Les plus belles histoires derrière les ventes aux enchères (1/2)

Records de prix, révélations de futurs champions et batailles pécuniaires font souvent la renommée des ventes aux enchères. Pourtant, derrière les montants parfois vertigineux de quelques chevaux se cachent aussi des scènes improbables, des rencontres inattendues et des anecdotes amusantes qui ont contribué à rendre certaines adjudications inoubliables. Un achat improvisé entre amis qui mènera aux Jeux olympiques ; une salle en effervescence avec des clients debout sur les tables ; un cheval qui s’échappe de la piste… Autant de souvenirs que racontent, ici, les pionniers des ventes Fences et le créateur d’Extra Horses. Ou quelles ventes ont le plus marqué leur carrière. 



“Le monsieur à lunettes” Les lunettes ne quitteront pas son nez. C’est le signal convenu entre Albert Lamotte, créateur de l’élevage d’Helby, et Bruno Souloumiac, fondateur associé des ventes Fences. Tant que le premier cité les gardera sur son nez, le second pourra continuer d’enchérir en son nom, et ce, sans hésiter. Ce soir-là, au manège de l’espace Rozier à Bois-le-Roi, personne ne sait encore si le pari des ventes Fences sera couronné de succès. En cette soirée du samedi 9 septembre 1989, la jeune maison, créée dans un hôtel à New York lors d’un CSI un an plus tôt, organise sa toute première vente aux enchères. Parmi les lots de chevaux présentés, une pouliche nommée Baby Love Fontaine (SF, Almé x Nykio), propre sœur d’I Love You, lauréat de la finale de la Coupe du monde de Vienne en 1983 avec l’Américain Norman Dello Joio, attire tous les regards. “Elle sortait vraiment de l’ordinaire”, se souvient Bruno Souloumiac. Les enchères s’emballent rapidement, montant à 180 000 francs, mais quelqu’un dans la salle s’oppose aux deux hommes et propose davantage. Les offres fusent jusqu’à 220 000 francs, soit près de 33 000 euros aujourd’hui ; une somme considérable pour l’époque. Le marteau tombe finalement en faveur d’Albert Lamotte qui repart avec la pouliche, et la tension installée finit par retomber sous une salve d’applaudissements. Les premiers spectateurs se hâtent alors de venir féliciter Bruno Souloumiac, tandis que ce dernier les arrête. “Non, non, ce n’est pas moi…”, se remémore-t-il leur avoir répondu en désignant l’acheteur installé à quelques tables de là, “… c’est le monsieur à lunettes !”  ...

CET ARTICLE EST RÉSERVÉ AUX ABONNÉS

Abonnez-vous pour 6,99€ par mois sans engagement
  • Accédez à tous les contenus payants de GRANDPRIX.info en illimité
  • Soutenez une équipe de journalistes passionnés et une rédaction indépendante

Nouveau chez GRANDPRIX ? Créez votre compte GRANDPRIX

Mot de passe perdu ? Réinitialiser mon mot de passe