Lamotte-Beuvron a accueilli un séminaire et un forum de la FEI consacré au para-dressage

Du 23 au 26 mai, la Fédération française d’équitation (FFE) a accueilli au Parc équestre fédéral à Lamotte-Beuvron un séminaire pour les classificateurs et un forum de la Fédération équestre internationale (FEI) consacré au para-dressage. Près de vingt-trois nations différentes se sont retrouvées en Sologne afin de réfléchir sur l’évolution de la discipline.



Ce rassemblement, animé par le comité de para-équestre de la FEI, a débuté jeudi 23 et vendredi 24 mai par un séminaire dédié aux classificateurs. Près d’une vingtaine de personnes a pris part à ce cours FEI mené par l’Australienne Sharyn Gregory et ponctué par les interventions de Lynn Lawford, Kerry Sower et Lindsay Sowers.
 
Qu’est qu’un classificateur? Afin de connaître son grade, un athlète paralympique doit rencontrer un classificateur. Celui-ci, issu du monde médical, kinésithérapeute ou physiothérapeute, définit alors la classification fonctionnelle de l’athlète ceci dans un souci d’équité sportive. La formation de davantage de classificateurs est un des chantiers entrepris par la Fédération française d’équitation pour accompagner le para-dressage depuis l’attribution de la délégation de la discipline en 2016. L’objectif est de constituer un réseau national de classificateurs à disposition des cavaliers en situation de handicap qui souhaitent pratiquer en compétition. La FEI a d’ailleurs souligné l’importance de continuer à former les officiels.
 
Le week-end a été consacré au forum FEI sur les sports para-équestres réunissant plus de soixante personnes issues de vingt-trois nations différentes. Tous les acteurs du para-dressage, cavaliers, chefs d’équipe, juges et entraîneurs étaient ainsi réunis dans le but de réfléchir ensemble au développement de la discipline. Fanny Delaval, conseillère technique nationale pour le para-dressage et Philippe Célerier, sélectionneur national, participaient au forum pour la France. Frédéric Bouix, délégué général de la FFE a introduit ces deux jours en soulignant «l’importance qu’occupe cette thématique actuellement à la FFE et la nécessité de sensibiliser et d’éduquer l’ensemble des acteurs du monde équestre aux bienfaits de la médiation animale pour les publics sensibles».
 
Samedi, une démonstration en carrière a été proposée aux participants. Deux cavaliers para français ont joué aux « cobayes » sous les yeux d’un entraîneur, Michel Assouline, d’un membre du Comité para-équestre de la FEI, David Hamer et d’un autre cavalier para, Rodolpho Riskalla, cavalier brésilien de para-dressage, médaillé d’argent aux derniers Jeux équestres mondiaux à Tryon. Ce dernier a également apporté son témoignage sur son sport et les perspectives d’évolution de la discipline. Un état des lieux sur l’avancement des travaux menés par le groupe de travail de dressage à la FEI a été fait par Bettina de Rham, directrice du département dressage, para-dressage, reining et voltige. La FEI souhaite notamment une objectivisation des classifications en s’appuyant davantage sur des mesures scientifiques.  Ces nouveautés devraient voir le jour d’ici 2021. De nombreux thèmes, tels que les aides compensatoires ou l’évaluation de la qualité des chevaux afin de trouver les meilleures associations possibles, ont été abordés.
 
Dimanche, en prévision des Jeux olympiques de Tokyo (JAP) un point a été fait afin de préparer au mieux les athlètes aux conditions climatiques. Le bien-être et la protection ont été au centre des discussions. Dans cette optique, la FEI souhaiterait développer un programme d’entraînement pour tous les niveaux. L’après-midi a été consacré à des tables rondes sur différentes thématiques telles que: Comment adapter les formats de compétitions?; Comment attirer plus de jeunes à la pratique du para-dressage?; Comment développer ce sport dans de nouveaux pays voire développer de nouvelles disciplines para-équestres?
 
Il en est ressorti que des compétitions de niveaux 1* et 2* devraient voir le jour afin de permettre une évolution plus progressive des couples et ainsi faciliter l’accès au haut niveau à plus de cavaliers. 
«Nous avons reçu beaucoup d’informations durant ce séminaire. C’est toujours intéressant de rencontrer tous les acteurs de la discipline et de développer notre réseau. Nous avons pu remonter les interrogations que nous avons à la FEI et montrer aussi ce que nous avons mis en place, notamment les Master Class. Les retours ont été bons alors ça nous encourage», a confié Fanny Delaval.