deuxième des Européens l’an dernier et passée à un rien de la victoire, celle qui avait gagné le CVIO 4* d’Aix-la-Chapelle s’est imposée avec une moyenne de 8,998, contre 8,431 pour Kathrin Meyer. Alice Layher voltigeait sur Candy et à la longe de Daniel Zembrot, tandis que sa principale concurrente était de nouveau associée à Capitain Claus, guidé par Gesa Bührig. Une troisième Allemande a complété le podium en la personne d’Alina Ross, qui a voltigé sur Crashkurs, mené par Andrea Harwardt. Ce trio en a terminé avec une moyenne de 8,253. “C’est vraiment fou de remporter cette victoire”, s’est réjouie Alice Layher. “J’étais vraiment nerveuse, mais tout a plutôt bien fonctionné. J’ai eu le sentiment que ma jument avait vraiment fait du bon travail. Elle n’avait jamais pris part à une telle compétition auparavant et elle a été parfaite.”

En Pas de Deux, où quatre paires étaient engagés, la victoire est revenue aux Suissesses Romy Schiess et Celine Wilde, associées à Patricia Mischol et Royal Lotti. Elles ont conclu la compétition avec un score de 8,18. Seulement troisièmes après le programme technique, elles ont finalement devancé les Allemands Philine Lindhorst et Cjell Aaron Richert, associés à Andrea Lindhorst et Chagall (8,081), mais aussi et surtout les doubles tenants du titre italiens Rebecca Greggio et Davide Zanella, qui ne voltigeaient pas sur Orlandro Tancredi, le partenaire de leurs deux victoires, mais sur Calypso, guidé par Stefanie Eggink (7,473).

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