Qui se cache derrière les selles des grandes maisons ?
Derrière les noms des grandes maisons de sellerie se cachent des femmes et des hommes dont les gestes, le savoir-faire et l’expérience façonnent chaque selle. De sa conception à sa commercialisation, en passant par le choix des matières, sa fabrication ou encore son adaptation au couple cheval-cavalier, sa création mobilise une chaîne de compétences aussi diverses que complémentaires. Des métiers essentiels qui restent pourtant souvent dans l’ombre des marques et de leurs produits. Pour les mettre en lumière, six maisons de sellerie ont accepté de dévoiler l’un des maillons de cette chaîne et, surtout, de donner la parole à celles et ceux qui la font vivre au quotidien.
À l’heure d’une intelligence artificielle bien trop présente dans nos vies et créatrice d’illusion virtuelle, l’artisanat, les compétences techniques humaines et les savoir-faire sont d’autant plus précieux. L’heure est hdonc venue de s’immerger quelques instants au cœur de selleries familières aux équitants et cavaliers et qui, pourtant, demeurent méconnues du grand public dans leur fonctionnement, leur recherche de l’excellence et leur continuelle adaptation à l’équitation, en ayant à cœur de favoriser autant le confort équin qu’humain. Pour y remédier et dévoiler un peu les coulisses de ce savoir-faire spécifique, un artisan sellier, une cheffe de projet, un directeur de bureau d’études, un référent technique ou encore deux directeurs de marque, français ou étrangers, incarnent ici ces grandes maisons du secteur et témoignent de leur parcours et de leur point de vue sur le processus créatif d’une selle.
Titulaire d’un double diplôme en ingénierie et ergonomie du mouvement humain et en ingénierie mécanique, Aurélie Julienne est depuis bientôt cinq ans cheffe de projet en innovation R&D auprès de Forestier Sellier, marque créée par Jean Forestier dans les années 1950. “Mon rôle dans la création d’une selle commence à partir du moment où Barbara Sayous, directrice marque de Forestier Sellier, me décrit un nouveau besoin, qu’il ait été identifié par notre équipe ou issu des remontées de nos cavaliers, experts, etc. Barbara me rédige un plan avec les grandes lignes directrices souhaitées – comme l’adaptation à une discipline, le positionnement du cavalier, etc. – et la position des curseurs sur les avantages du produit : miser davantage sur le confort, la sportivité, la légèreté, etc.”, introduit Aurélie Julienne.
Cavalière passionnée et spécialiste en biomécanique humaine, la cheffe de projet est également experte en ingénierie mécanique, autrement dit en analyse des forces et des pressions subies par un objet. “Mon rôle est de concevoir des produits innovants qui durent, tout en proposant une conception avec des matériaux solides et suffisamment flexibles. Je suis accompagnée par un à plusieurs experts en biomécanique du cheval, dont un expert en selles en lien direct avec la R&D. Nous sommes une dizaine d’intervenants tout au long de la création d’une selle, et je fais le lien entre nous durant l’année ou les deux ans que dure le processus.”
Forestier Sellier officie via une conception 2D par ordinateur pour la préparation des plans des selles et l’optimisation de la coupe des peaux, puis se tourne vers la 3D pour traduire les mesures relevées via la technologie 3D Scan, développée par Voltaire Group, pour redessiner au 0,5 mm près les volumes du dos du cheval. “Les échanges sont très nombreux avec mon binôme, artisan sellier prototypiste. Ensemble, nous traduisons les données physiques récoltées et les ressentis souhaités par les cavaliers pour créer un premier prototype de selle. Ce dernier sera testé par l’un de nos cavaliers partenaires correspondant à la discipline et à la sensibilité de la selle. Plus nous aurons de retours pertinents et plus nos corrections le seront. La selle est un produit très durable comparé aux autres équipements sportifs non équestres, ce qui est un avantage pour le recul d’utilisation et l’économie de matières, mais un désavantage quand il s’agit de coller au plus près des innovations techniques. Il est donc important que nous restions ouverts aux nouveautés, tout en conservant notre savoir-faire traditionnel. Cette recherche d’adéquation entre nos produits actuels et les besoins du monde équestre en évolution constante fait également partie de notre processus créatif, en gardant toujours en tête que nous nous adressons conjointement à des cavaliers professionnels et amateurs”, conclut Aurélie Julienne.
Nicolas Boulland, artisan sellier et fondateur de la marque française GBS Sellier
© DR / GBS Sellier
Expert sellier depuis 2004, Nicolas Boulland fonde la société GBS Sellier en 2012. En parallèle de ses ventes de selles sur mesure et de brideries, la marque propose des “Trésors d’atelier”, des pièces aux légères imperfections (marque sur le cuir, teinte différente, couture légèrement irrégulière, etc.) qui rappellent, au passage, l’importance de l’artisanat dans cette filière. “Sellier-harnacheur est un métier ancien, où les outils et la main de l’artisan créent le produit de A à Z. D’ailleurs, il y a encore peu, je créais et modelais sans aide informatique. Cette année, j’ai souhaité évoluer et j’ai investi dans des machines de coupe numérique et des logiciels de dessin as sisté par ordinateur (DAO). Depuis le mois d’avril, tous mes modèles de selles sont entiè rement numérisés, ce qui m’a permis de m’écarter du recours au patronage (utilisation de gabarits en papier ou carton qui servent de bases et de modèles pour découper les pièces de cuir, de Latex, de mousse, etc., ndlr)”, relate le fondateur de GBS Sellier. “La coupe des machines permet une préci sion et une régularité très fines. Néanmoins, l’œil de l’artisan sellier est toujours mis à profit ! C’est à moi de choisir l’emplacement de la coupe : le cuir de la peau doit être sans défaut et d’une bonne épaisseur. En maroquinerie, des machines repèrent automatiquement les défauts, car elles sont presque toujours face à des cuirs finis, c’est-à-dire lissés, vernis, etc. En sellerie, nous travaillons au contraire sur des cuirs bruts, dits pleine fleur (le cuir pleine fleur correspond à la zone la plus solide et dense de la peau. Il se repère aisément, car il a conservé un aspect naturel avec les pores visibles, de petites ridules, etc. Souple et résistant, ce cuir se patine avec le temps, ndlr). Cela nous laisse d’ailleurs davantage de choix lors de la sélection des peaux, et offre au cavalier une adhérence souvent appréciée.”
La numérisation des modèles de selles permet également plus aisément de modifier les mesures pour les besoins du couple cheval-cavalier. “Afin de choisir la bonne longueur du quartier, des panneaux, ou de l’emplacement des coutures pour un cavalier ou un cheval aux mesures moins standards, par exemple, la numérisation est un véritable atout en termes de facilité et de rapidité. Désormais, l’avenir de la selle me semble vraiment appartenir au support numérique, bien que ce dernier ne soit malheureusement pas accessible à toutes les bourses (les machines de découpe et dessin assistés par ordinateur sont estimées à des dizaines de milliers d’euros, ndlr). Le travail de coupe et le nombre de pièces qui composent une selle sont souvent mal connus du public. Par exemple, nous comptons entre soixante-dix et quatre-vingts pièces pour réaliser une selle, selon les modèles. Pour notre maison, un seul passant d’étrivière comprend cinq pièces, sans compter le travail de couture et de teinture des tranches”, éclaire Nicolas Boulland.
Boris Ladoues, directeur du bureau d’études de la marque française CWD, appartenant à LIM Group.
© DR / LIM Group
Présent dans le milieu de la sellerie depuis 1995, Boris Ladoues a rejoint Laurent Duray, fondateur de CWD et actuel président de LIM Group, dans les années 2000. “En plus de vingt ans, les matériaux ont évolué, à l’instar des raquettes de tennis qui ont troqué le bois pour le composite. Pour nos selles, nous avons cherché davantage de souplesse, un peu moins de poids, etc. Nous avons travaillé cinq ans pour développer un arçon en composite (utilisé pour une selle CWD à partir de 2009, ndlr), puis avons avancé en 2012 l’iconique selle 2Gs Mademoiselle à l’arçon très travaillé”, se remémore-t-il. “Pour développer un arçon, nous écoutons en premier le cavalier, puisque c’est lui qui parle, a priori ! (Rires) Par exemple, nous avons fait appel à des cavaliers professionnels très sensibles pour connaître les différences qu’ils notaient entre notre nouvel arçon et un arçon traditionnel, en bois et métal. Du côté du cheval, nous nous accompagnons de tapis à capteurs de pression pour mesurer les pressions reçues en essais dynamiques. C’est passionnant de chercher comment intégrer un nouveau matériau ; nous sommes dix professionnels dans le bureau d’études LIM Group (composé également de Devoucoux, Butet, Albion et Bruno Delgrange, ndlr). La concurrence de ce secteur nous pousse à innover, et les différents marchés mondiaux nous challengent sur les adaptations propres à chacun. Nous avons toutefois deux limites : le prix final de la selle et la longévité recherchée. La sellerie n’est pas de la maroquinerie ! En équitation, les cuirs et autres pièces subissent énormément de pression : ils doivent pouvoir résister dans le temps et nous ne pouvons pas nous axer sur la finesse absolue que certains cavaliers aimeraient. Ceci dit, nous écoutons toujours les retours du terrain. La SE41, sortie il y a deux ans, correspond, de fait, à un souhait de notre public d’avoir une selle très “close contact” (contact proche), au siège plat et abaissé.”
Boris Ladoues insiste, enfin, sur la nécessité de compter une pluralité de selles pour pouvoir comparer les sensations d’un couple cheval-cavalier. “L’ADN de CWD est de concevoir des selles sportives et efficaces ; un savant mélange entre confort et réactivité. Nous pouvons adapter chaque selle à chaque couple, mais il faut aussi reconnaître quand cela ne va pas, quoi que l’on fasse, et orienter alors le cavalier vers d’autres selles et marques. La clé d’un couple d’athlètes heureux réside dans les essais et les comparaisons entre modèles de selles, y compris auprès d’autres selliers. C’est donc un réel plaisir de voir des cavaliers revenir continuellement aux selles que nous avons conçues, comme s’ils retrouvaient leurs premières amours.”
Charly Palmieri, responsable développement et innovation chez Hermès Sellier et référent technique des ateliers selles au 24 faubourg Saint-Honoré, à Paris.
© Lee Whittaker
Passionné de fauconnerie puis des métiers du cuir dès son enfance, Charly Palmieri intègre en 2012 les ateliers de la maison Hermès Sellier, fondée par Thierry Hermès en 1837. “Une femme membre du jury qui officiait lors de l’épreuve finale de mon bac pro métiers du cuir option maroquinerie m’a abordé pour m’orienter vers la maison Hermès pour mon CAP sellier-harnacheur en apprentissage au Haras national du Pin”, évoque Charly Palmieri, couronné Meilleur ouvrier de France 2019 dans la catégorie sellerie-harnachement. “Voici donc quinze ans que j’officie au sein de la maison Hermès, au plus près des selles. Dans le cadre du développement de nos nouveaux modèles avec nos cavaliers partenaires, j’ai pu constater un net changement dans leurs besoins, tout comme l’évolution de la musculature des chevaux a drastiquement changé au niveau du dos et des trapèzes du garrot, ce qui nous amène à réfléchir à de nombreuses évolutions. Par exemple, pour notre plus récent modèle, la selle Faubourg, le travail a consisté – à la demande de Jérôme Guery, cavalier de saut d’obstacles belge partenaire de la maison depuis 2017 – en l’élaboration d’un siège plus profond afin d’obtenir une assiette encore plus proche du cheval. Pour garantir le double sur-mesure de la selle Hermès, nous nous appuyons également sur nos experts de terrain qui ont développé leur œil et leur expérience au fil des ans dans les prises de mesures du cheval, réalisées parfois à l’aide d’un topographe (Equiscan, venu d’Allemagne, qui permet de relever près d’une centaine de points de mesure et de former, à terme, une image 3D du dos du cheval dans le détail de chaque courbe, angle et asymétrie, ndlr). Une fois les mesures prises, nous réfléchissons au choix de l’arçon, quasi exclusivement en association bois-métal. Hermès collabore avec deux arçonniers historiques avec qui nous optons pour l’essence de bois (hêtre, bouleau, ou autres) selon le résultat escompté. Ensuite, c’est là que la magie opère : quand l’artisan est devant son établi avec les peaux sélectionnées, l’arçon choisi et toutes les mesures du couple cheval-cavalier. En une trentaine d’heures environ, l’artisan fabrique la selle de A à Z. Ce tête-à-tête exclusif avec la selle est une part importante dans le processus de réalisation. Il crée une proximité avec cet objet qui est, finalement, un rêve pour se lier à sa monture. Chaque selle est unique et propre à répondre au besoin d’un couple cheval-cavalier, qu’elle soit une alliée au siège confortable et stabilisateur ou, au contraire, aussi discrète qu’une plume, trait d’union invisible entre les deux corps.”
La selle entièrement montée passe ensuite trois contrôles de qualité : un premier sera effectué par l’artisan en charge de cette dernière, un deuxième sera réalisé par un autre artisan sellier qui en vérifiera la conformité – et en profitera pour la photographier pour archive – et, enfin, un troisième contrôle aura lieu au moment de la livraison, par le client lui-même en présence de son expert selle. “L’expert selle, sur le terrain, complète l’aventure en analysant puis modulant si besoin l’adaptation de la selle pour le couple, au fil des ans. Notre devise est de ne rien nous interdire et d’être toujours ouverts à ce qui fonctionne et ce qui correspond à la demande d’un cavalier. Rien n’est plus beau que le retour d’un client ravi de sa selle et dont la connexion avec sa monture s’est améliorée grâce à notre travail”, conclut Charly Palmieri.
Benjamin Fesquet, directeur de marque de la société de sellerie française Macel, créée en 1968.
© Marie Oriol
Nouvellement directeur de Macel, Benjamin Fesquet est en passe de succéder à son père, Patrick Fesquet, qui fut ouvrier au sein de l’atelier dès 1987 avant d’acquérir la société en 2008 à son fondateur, Philippe Guillot de Suduiraut, qui l’avait lui-même créée en 1968. “Cela fait seize ans que je travaille au sein de l’entreprise Macel, œuvrant sur tous les corps de métier. Je cherche à garder un œil sur les nouveautés de la filière. Il y a deux ans, j’ai pu assister à un stage animé par Eugénie Cottereau, fondatrice d’Ergonomie Équestre (société dédiée à la formation professionnelle en ergonomie équestre, créée en 2017, ndlr), sur un arçon plutôt révolutionnaire, le TreeClix. Cela m’a donné à réfléchir”, rapporte Benjamin Fesquet. Créé il y a presque sept ans par la saddle fitteuse néerlandaise Jolanda van der Leeden, TreeClix est un système d’arçon adaptable en direct via des cales pouvant apporter des ajustements de pattes d’arçon par tranche de 5 mm d’épaisseur. Ce système s’intègre à de nombreuses selles anglaises à arçon bois-métal ou en synthétique, aussi bien lors de leur conception qu’en correctif d’adaptation. “Il a fallu passer le cap de revoir la conception de nos selles avec ce nouveau système. Je me suis formé à ce dernier et j’ai testé son intégration sur plusieurs de nos modèles de selles. Cela nous a pris un an pour valider le tout. J’ai un profil assez créatif, je voulais m’assurer que c’était solide et pertinent pour nos selles ; j’ai testé différents empiècements pour son intégration, j’ai éliminé ceux que je n’aimais pas et conservé celui que je considère comme le meilleur. Auparavant, l’intégration du TreeClix était un service optionnel. Désormais, depuis près de trois mois, il est présent sur nos selles dès leur création, car les retours de nos clients sont tous excellents. Les adaptations sont très rapides : en une heure, et après des essais dynamiques à l’écurie, c’est fait !”
Macel est la seule sellerie française à collaborer à ce jour avec le système TreeClix. “Nous sommes un peu plus d’une dizaine de marques dans le monde à mettre en avant ce système. Peut-être est-ce peu commercial de ma part de dire cela, mais nous devrions être plus ! C’est un système vraiment révolutionnaire, qui aide les chevaux et les selliers. Il est tout à fait possible de valoriser notre artisanat et nos cuirs français (Macel avance un 100 % made in France, ndlr), tout en nous ouvrant aux études scientifiques étrangères et avancées encore peu connues mais dignes de l’être. La pluralité des modèles est, de toute façon, la clé pour l’adaptation des couples cheval-cavalier. Nous avons d’ailleurs misé sur huit formes d’arçons et nous nous adressons à de nombreuses disciplines (obstacle, dressage, cross, mais aussi endurance et équitation à poney). Je suis dans l’attente de ce que nous réservera le futur en termes de matériel et de bien-être animal, mais je reste confiant en notre entreprise et envers nos confrères et consœurs, car nous avons tous à cœur de bien faire”, achève avec optimisme Benjamin Fesquet.
Fondée au nord-est de l’Italie par la famille Rasia-Stocchetti en 1974 et connue sous le nom d’Appaloosa jusqu’en 1992, la sellerie Prestige Italia développe sa marque Prestige vers le haut de gamme dès les années 1990. “En 1977, Prestige a été la première sellerie à concevoir l’arçon en Nylon et fibre de verre, léger mais résistant, résilient et personnalisable : un tournant pour notre entreprise et la filière en général”, relève Andrea Rasia, directeur général de Prestige Italia. Représentant la deuxième génération de l’entreprise familiale, Andrea Rasia est impliqué depuis toujours dans l’entreprise, avec une attention particulière portée à l’industrialisation et à la mécanisation des processus de production.
En 2017, Prestige Italia avance la marque Renaissance, illustrant un lien fort avec l’artisanat français. “Renaissance est née d’une alliance de deux expertises complémentaires, celle d’une sellerie française et la nôtre, italienne ; c’est cet échange entre différents savoir-faire qui confère à Renaissance son caractère unique : l’héritage et la sensibilité de la sellerie française alliés au savoir-faire artisanal italien, à l’expertise technique et à une approche structurée du développement du produit. Aujourd’hui, la conception de nouveaux modèles est pilotée par l’équipe de recherche et développement dédiée de Prestige Italia, qui œuvre conjointement pour les marques Renaissance et Prestige.”
Chez Prestige Italia, le bien-être équin a toujours été présenté comme étant au cœur de la démarche de conception des selles. Cette philosophie est également au centre de la marque Renaissance, où la création de chaque modèle repose sur la relation entre le cheval et le cavalier, ainsi que sur l’importance de leur apporter les conditions idéales pour exprimer tout leur potentiel. “En effet, chaque modèle issu de nos ateliers a été conçu en pensant à une expérience équestre spécifique, en tenant compte de facteurs tels que la position du cavalier, la morphologie et la locomotion du cheval, ainsi que le niveau de contact et de liberté requis. Notre ambition n’est pas seulement de créer différentes selles, mais d’offrir des solutions permettant au couple cheval-cavalier de trouver le juste équilibre. Cette approche reflète les principes fondamentaux de Renaissance : le respect du cheval, l’équilibre, la proximité, la performance et le savoir-faire artisanal. Il en résulte une collection où chaque selle possède sa propre identité et sa propre vocation”, complète Andrea Rasia.
“La création est nécessaire, mais il ne faut pas oublier de prendre du recul, notamment sur l’empreinte carbone. En 2024, nous avons ainsi certifié l’empreinte carbone d’une sélection de nos selles selon la norme internationale ISO 14067 (mesures visant à calculer et réduire l’empreinte carbone des produits tout au long de leur cycle de vie, ndlr) avec, pour objectif, d’étendre cette réduction à l’ensemble de l’entreprise d’ici 2045.”
Andrea Rasia, directeur général de la marque italienne Prestige Italia, fondée en 1974.
© DR / Prestige Italia

