« Il faut créer une base solide pour l?équipe de France »



Cette fois, c’est signé, Thierry Pomel prend les rênes des Jeunes Cavaliers et des jeunes seniors du saut d’obstacles français. La direction technique de la FFE a réorganisé l’encadrement et changé quelques têtes. Thierry Pomel succède donc à Marcel Delestre. Grand Prix Replay a fait le point avec lui sur ses nouvelles fonctions.


 
 
Grand Prix Replay : Quel sera votre programme de travail ?

 
Thierry Pomel : L’objectif que nous avons est principalement de créer une base solide pour l’équipe de France seniors de saut d’obstacles. Il s’agit de suivre les couples et de les amener vers le haut niveau. Je travaillerai donc avec les Jeunes Cavaliers, ainsi que sur les CSIO 2e ligue et les CSI 3*. L’idée est de revenir un peu à la collaboration qui existait entre Laurent Elias et Gilles Bertran de Balanda, lorsque Kevin Staut et Pénélope Leprevost courraient les CSIO de 2e ligue.

 
Au niveau des Jeunes Cavaliers, il faut créer un groupe, voir quelles sont les forces en présence, notamment en vue des championnats d’Europe, et leur donner de l’expérience. Puis, concernant les CSIO 2e ligue, je pense que l’idée sera de faire concourir un cavalier expérimenté, un Jeune Cavalier et deux couples en évolution.

 
Nous souhaitons former la future équipe de France, élargir notre base de couples, comme en Allemagne, avec dix cavaliers potentiels, au lieu des six/sept actuellement.

 
Grand Prix Replay : Olivier Bost s’occupera des poneys et des Juniors, et vous des Jeunes Cavaliers et jeunes seniors, que pensez-vous de ce découpage ?

 
Thierry Pomel : Je pense que la dissociation est à faire entre les Juniors et les Jeunes Cavaliers. Les poneys, Children et Jeunes Cavaliers sont une grande pépinière ; de là émergent quelques bons cavaliers qui pourront évoluer vers le haut niveau. Les Jeunes Cavaliers sont davantage professionnels, et davantage portés vers la compétition. Il y a plus de continuité entre les poneys et les Juniors, qu’entre les Juniors et les Jeunes cavaliers, je pense.

 
Grand Prix Replay : Qu’en est-il de votre future collaboration avec Laurent Elias ?

 
Thierry Pomel : Laurent est un ami de longue date. On s’est toujours très bien entendus, il y a de bons atomes entre nous. Nous avons la même vision du sport et donc la communication sera facile. Nous travaillerons ensemble sur les cavaliers, échangerons nos avis. Je suivrai les couples dans leur évolution vers l’équipe première de Laurent.

 
Grand Prix Replay : Vous succédez donc à Marcel Delestre, qui a passé dix ans à la tête des jeunes, est-ce une pression sur vos épaules ?

 
Thierry Pomel : Absolument pas. Marcel a parfaitement rempli son rôle. Mais nul n’est éternel, on apporte chacun notre pierre à l’édifice. Pour moi, c’est le sport, la compétition, les chevaux, les cavaliers qui comptent. Je ne m’intéresse pas aux luttes de paroisse. Cela dit, je me suis toujours bien entendu avec Marcel Delestre et nous continuerons je pense à échanger puisqu’il entraîne plusieurs cavaliers.

 
Grand Prix Replay : Quel est votre planning ?

 
Thierry Pomel : Nous allons d’abord faire une réunion de travail pour accorder nos violons avec Laurent Elias, Henk Nooren et le DTN. Puis j’essaierai d’effectuer un premier regroupement assez rapidement avec 12/20 cavaliers. Par ailleurs, je rencontrerai les cavaliers qui sont entre les Jeunes Cavaliers et l’équipe de France. Il faut donner un guide à ces cavaliers là, voir avec eux leur programme de travail. Les grandes échéances de l’année seront les championnats de France et les championnats d’Europe. Certains de ces jeunes cavaliers seront peut-être amenés à rejoindre l’équipe première. Concernant la catégorie des Jeunes Cavaliers, il y aura les championnats d’Europe à Comporta, mi-juillet, c’est une échéance qui va vite arriver, d’autant plus que trois des cavaliers qui ont fait les derniers championnats ont quitté la catégorie. Avec le DTN, nous allons vite établir une liste de cavaliers potentiels.

 
 
 
Propos recueillis par ACL.