Kapitol d'Argonne, le colosse de la Meuse

Ancien grand gagnant international, pilier de l’équipe d’Italie avec Emilio Bicocchi jusqu’en 2011, Kapitol d’Argonne impressionnait par ses moyens phénoménaux, son énorme amplitude et son mental de guerrier. Mis à la reproduction après sa carrière sportive, ce Selle Français Originel présente une production encore jeune, mais sa première génération, âgée de sept ans, a été très remarquée l’an passée.



© Collection privée

En piste, Kapitol d’Argonne ne pouvait laisser personne indifférent. Formant un couple phare de l’équipe italienne de saut d’obstacles avec Emilio Bicocchi dans les années 2000, ce grand alezan brûlé d’1,76 m était bien connu pour ses sauts démesurés. Il n’était pas rare non plus de le voir enlever facilement des foulées dans les lignes, voire de n’en placer qu’une dans un double prévu pour deux, tant son amplitude était immense ! Ce phénomène a vu le jour chez Pascal et Sylvie Trassart, à Varennes-en-Argonne. Située à une trentaine de kilomètres à l’est de Verdun et non loin des frontières belge et luxembourgeoise, cette petite commune de la Meuse est connue pour avoir été le théâtre de l’un des événements les plus marquants de l’histoire de France. C’est en effet à cet endroit que le roi Louis XVI et MarieAntoinette furent arrêtés en 1791 après avoir tenté de s’évader du palais des Tuileries où ils étaient assignés à résidence. Cet épisode est resté dans l’histoire sous le nom de “fuite à Varennes“. Originaire de ce village historique, où son père élevait des brebis, Pascal Trassart n’est pas issu du monde équestre, mais s’est tourné vers l’élevage dans les années 1980. 

Intéressé par les chevaux, il a récupéré une jument Pur-sang nommée Queen Sound (King Sound x Calicot) chez Jean-Claude Obellianne, éleveur pour lequel il travaillait alors. Cette première jument lui a donné Unidor d’Argonne (SF, Nidor Platière), indicé 145 en saut d’obstacles avec le Nordiste Xavier Descamps avant d’être exporté en Espagne où il a évolué au plus haut niveau. Queen Sound est également à l’origine de plusieurs bons chevaux de concours complet, dont Qado d’Argonne (ICC 140, SF, Damiro B x Nidor Platière) ou Manon d’Argonne (ICC 142, SF, Émir Platière x Boniface, Ps). Parti en Île-de-France pour intégrer la Garde républicaine, Pascal Trassart élevait chez son père, où les chevaux ont progressivement remplacé les moutons. Après vingt-deux ans de service, Pascal est revenu s’installer à Varennes, où il y a développé l’élevage de façon plus professionnelle avec son épouse, Sylvie, également passionnée d’élevage et qui a notamment fait naître Faust de Raon (ISO 136, SF, Hidalgo de Riou x Diaghilev), vendu à la Brésilienne Karina Johannpeter avec laquelle il a couru sur les plus belles pistes du monde.

Au tout début des années 1990, Pascal Trassart a fait l’acquisition de Dame Vannetaise (SF, Galoubet A x Fair Play III), la future mère de Kapitol d’Argonne. "Je cherchais depuis longtemps deux poulinières issues de Galoubet A et Laudanum, deux étalons que j’aimais beaucoup, et de bonnes lignées maternelles“, raconte le Lorrain. “J’avais repéré une annonce pour Dame Vannetaise et j’ai fait l’aller-retour en train pour aller la voir chez son naisseur Marcel Roux, à Vannes, en Bretagne. Il y avait plusieurs clients intéressés par la pouliche, mais j’ai vite sympathisé avec Marcel Roux. Il m’a dit qu’il sentait que je voulais faire de belles choses en élevage et me l’a vendue. Je l’ai récupérée au sevrage. En liberté, Dame Vannetaise sautait de façon incroyable ! Didier Domerg, directeur du Haras national de Rosières-auxSalines à l’époque, m’avait dit que c’était un crime de ne pas engager cette jument en concours, mais j’avais fait le choix de la vouer directement à l’élevage malgré son énorme potentiel, car je voulais avoir des filles d’elle assez vite. La première que j’ai eue fut Impériale d’Argonne (SF, Trésor de Cheux), qui a obtenu la mention Excellent à quatre ans. Elle était belle mais avait le dos carpé, alors je ne l’ai pas gardée à l’élevage. Ensuite, il y a eu Julior d’Argonne (SF, Ulior des Isles), qui a été vendu à un amateur, puis est arrivé Kapitol“, conclut l’éleveur, qui a ensuite trouvé une fille de Laudanum, Arizona de Cadence (SF, mère par Ibrahim), pour compléter son élevage. Cette dernière est d’ailleurs la grand-mère de Varennes d’Argonne (ISO 142, L’Arc de Triomphe x Apache d’Adriers), victorieuse de la Grande Chasse du dernier CSI 5* de Genève avec le Suisse Werner Muff.



UNE SOUCHE QUI A FAIT LE BONHEUR DE ROOSAKKER

Ici aux Jeux équestres mondiaux de Lexington en 2010, Kapitol d’Argonne a vécu une superbe carrière avec l’Italien Emilio Bicocchi.

© Scoopdyga

Avec Dame Vannetaise, Pascal Trassart avait fait un choix judicieux. Cette alezane, qui avait pour grand-mère Sirène, fille de l’excellent Pur-sang Rantzau, présentait des origines très intéressantes avec une lignée maternelle imprégnée de sang et riche en très grands gagnants à chaque génération. Cette souche s’est développée à partir d’une Demi-sang nommée Plaisante, née en 1939 et fille de l’Arabe Wagram II. Elle a eu deux filles, toutes deux issues d’étalons Trotteurs, qui ont laissé une très grande trace dans l’élevage. Amande (Ds, Dumbea, TF) a donné quelques bons descendants en France, comme Tahiti de la Cour (ISO 150, SF, Kapoc), Kidonc de Laume (ISO 151, SF, Vas Y Donc Longane x Jasmin) ou Farceur Joyeux (ISO 166, SF, Au Veneur Joyeux x Iveday), mais elle a surtout très bien tracé en Belgique, via sa petite-fille Fille d’Avril (BWP, Rantzau, Ps x Fulminant), exportée outre-Quiévrain dans les années 1970. Celle-ci a notamment fait le bonheur de l’élevage de Roosakker où sont nés d’excellents descendants ayant évolué au plus haut niveau, tels Usha van’t Roosakker (BWP, Chin Chin x Major de la Cour) avec le Japonais Eiken Sato, Babbe van’t Roosakker (ISO 159, BWP, Kannan x Chin Chin) avec Michel Hécart puis l’Américaine Cara Raether, Erco van’t Roosakker (BWP, Darco x Kannan) avec l’Allemand Daniel Deusser et l’Italien Lorenzo de Luca, Electra van’t Roosakker (BWP, Carthago x Darco) avec le Belge Jos Lansink, Equador van’t Roosakker (BWP, Nabab de Rêve x Chin Chin) avec Frédéric David, et la crackissime Cella (exCentoia van’t Roosakker, BWP, Cento x Chin Chin), médaillée d’or par équipes et d’argent en individuel des championnats d’Europe d’Herning avec le Britannique Ben Maher. 

Gazelle (Ds, Roscof B, TF), l’autre fille de Plaisante, est la cinquième mère de Kapitol d’Argonne. Elle a notamment engendré Cab du Logis (ICC 153, SF, Rantzau, Ps) et de très bonnes poulinières, desquelles descendent de grands gagnants comme Opal du Golfe (ISO 159, SF, Elf d’Or x Kiss Me D’Fontaine), Kiva du Logis (ISO 162, SF, Estafette x Quolibet II), Ondine du Logis (ISO 162, Hurlevent de Breka x Super de Bourrière), Tirelire du Logis (ISO 163, Kiss Me d’Fontaine x Fair Play III) ou Lude du Châtelier (ISO 170, Fair Play III x Kalabaka, Ps). La troisième mère de Kapitol, Sirène (ICC 130, SF, Rantzau, Ps x Fulminant), “une petite jument bouillonnante et pleine de sang, qui a bien gagné en concours complet“, selon Pascal Trassart, est également la grand-mère de Caluma de Rhuys (ISO 172, SF, Galoubet A x Tigre Rouge), excellente compétitrice internationale avec Jean-Marc Nicolas. 

Lady de Rhuys (SF, Fair Play III x Rantzau, Ps), grand-mère de Kapitol, s’est aussi illustrée en compétition, obtenant un ISO 125. Elle est une fille du très bon Fair Play III, lui-même fils de Quastor (SF, Ibrahim x Jus de Pomme) et de Ma Pomme (Furioso, Ps x Barnum), propre sœur de Pomone B, sacrée championne du monde en 1966 avec le légendaire Pierre Jonquères d’Oriola. Décédé du tétanos à seulement neuf ans, après seulement cinq saisons de monte, Fair Play III a cependant laissé une descendance remarquable parmi laquelle on retrouve de très grands gagnants comme les propres frères Larry II (ISO 160, SF, mère par Tanael) et Narcos II (ISO 166), Marly du Mesnil (ISO 161, SF, mère par Amarpour, Ps), Lude du Châtelier et, bien sûr, Narcotique (ISO 177, SF, mère par Nickel), grande gagnante internationale avec Pierre Durand. Lady de Rhuys est notamment la mère de Valmé de Kerloury (ISO 170, Almé), qui a offert d’innombrables victoires à Laurent Le Vot. Après Kapitol, Dame Vannetaise a également offert d’autres bons chevaux à Pascal Trassart, comme Newton d’Argonne (ISO 130, SF, Mr Blue), qui a malheureusement dû mettre un terme à sa carrière sportive à sept ans à la suite d’un accident, le prometteur Baltimore d’Argonne (ISO 131, SF, Canturo), vu jusqu’à 1,45 m en 2019 avec Philippe Lazare, ainsi que deux juments qui sont revenues à l’élevage : Une Dame d’Argonne (ISO 122, SF, Quidam de Revel) et Mamy Blue d’Argonne (ISO 134, SF, Mr Blue), classée jusqu’à 1,40 m avec Xavier Descamps.

UN VÉRITABLE ACCÉLÉRATEUR DE CARRIÈRES

Pour produire Kapitol, Pascal Trassart a jeté son dévolu sur Apache d’Adriers (mis à l’honneur dans cette rubrique dans le numéro 113, en février 2020, ndlr), un étalon qu’il affectionnait pour son mental. “Je l’ai toujours adoré“, explique l’intéressé. “Je voulais donner du caractère à mon poulain, car je suis plus attaché au mental qu’au modèle. J’aime les chevaux respectueux et volontaires, et j’essaie de favoriser un côté guerrier. Malgré sa locomotion, qui n’était pas forcément académique, Apache avait toujours la volonté de bien faire. À travers lui, je ramenais également une très bonne lignée vendéenne avec beaucoup de sang et d’énergie. C’est ce que je recherche dans mon élevage : des chevaux avec du sang sous la masse.“ À trois ans, Kapitol montrait déjà un énorme potentiel. “Il a gagné le concours des chevaux de trois ans Sport à Rosières-aux-Salines“, se souvient Pascal Trassart, qui l’a vendu l’année suivante, ce qui lui a permis de se reconvertir et d’être reconnu professionnellement en tant qu’éleveur. “Depuis que j’élevais, je n’avais jamais eu un cheval qui sautait avec autant de facilité en liberté. Il avait une force phénoménale ! J’avais confié Kapitol pour le débourrage à Alain Fortin, qui valorisait mes jeunes chevaux à l’époque. Puis il est revenu chez moi et a été vendu à quatre ans à Paul-Anthony Roché. Cela coïncidait avec mon envie de quitter la Garde républicaine. Et pour lancer ma propre structure d’élevage, il me fallait de la trésorerie.“ 

Dirigeant du centre équestre de Vernéville, à une quinzaine de kilomètres de Metz, en Moselle, Paul-Anthony Roché garde un souvenir impérissable de Kapitol d’Argonne. “Je l’ai acheté à quatre ans et l’ai remis en route la saison suivante. Il était compliqué à gérer par sa taille, sa force et son envie. J’ai souvent été embêté par son côté excessif. À l’époque, j’étais jeune et je débutais à mon compte. Notre première année a été un peu compliquée, mais la suivante a été bien meilleure. J’ai un peu travaillé avec Hervé Francart, chez qui j’avais effectué un stage, ce qui a débloqué des choses. À six ans, Kapitol s’est qualifié pour la Grande Semaine de Fontainebleau, où nous sommes parvenus jusqu’en finale. Un peu par le fruit du hasard, je me suis qualifié pour les championnats du monde de Lanaken, où nous avons de nouveau été finalistes. Nous avons fini vingt et unièmes, après avoir fauté sur le deuxième élément du triple. C’était une très belle performance à mes yeux. La saison suivante, je l’ai lancé au niveau B1 et nous avons couru le championnat des sept ans à Fontainebleau. Trente-neuvièmes avant la finale, nous avons signé un sans-faute en première manche, puis tout ne s’est pas très bien passé dans la seconde, et j’ai abandonné. J’avais vingt-quatre ans à l’époque et je travaillais seul, alors reconnaître le parcours de la finale aux côtés de cavaliers comme Michel Robert, Alexandra Ledermann, Éric Navet ou Roger-Yves Bost était très impressionnant. Pour conclure la saison en beauté, je suis parti à Porto-Vecchio pour disputer mon premier CSI. Kapitol a gagné la première qualificative, a terminé sixième le deuxième jour puis deuxième du Grand Prix. C’est là qu’Emilio Bicocchi a repéré le cheval. La vente s’est très bien passée et cela m’a même permis de faire connaissance avec Emilio, chez qui je suis allé en stage par la suite. Kapitol m’a aussi permis d’investir dans mon école d’équitation. Quand je repense à ce cheval, même quatorze ans après, j’en ai encore la chair de poule." 

Avec Emilio Bicocchi, les choses sont allées très vite, puisque le couple s’est retrouvé sélectionné aux Jeux équestres mondiaux d’Aix-la-Chapelle, moins d’un an après son acquisition. "Je l’avais repéré à Porto-Vecchio“, se souvient le Transalpin. “Il avait sept ans et sautait déjà de belles épreuves avec facilité. Kapitol était très précoce, contrairement à ce que l’on peut penser d’un cheval de cette dimension. Au mois de mars de l’année suivante, il s’était déjà classé deuxième d’un Grand Prix très disputé à Arezzo. Ensuite, il a débuté en Coupes des nations, à Linz puis à Rome, et nous avons enchaîné avec les JEM d’Aix-la-Chapelle.“

Née parmi les premiers produits de Kapitol d’Argonne en 2013, Daytona du Lavoir est son meilleur produit indicé (ISO 141).

© PSV Morel



UNE INTELLIGENCE HORS DU COMMUN

L’Italien souligne l’intelligence, le mental et le respect de ce cheval, dont il parle encore avec un souvenir ému. “Il avait une intelligence hors du commun, des moyens hors norme et un vrai sens de l’obstacle. Il était très typé concours. Même s’il avait une locomotion un peu spéciale et énorme, il était très facile à monter en piste et très coopératif. Il donnait tout à son cavalier, et il était très respectueux. Contrairement à ce que l’on peut penser, il pouvait commettre une faute sur un second plan d’oxer s’il restait un peu figé, mais il ne renversait jamais un vertical. Il avait une très grosse frappe, ce qui lui permettait aussi de pouvoir rentrer dans les combinaisons avec un bon galop. Il était plus important de garder sa locomotion naturelle, très grande, en profitant de sa frappe et de son respect, que d’essayer de trop le rassembler dans des allures étriquées.“

Gardant de nombreux très bons souvenirs de celui qui fut le premier grand cheval de sa carrière, Emilio Bicocchi raconte, encore amusé, sa victoire dans le Grand Prix CSI 5* de Madrid en 2010. “Très souvent, j’enlevais une foulée dans les lignes, même dans des lignes à quatre foulées. Quand nous avons gagné le Grand Prix de Madrid, juste avant les Mondiaux de 2010, je me souviens avoir dit à Markus Fuchs (tout juste nommé sélectionneur national de l’équipe italienne, ndlr) que j’allais enlever deux foulées dans la première ligne, où il y en avait normalement huit. Il m’avait répondu que j’étais un kamikaze et qu’on ne pouvait pas faire ça ! Et Kapitol l’a fait très facilement. Cette victoire reste un souvenir fantastique. Je me souviens aussi de notre double sans-faute dans la Coupe des nations de Rome, ce qui n’avait plus été réalisé par un cavalier italien depuis très longtemps, ainsi que de notre titre de champions d’Italie en 2009, ou encore les JEM de Lexington (où le duo a fini quaranteneuvième, ndlr).“ Emilio Bicocchi s’était fixé pour dernier objectif avec Kapitol de participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012. Malheureusement, l’Italie ne s’est pas qualifiée pour cette échéance et Emilio a décidé de mettre un terme à la carrière sportive de l’étalon fin 2011. 

UNE PRODUCTION PLUS QUE PROMETTEUSE

Même si Emilio Bicocchi en reste le propriétaire, Pascal Trassart a pris en charge sa carrière d’étalon, qu’il gère depuis 2012. “Nous étions restés en contact avec Emilio et je lui avais demandé de m’appeler si un jour il voulait le faire reproduire. Étant cavalier et non éleveur, Emilio ne voulait pas que le cheval fasse la monte durant sa carrière sportive. Quand il a mis Kapitol à la retraite, j’ai donc récupéré la gestion de sa carrière d’étalon et l’ai confié au haras de Talma de Michel Guiot.“ L’éleveur de Varennes croit évidemment beaucoup en son étalon, dont il pense que les produits se bonifient en vieillissant. “Kapitol produit des chevaux avec une très bonne ligne de dos, à son image. Il a plutôt tendance à compacter, avec un dos très fort. C’est un cheval important d’1,76 m, mais il transmet beaucoup d’énergie, de sang et de réflexes à ses poulains. Je conseille plutôt de le croiser à des juments d’un gabarit moyen, voire à des femelles qui ont un peu de taille, à condition qu’elles ne soient pas trop lourdes et trop carrossières. Il peut très bien convenir à des juments typées AQPS, Pursang ou Anglo Arabes, car il apporte des dessous et de la force dans les jarrets. Il produit des chevaux avec des allures amples, un bon équilibre et un grand braquet, avec de la force dans les postérieurs et de la poussée. Ils ne sont pas forcément spectaculaires à trois ans, mais ils vieillissent très bien et se transcendent en piste.“ 

Comme le bon vin, les produits de Kapitol s’améliorent en vieillissant. Pour autant, certains se font néanmoins remarquer dès quatre ans. Ainsi, l’année dernière, Fifty Fifty du Cordel (ISO 121, SF, mère par Laeken) a obtenu la mention Très Bien à Fontainebleau, tandis que Forêt d’Argonne (ICC 120, SF, mère par Concorde) est sacrée vice-championne du CIR de concours complet de Mourmelon-le-Grand, avant d’être labellisée Excellent à Pompadour. Mais c’est la génération des six ans qui s’est véritablement mise à l’honneur, avec notamment un très joli tir groupé au CIR de Rosières-aux-Salines, où Daytona du Lavoir (ISO 141, SF, mère par Cento) a été sacrée championne, tandis que Défi de Talma (ISO 132, SF, mère par Dollar du Mûrier) a fini troisième et Dictée du Lavoir (ISO 135, SF, mère par Burggraaf) quatrième. En outre, de cette génération où vingt-cinq chevaux ont évolué en compétition, Daigo de la Dhuys (ISO 123, SF, mère par Le Tot de Semilly) a été finaliste du championnat de Belgique, alors que De l’Oiselière (SF, mère par Obéron du Moulin) a terminé dix-neuvième du Mondial des six ans à Lanaken avec l’Irlandais Deane Rogan. En 2019, Kapitol d’Argonne était dixième du classement des meilleurs pères du Cycle classique établi par la Société hippique française selon la moyenne des gains par produit. Au vu de ses qualités de compétiteur, de ses origines, de sa souche maternelle et maintenant des résultats très probants de ses premiers produits, nul doute qu’il faut s’intéresser à Kapitol d’Argonne pendant qu’il en est encore temps…

Cet article est paru dans le magazine GRANDPRIX n°116 au mois de mai.

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