“Pouvoir compter sur Djinn Cécé est une opportunité incroyable pour moi”, Jack Conlon Gateau

Associé depuis seulement trois mois à Djinn Cécé, Jack Conlon Gateau a signé trois parcours sans faute avec lui lors du CSIO Jeunes Cavaliers de Kronenberg, hôte de la finale des Coupes des nations de la catégorie la semaine dernière. Deuxième avec l’équipe de France derrière la Suède, le jeune Tricolore revient sur cette performance, la formation rapide de son nouveau couple et ses ambitions pour sa dernière saison dans la catégorie Jeunes Cavaliers.



Tout sourire, Jack Conlon Gateau aux côtés de Djinn Cece.

Tout sourire, Jack Conlon Gateau aux côtés de Djinn Cece.

© Sportfot

Quel bilan tirez-vous de la finale des Coupes des nations Jeunes Cavaliers de Kronenberg, où votre sans-faute avec Djinn Cécé a contribué à la deuxième place de la France ?

Honnêtement, c’est un très beau résultat. Djinn Cécé n’étant dans mes écuries que depuis trois mois, j’étais déjà très content de pouvoir prendre part à une Coupe des nations avec lui. En plus, il a signé trois parcours sans faute en trois départs lors de ce CSIO! C’était vraiment génial et je ne pouvais pas espérer mieux. Il y avait une excellente ambiance au sein de l’équipe.

Vous avez régulièrement été sélectionné pour les championnats d’Europe Jeunes et il s’agissait de votre deuxième finale des Coupes des nations. En quoi cette compétition diffère-t-elle des championnats continentaux ? Représente-t-elle un objectif aussi important pour vous ?

La différence principale réside dans le format de la compétition. Les résultats des deux premières journées sont cumulés afin de déterminer les six meilleures équipes qualifiées pour la finale. Lors de celle-ci, il n’y a qu’une manche et les compteurs sont remis à zéro, donc n’importe quel collectif peut l’emporter, alors que dans un championnat, la hiérarchie commence généralement à se dessiner plus tôt. Cela étant, cette finale fait partie des grands objectifs de la saison. Décrocher sa place constitue donc une belle récompense et offre un bel objectif de fin de saison.

Vous montez Djinn Cécé depuis trois mois. Le suiviez-vous durant sa carrière avec Arthur Le Vot ? Ressentez-vous une pression supplémentaire en montant un cheval qui a déjà obtenu de bons résultats à haut niveau ?

Non, je ne le suivais pas particulièrement, même si je le connaissais. Arthur a réalisé de très belles choses avec lui (le couple s’est classé quatrième d’un Grand Prix 4* à 1,60m à Gassin en 2025 et cinquième d’une épreuve de même hauteur au CSI 5* de Saint-Tropez en juin 2026, ndlr), et j’aimerais évidemment accomplir de belles performances à mon tour avec Djinn, mais j’essaie surtout de construire mon propre couple avec lui. Je ne ressens donc pas de pression particulière.

Jack Conlon Gateau et Djinn Cece, réunis sous les couleurs françaises.

Jack Conlon Gateau et Djinn Cece, réunis sous les couleurs françaises.

© Sportfot



“J’aimerais beaucoup participer au CHI de Genève”

Le couple que vous formez avec Djinn a fonctionné très rapidement. Comment est-il arrivé sous votre selle et quel a été votre parcours depuis ?

Son propriétaire, Christophe Charnay, est venu me voir à Fontainebleau, en avril, et m’a demandé si je serais intéressé par l’idée de monter Djinn. Il habite à environ une heure de chez moi et nous nous connaissions déjà un peu. Il est venu à la maison visiter mes installations, et le projet s’est concrétisé. Pour moi, pouvoir compter sur un cheval de ce niveau est une opportunité incroyable. 

Nous avons participé à quatre concours ensemble avant de nous élancer à Kronenberg. Au début, je ne l’ai pas engagé dans des épreuves importantes, car je voulais prendre le temps de construire notre couple. Juste avant la finale des Coupes des nations, nous avons participé au Grand National de Mâcon, où nous avons commencé à sauter un peu plus haut. Nous avons terminé troisièmes du Grand Prix Pro 1 à 1,45 m le vendredi, puis j’ai disputé ma première épreuve à 1,50 m avec lui (le couple en a terminé avec huit points, ndlr). À Kronenberg, les choses ont véritablement commencé à se mettre en place. Je comprends de mieux en mieux le cheval et il commence également à mieux me connaître. Cela semble prometteur pour l’avenir.

Quels sont vos objectifs avec Djinn et vos autres montures ?

Avec Djinn, il y a un objectif de commercialisation, mais en fin de saison, j’aimerais pouvoir participer au CSI 2* organisé dans le cadre du CHI Longines d’Equita Lyon. Ce serait une très belle occasion de prendre part à un grand concours indoor. J’aimerais également suivre une partie du circuit des moins de vingt-cinq ans en intérieur, dont beaucoup d’étapes se déroulent en marges d’étapes de la Coupe du monde ou d’autres CSI 5*. J’aimerais beaucoup participer au CHI de Genève, qui serait une magnifique compétition à disputer, même s’il est difficile d’être sélectionné. L’idée est aussi de continuer à suivre le circuit Jeunes Cavaliers, d’autant que la saison prochaine sera ma dernière année dans cette catégorie.

Dans quel système évoluez-vous actuellement ?

Après les championnats d’Europe Juniors de 2024, j’ai passé tout l’hiver chez Cian O’Connor afin de découvrir le fonctionnement d’une véritable structure de haut niveau. J’ai également travaillé dans deux ou trois autres endroits, notamment chez des marchands, ce qui m’a permis d’appréhender différents systèmes. Je suis revenu m’installer chez moi qu’en décembre 2025. Comme je suis seul, j’essaie de conserver un piquet de quatre ou cinq chevaux au maximum. Parmi eux, deux m’appartiennent. J’ai notamment un très bon cheval de sept ans, que j’ai acheté lorsqu’il en avait quatre et qui a participé à la finale de Fontainebleau (Jexica du Parc, ndlr). Le reste de mon piquet est composé de chevaux qui me sont confiés, comme Djinn.



Retrouvez JACK CONLON GATEAU en vidéos sur
Retrouvez DJINN CECE en vidéos sur