"La France peut espérer monter sur le podium à Rio", Laurent Bousquet

Ancien cavalier professionnel, sélectionneur de l’équipe de France de concours complet de 2010 à 2013, Laurent Bousquet poursuit aujourd’hui sa carrière dans la formation. Entraîneur privé de plusieurs cavaliers de haut niveau, il s’investit également auprès d’amateurs profitant de son expérience. Témoin privilégié des grands événements marquant l’histoire de sa discipline de prédilection, il dresse le bilan de l’année 2015 et analyse les perspectives de l’équipe de France en vue des Jeux olympiques de Rio.



Grand Prix :Quelles images retiendrezvous de l’année 2015 en concours complet ?
Laurent Bousquet :
 J’en choisirai deux. Il y a d’abord l’arrivée à haut niveau et en équipe de France de nouveaux cavaliers âgés de moins de trente ans : Astier Nicolas, Thomas Carlile, Mathieu Lemoine, Gwendolen Fer… Mêler de solides piliers et des jeunes talentueux est un signe de bonne santé pour une équipe. Et puis, bien sûr, il y la requalification de la France pour les Jeux olympiques de Rio. Tout le monde y tenait, et y être parvenu est une vraie réussite.

G.P.: Les championnats d’Europe ont naturellement été le temps fort de l’année pour les Tricolores. À Blair Castle, l’équipe a non seulement regagné sa qualification olympique, mais aussi décroché la médaille de bronze. Comment analysez-vous cette performance ?
L.B.:
D’abord et évidemment, remporter une médaille dans un championnat reflète toujours une bonne performance, mais je pense que le podium n’était pas l’objectif principal. L’important était la qualification pour Rio. En Écosse, les conditions ont été très rudes, avec des pluies abondantes qui ont rendu le terrain de cross glissant et provoqué des chutes. Lorsque l’équipe de France a été privée de l’un de ses membres (Karim Laghouag et Entebbe de Hus, tombés sur un obstacle qui a été retiré du parcours quelques minutes plus tard, ndlr), le staff fédéral a choisi de donner la priorité à la qualification de l’équipe. Il a été demandé aux deux derniers équipiers (Mathieu Lemoine sur Bart L et Thomas Carlile sur Sirocco du Gers, ndlr) d’assurer, en faisant abstraction de leur résultat individuel. C’était clairement la bonne stratégie, et j’aurais fait le même choix, comme je l’avais fait aux championnats d’Europe de Luhmühlen, en 2011, dans des conditions similaires.

La suite de cet entretien est à lire dans le hors-série de Grand Prix Magazine L'Année Équestre 2016.

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