“Je défendrai toujours le concours complet, parce qu’il mérite qu’on se batte pour lui“, Gwendolen Fer (partie 2)

Contrairement à la plupart des grands cavaliers français de concours complet, Gwendolen Fer, victime d’une fracture de l’épaule début février, n’a même pas pu reprendre la compétition avant le confinement de la France, mi-mars. Depuis, l’écurie des Houarn - mot signifiant fer en breton, clin d’oeil aux origines de la championne - vit en vase clos avec son personnel et ses chevaux, en attendant le retour des propriétaires, puis le redémarrage des concours. Pour la jeune trentenaire, installée à Saint-Léon, à trente kilomètres au sud-est de Toulouse, en Haute-Garonne, cette période prolonge en quelque sorte la trêve hivernale habituelle de sa discipline. Face à une conjoncture incertaine et au report d’un an des Jeux olympiques de Tokyo, dont elle avait fait son objectif de l’année, la lauréate de l’édition 2017 du CCI 5*-L de Pau ne baisse pas les bras. Et à bien y regarder, la crise liée à la pandémie de Covid-19 ne peut que l’encourager à persévérer dans sa démarche respectueuse des chevaux, de l’environnement et du monde qui l’entoure



© Pauline Chevalier

Depuis Leria du Ter (SF, Véloce de Favi, AA x Tamersale, Ps), en 2006, vous n’avez plus participé au Mondial du Lion-d’Angers. Les jeunes chevaux sont-ils moins présents dans votre système ? Ou bien ne visez-vous pas les championnats ? 

Pour Le Lion, ce n’est pas tout à fait exact, car j’avais participé au Mondial des sept ans en 2012 avec Romantic. Hélas, cette édition avait dû être annulée après le dressage en raison d’inondations. En 2019, Câline était qualifiée, mais j’ai dit à Jean-Pierre Briand qu’il valait mieux ne pas l’engager, car cela arrivait un peu trop vite dans sa progression. Les autres années, soit j’ai vendu mes chevaux avant, soit je n’avais pas assez de jeunes dans mes écuries. En ce moment, je n’en manque pas. Sur les dix-sept chevaux que j’ai au travail, quatre ont sept ans, dont trois que j’ai ré- cupérés cet hiver : Défi du Bois Grand (AA, Popayann x Gral des Vernières), un mâle qui m’a été confié pour être vendu, Qualytsia Dream (Z, Quality Bois Margot x Désir Champeix), que j’ai récupéré parce que sa cavalière, Margaux Lambert Folliot, a cessé de monter, et Dublin Bolchet (AA, Tilippe Le Bel x Volchebnik, Ps), le cheval de notre meilleur ami, Fabien Desclaux, qui nous a permis à Maxime et moi de nous rencontrer et qui a, lui aussi, arrêté l’équitation. Cet hiver, j’ai emmené Dublin au stage de Saumur, où Serge Cornut et Thierry Pomel (entraîneur national adjoint au saut d’obstacles, ndlr) l’ont beaucoup apprécié. Qui sait, c’est peut-être mon cheval pour les Jeux de Paris 2024 ! Et pour compléter ce quatuor, il y a Damoisèle de Balière (SF, Ulixe x Sorcier du Lys), qui m’appartient et que je connais un peu mieux. Elle n’a pas beaucoup couru l’an passé, mais c’est une chouette petite jument. Sur ces quatre, j’espère en qualifier au moins un pour Le Lion ! Pour le reste, je n’ai pas de chevaux de six ans mais j’en ai quatre de cinq ans et deux de quatre ans, donc je ne manque pas de boulot ! En général, je fais l’impasse sur la Grande Semaine de Pompadour pour ceux de quatre ans qui, soit sont vendus avant, soit repartent au pré pour terminer leur croissance. 

Quelle place occupe le commerce dans votre système ? 

J’essaie de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier, donc de développer plusieurs activités. En fonction de la conjoncture, l’une peut prendre un peu le pas sur l’autre. De fait, j’avais un peu délaissé le commerce pendant quelque temps, et là, j’ai déjà vendu trois chevaux depuis le début de l’année. Je reçois pas mal de demandes, aussi bien de la part d’amateurs du Sud-Ouest que de professionnels, y compris à l’étranger. J’ai déjà vendu des chevaux en Espagne, par exemple. J’essaie de travailler en bonne intelligence avec des éleveurs, dont Coralie Cassot, de l’élevage du Défi (situé à Goujounac, dans le Lot), avec laquelle je collabore depuis pas mal d’années. D’ailleurs, nous cherchons à syndiquer Farandole du Défi (AA, Upsilon x Dounba, Ps), une jument de cinq ans, parce que nous la trouvons vraiment chouette et aimerions vraiment pouvoir la garder. 

Comment s’organisent vos semaines entre vos chevaux et la section sport-études des Houarn ? 

Celle-ci occupe une place très importante dans mon emploi du temps. J’essaie de ne pas prendre plus de cinq élèves par an parce que je veux pouvoir travailler de façon individualisée et que nous devons gérer leurs allers et retours au lycée. Mon but est de leur offrir un cadre de progression que je n’ai pas trouvé dans la région quand j’avais leur âge. Félicia Husson m’aide beaucoup, à la maison comme en concours quand je ne peux pas y coacher les élèves moi-même. Nous travaillons très bien ensemble. Ce n’est pas facile tous les jours, mais au-delà de la contribution à la rentabilité de ma structure, c’est franchement enrichissant et cela me procure de belles satisfactions. Je pense notamment à Jeanne Pégot Ogier, vingt et un ans, que j’ai vue débuter en Amateur 3 et qui a disputé les championnats d’Europe Jeunes Cavaliers l’an passé (elle avait malheureusement été éliminée lors du cross avec Rubis des Islots, SF, L’Arc de Triomphe x Quat’Sous, ndlr). Après avoir suivi le cursus du sport-études, elle a poursuivi ses études à Toulouse et laissé son cheval en pension chez nous. J’aimerais pouvoir accueillir de plus jeunes élèves, mais il n’y a pas d’internat au collège le plus proche et je n’ai pas encore trouvé de solution pour l’instant. Si j’avais pu le faire pour Jeanne, je pense qu’elle aurait pu être sélectionnée aux championnats d’Europe Juniors.

Vous avez participé à deux reprises aux championnats d’Europe Longines : à titre individuel avec Romantic en 2015 à Blair Castle, où vous avez terminé trente-sixième, puis en équipe de France avec Traumprinz en 2017 à Strzegom, où vous avez été éliminée lors du cross. Que gardez-vous de ces expériences ? 

De l’expérience, justement. Ces grands rendez-vous font mûrir un cavalier sur plein d’aspects. Naturellement, j’ai à cœur de faire mieux la prochaine fois que je serai sélectionnée pour un grand rendez-vous. Les Européens de 2017 ne sont pas rangés parmi mes meilleurs souvenirs, au regard de mon résultat et de ce qui s’est passé, mais j’ai appris des choses. Avant mon départ pour le cross, Thierry Touzaint m’a encouragée à jouer ma carte individuelle, puisque l’équipe avait déjà été éliminée. Malheureusement, j’ai pris trop de risques et en ai payé les conséquences. C’est une erreur que je ne reproduirai pas en pareille occasion. 

En quoi votre victoire au CCI 5*-L de Pau, en 2017, a-t-elle changé votre vie ? 

Entre mon élimination à Strzegom et ma victoire à Pau, on le voit bien, le sport nous fait souvent vivre des montagnes russes sur le plan émotionnel. J’avais engagé Romantic à Pau avec l’objectif de réussir un bon résultat, mais de là à gagner ! Ce fut une expérience magique, avec des souvenirs qui sont gravés dans ma mémoire pour toujours, et enrichissante, elle aussi, en termes de maturité. Il y avait beaucoup de pression. Grâce à l’aide de Max, c’est un élément que j’ai appris à bien gérer. Plus jeune, je me disais que les Jeux olympiques au bout du monde me faisaient plus rêver qu’en France. Depuis cette victoire à Pau, j’ai compris la joie intense que peut procurer une grande performance à domicile. Je m’étais sentie portée par le public tout au long du cross. Je n’ai pas assisté aux JEM de Normandie 2014, au Pin-au-Haras et à Caen, mais Pau était un magnifique avant-goût, alors maintenant je rêve des JO de Paris 2024. Sur un autre plan, cela a bien aidé mon frère Grégory (directeur exécutif au sein de l’antenne parisienne de la banque américaine Morgan Stanley, ndlr), qui gère ma communication et mes partenariats. Globalement, les bons résultats font du bien à tout mon entourage.

Ces dernières années, depuis l’attribution du coefficient 1 aux pénalités issues du score de dressage, le concours complet s’est plutôt rééquilibré en faveur du cross et du saut d’obstacles. Cela vous semble-t-il positif ? 

Oui, même si j’aime les trois tests, je trouve bien de redonner de la valeur au cross. Désormais, je dirais que les fautes à l’hippique nous coûtent peut-être un peu trop cher, mais en tout cas nous ne sommes plus dans des concours de dressage, ce qui redynamise notre sport. En termes de sélection des chevaux, cela nous encourage à favoriser les très bons sauteurs qui ont du sang et qui savent se déplacer. Et compte tenu de cette dernière évolution, la qualité de saut est devenue encore plus primordiale.



"Même si les chiffres s’améliorent, je refuse de considérer ces accidents comme une fatalité"

© Jérémy Durand

Élevez-vous des chevaux vous-même ? En 2018, vous avez fait naître Iria F (AA), une fille de Cestuy là de l’Esques et de Leria du Ter, votre ancienne jument de cœur, qui a aussi donné des produits à votre frère et à Pascal Leroy...

Leria vit désormais chez Pascal Leroy, à Blain, en Loire-Atlantique. Comme elle ne parvenait pas à porter ses poulains, j’avais fini par me faire à l’idée que je n’en aurais pas. À l’occasion d’un convoi commun que nous avions organisé pour nous rendre à Badminton, en 2011, j’avais échangé à ce sujet avec Pascal et Marion Faury (sa compagne, ndlr). Celle-ci m’avait dit que je ne pouvais me résoudre à cela, et elle avait bien raison. Comme eux habitent juste à côté du haras de Hus, qui pratique les transferts d’embryons, nous avons décidé de la leur confier et de nous partager sa production. Pour avoir évolué quatre ans chez Pascal lorsqu’il était installé dans le Tarn, je sais à quel point Marion et lui s’occupent bien des chevaux. De plus, les poulains profitent d’une herbe de très grande qualité, ce qui est idéal pour leur croissance. Évidemment, il me tarde de pouvoir les monter ! Celle de mon frère, Ileria de la Plano (AAC, Upsilon) et la mienne sont nées en 2018. Et la toute première, Hibiki du Léou (SF, Entebbe de Hus), née en 2017 pour le compte de Pascal, a été offerte à Karim Laghouag. Si tout va bien, ils devraient débuter les concours l’an prochain ! Pour autant, je ne suis pas une éleveuse. Même si je cherche à agrandir mon exploitation, je n’ai pas assez d’espace pour cela, et il me semble que c’est un autre métier, que je ne serais pas capable d’exercer aujourd’hui. 

La saison dernière a malheureusement été endeuillée par le décès tragique de Thaïs Méheust au Pin et le grave accident de Thibault Fournier à Pompadour. Début mars encore, une cavalière est décédée lors d’un cross aux États-Unis. Même s’ils sont statistiquement de moins en moins fréquents, ces drames semblent paradoxalement de plus en plus durs à accepter...

Je partage cette impression, qui est sûrement accentuée par les réseaux sociaux, où l’information circule excessivement vite... Même si les chiffres s’améliorent, je refuse de considérer ces accidents comme une fatalité. J’ai participé aux dernières réunions organisées par la Fédération française d’équitation au sujet de la sécurité. Il faut sans cesse chercher des solutions, notamment en analysant tous les accidents, et lancer de nouveaux axes de travail pour rendre notre sport plus sûr sans le dénaturer. J’ai le sentiment que nous y travaillons de façon solidaire. Parfois, il m’est vraiment très difficile de lire et de laisser dire certaines choses sur les réseaux sociaux sans réagir. Nous, cavaliers, connaissons les risques que nous encourons et aimons ce sport magique ainsi que l’adrénaline qu’il nous procure. Nous prenons très grand soin de nos chevaux. De fait, le complet est l’une des disciplines où les cavaliers vivent au plus près d’eux et les connaissent le mieux. Aussi, ils pratiquent ce sport avec nous parce qu’ils l’aiment, sinon ils ne le feraient pas. Je défendrai toujours le concours complet, parce qu’il mérite qu’on se batte pour lui.

Quels messages transmettez-vous aux jeunes que vous suivez et à leurs parents ? 

La saison dernière, j’ai beaucoup discuté de tout cela avec mes élèves. Pas un n’a décidé d’arrêter. Je pense que chacun prend la mesure des risques et sait faire la part des choses. D’abord, il faut maîtriser la technique ; et ensuite, connaître son cheval et apprendre à se jauger soi-même. En tant qu’encadrant, il m’appartient de déterminer les bons objectifs pour chaque élève. En cas de désaccord, je conserve le dernier mot, ce qui me semble indispensable dans un esprit de responsabilité. Sinon, je préférerais interrompre la collaboration. Ce peut être une difficulté pour les entraîneurs ou coaches, qui font parfois face à des jeunes ou des parents pressés d’accéder à un niveau supérieur, mais il faut apprendre à s’imposer et toujours tenir un discours de vérité. Quand un élève commence à ressentir une peur de tomber et de se faire mal, je lui conseille d’arrêter un moment, avant d’y revenir lorsque ce sentiment passe et que la motivation revient. De même, lorsqu’un cavalier en ressent le besoin, après une chute par exemple, Maxime peut l’aider à dépasser son éventuelle appréhension. Il en va d’ailleurs de même pour les parents (Maxime Châtaignier, qui collabore régulièrement avec la FFE, intervient aussi auprès d’eux, ndlr)

Outre l’équitation, qu’est-ce qui vous plaît ? 

Malheureusement, je n’ai guère de temps à consacrer à autre chose. Maxime et moi allons un peu au cinéma, au restaurant et dans un salon de thé que nous aimons bien à Toulouse. Il s’est aussi offert un vieux Land Rover de 1975 que nous n’utilisons que pour partir pique-niquer. De temps en temps, il en profite donc pour m’extirper des écuries, ce qui est toujours très agréable ! J’adore aussi faire les magasins, surtout pour les fringues, mais je n’ai pas assez de temps à y consacrer... D’une manière générale, j’ai du mal à vraiment déconnecter de mon travail, sauf peut-être pour m’offrir une grasse matinée.



"Je trouve bien que certaines victimes trouvent le courage de prendre la parole“

Songez-vous à devenir maman ? 

Oui, j’y pense. J’ai fêté mes trente-quatre ans en février (le 2, ndlr), et mon horloge biologique tourne ! Je n’imagine pas ma vie sans enfant et je pense que Max a aussi envie d’être papa. Reste à trouver le bon moment, ce qui n’est jamais simple. Nous verrons cela après les Jeux olympiques. D’autres cavalières, comme la Néo-Zélandaise Jonelle Price ou la Belge Lara de Liedekerke-Meier, réussissent parfaitement à mener de front maternité et carrière sportive. Elles ont même réussi à reprendre très vite après leur accouchement. Certains me voient comme une utopiste, mais j’aimerais pouvoir le vivre de cette manière. 

Cet hiver, les révélations se sont accumulées au sujet d’agressions sexuelles commises dans le monde sportif, y compris celui de l’équitation, à l’encontre de femmes et parfois d’hommes, souvent mineurs. Celles-ci vous ont-elles surprise ? 

Non, pas du tout. Depuis le temps que je vis dans cet univers, j’ai vu pas mal de choses se passer et je trouve bien que certaines victimes trouvent le courage de prendre la parole. De mon côté, je n’ai rien à signaler : j’ai sûrement eu beaucoup de chance, mais je n’ai pas été victime de tels agissements, ni même ressenti de sexisme. Tous les sports et plus généralement tous les milieux sont concernés. Quand on est enfant, on a tendance à aduler la personne qui nous entraîne, nous transmet ses connaissances et nous montre la marche à suivre. Il appartient à cette personne de se tenir à la bonne distance dans son comportement et de faire attention à ses gestes. Pour autant, je ne crois pas qu’il faille proscrire tout contact physique. Par exemple, il m’est déjà arrivé de prendre un élève dans mes bras parce qu’il était tombé ou qu’il venait de remporter une victoire. Un homme peut avoir les mêmes gestes sans qu’il n’y ait aucune arrière-pensée. En tout cas, il est très positif de parler de tout cela. 

D’une manière générale, quel regard portez-vous sur le monde qui vous entoure ? 

Je m’informe beaucoup, même si j’ai tendance à m’endormir devant la télévision quand je la regarde le soir ! Les réseaux sociaux sont un bon outil aussi, mais beaucoup de choses qui y circulent m’agacent. À mon niveau, j’essaie de contribuer à des causes qui me tiennent à cœur. Par exemple, je suis en train de me rapprocher de l’association Galop pour la vie, qui vient en aide aux équidés maltraités. Là non plus, il ne faut pas tomber dans les excès : la très grande majorité des cavaliers et propriétaires aiment leurs chevaux et en prennent grand soin, mais on ne doit plus tolérer certaines attitudes de quelques-uns. Aux écuries, nous essayons de nous inscrire autant que possible dans une démarche de développement durable et de respect de l’environnement. D’abord, nous récupérons les eaux de pluie et, en été, nous n’utilisons que la moitié de notre grande carrière pour ne pas avoir à trop arroser. Nous sensibilisons au maximum nos propriétaires là-dessus. Nous envisageons aussi d’installer des panneaux photovoltaïques et de petites éoliennes pour tendre vers une autosuffisance en électricité. Nous devons encore nous assurer que cela ne créera pas de champs magnétiques qui pourraient avoir des effets néfastes sur les chevaux. Enfin, notre fumier est récupéré par un agriculteur cultivant en bio. Il n’est pas question d’arrêter de vivre ou de ne plus transporter des chevaux en camion, mais de faire au mieux pour limiter notre empreinte carbone. 

Après la crise sanitaire et économique que traverse le monde, tout pourra-t-il redevenir comme avant ? 

Certaines choses vont certainement changer. Outre la protection de l’environnement, cela concernera peut-être nos habitudes de consommation, avec un accent plus fort à la proximité. Pour ma part, j’essayais déjà de consommer plus local avant, en me tournant notamment vers les fermes des alentours, qui travaillent à échelle humaine, proposent de bons produits et aménagent parfois de petites boutiques pour les vendre. J’espère aussi que perdurera l’entraide née dans cette situation exceptionnelle. Par exemple, ma voisine, qui a également une écurie mais aussi des poules, m’apporte régulièrement des œufs frais. Ce sont des petites choses, mais elles ont du sens à mes yeux.

Cet entretien est paru dans le magazine GRANDPRIX n°116 du mois de mai.

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