“J’avais presque oublié le plaisir de concourir loin de la pression de l’équipe nationale”, Carl Hester (1/2)
Considéré par beaucoup comme un exemple, voire un maître pour certains, Carl Hester entend bien continuer à faire briller les yeux de ses admirateurs pour quelque temps encore. En début de saison, le Britannique, dévoué depuis plusieurs décennies à son équipe nationale à travers ses rôles de cavalier et d’entraîneur privé, a retrouvé le plaisir de participer à de grands événements sans la pression du drapeau. Une sensation qu’il avait presque oubliée après près de sept ans sans disputer le moindre concours de niveau 5*, hors championnats. Rencontré au Printemps des sports équestres de Fontainebleau, mi-avril, le jovial natif de l’île anglo-normande de Sercq n’a esquivé aucune question. Il évoque les enseignements qu’il a tirés des scandales ayant éclaboussé son ancienne élève, Charlotte Dujardin, mais aussi la douleur provoquée par la disparition de Valegro et de Uthopia, le cheval de sa vie. Près de trente-quatre ans après sa première participation aux Jeux olympiques, ce grand témoin de l’évolution du dressage livre son regard sur les mutations actuelles de la discipline, tout en se confiant sur les nouvelles orientations qu’il souhaite donner à sa carrière et, plus largement, à sa vie.

