À Écaussinnes, Christophe Ameeuw fait aussi naître des cracks

Avec Utamaro et Venezia comme chefs de file au plus haut niveau du saut d’obstacles international, l’élevage d’Écaussinnes, à l’envergure modeste et à la clientèle haut de gamme, rayonne depuis près de huit ans. Focus sur ce berceau de champions fondé à la fin des années 1990 dans le Hainaut par Christophe Ameeuw, marchand et organisateur de concours hors pair.



© Collection privée

Si Christophe Ameeuw est un éminent marchand de chevaux, cofondateur des ventes aux enchères The Auction by Arqana et instigateur de la prestigieuse série des Longines Masters, établie sur trois continents, on omet parfois de mentionner qu’il fait aussi naître d’excellents chevaux de saut d’obstacles. En effet, depuis plus de vingt ans, le Belge développe l’élevage d’Écaussinnes dans ses sublimes écuries situées dans la commune éponyme, village de la province wallonne du Hainaut, à cinquante kilomètres au sud-ouest de Bruxelles, en Belgique. En 1997, Christophe Ameeuw, alors cavalier d’un niveau intermédiaire et commercial dans de nombreux domaines, acquiert sa première propriété équestre. Âgé de vingt-neuf ans, il saisit l’opportunité de racheter les modestes écuries de son voisin, qui s’étendent sur deux hectares, en collaboration avec Jos Kumps, ami de longue date et entraîneur de saut d’obstacles extrêmement réputé au Plat Pays. Un an plus tard, il s’offre les parts de ce dernier, parti à l’étranger, et développe sa structure, qu’il nomme écuries d’Écaussinnes. “Lui donner mon nom n’était ni très inventif, ni très modeste, alors j’ai préféreré trouver quelque chose qui renvoie au terroir et valorise la région, car je suis très attaché aux racines“, raconte-t-il. “On pourrait presque comparer cela à un vignoble ! L’appellation d’un vin porte son château et ses origines.“ 

Passionné de chevaux, mais aussi très ouvert, aventureux, curieux et ambitieux, le tout juste trentenaire façonne un système tentaculaire à son image, fondant notamment un élevage de chevaux de sport qu’il souhaite haut de gamme. Issu d’une famille extérieure au monde du cheval, Christophe n’est pas un fanatique absolu de génétique, alors il apprend les bases sur le tas et auprès de professionnels réputés. “Je n’avais pas une grande culture en la matière. De fait, tout le monde trouve ça beau, mais de loin, car c’est un secteur complexe ! Joris de Brabander (grand éleveur flamand faisant naître ses chevaux sous l’affixe de Muze, ndlr), que j’ai la chance de compter parmi mes amis, m’a transmis cette passion. Il m’a beaucoup influencé et inspiré. Je pourrais également citer Raymond Lefèvre, fondateur de l’élevage Sainte-Hermelle, un homme courageux et passionné auprès de qui j’ai également appris à monter et débourrer des chevaux. J’admire aussi Éric Levallois (qui élève sous l’affixe de Beaufour, ndlr). J’ai été un bon élève à leurs côtés. Il y a évidemment meilleur éleveur que moi, surtout parmi ceux qui se consacrent exclusivement à ce métier.“

Utamaro, une sacrée première réussite

Le premier produit de l’élevage, Remake d’Écaussinnes (sBs, Quasimodo van de Molendreef x Major de la Cour), naît en 2001. Vendue au Belge Ghislain Brocard, elle évoluera ensuite sous les couleurs espagnoles avec Diana Catalan Nielsen. Deux ans plus tard naissent Titof (sBs, Kashmir van Schuttershof x Landetto) et Tikida d’Écaussinnes (sBs, Nabab de Rêve x Major de la Cour). Issus de deux mères belges différentes, Une Adetto de Hazallés (BWP, Landetto x Codexco) et Kelona des Cinq Chênes (sBs, Major de la Cour x Magneet), qui font partie des premières poulinières acquises par Christophe, les deux évoluent en CSI. Tikida a même concouru jusqu’en CSI 3* avec l’Italien Alberto Zorzi. 

En 2004, l’élevage d’Écaussinnes enregistre quatre naissances : Utopie (BWP, Diamant de Semilly x Chin Chin), Uberaba (sBs, Nabab de Rêve x Wandango) et son propre frère Uranus d’Écaussinnes, ainsi qu’un certain Utamaro d’Écaussinnes (sBs, Diamant de Semilly x Quidam de Revel). Si Utopie s’illustre jusqu’à 1,45 m avec l’Argentin Luciano Segovia et Uranus jusqu’à 1,30 m, essentiellement avec le Portugais João Paulo Bueno Rodrigues, Utamaro va propulser son affixe à un tout autre niveau. “Diamant de Semily (SF, Le Tot de Semilly x Elf III) m’a toujours passionné, en tant qu’athlète mais aussi comme étalon », raconte Christophe Ameeuw, justifiant son choix de croisement. « Je connaissais bien la mère d’Utamaro, Arizona van Arenberg (BWP, Quidam de Revel x Codexco, sœur utérine de Dame Blanche van Arenberg, ISO 169 avec Pénélope Leprevost, BWP, Clinton), qui avait un pedigree d’une qualité exceptionnelle. C’est la première fois que j’ai investi dans une très bonne poulinière, et elle a d’ailleurs très bien produit par la suite. J’avais vraiment eu un coup de cœur pour le père comme pour la mère.“ Dès la naissance, ce magnifique bai montre de belles qualités sportives et un caractère fort bien trempé. “Poulain, il était très dominant, au pré comme aux écuries“, se souvient Christophe. “C’était un peu le chef du troupeau. Il n’était pas au-dessus du lot par sa taille ou son envergure, mais plutôt par son caractère. Le débourrage a d’ailleurs été compliqué car il montrait un fort tempérament.“ 

Formé en France sur le Cycle classique par Sylvain Montigny et François-Xavier Boudant, Utamaro est vendu à Jan Tops à l’âge de six ans. Charismatique par son modèle de “gros poney“ athlétique et une technique de saut quasi parfaite, il est racheté un an plus tard par Ludwig Criel, grand armateur belge, qui donnera d’ailleurs le nom d’Utamaro d’Écaussinnes à un célèbre bateau construit au Japon. Le passionné confie son bai au Britannique Joe Clee, avec lequel il participe aux Jeux équestres mondiaux de Normandie en 2014 puis aux championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle l’année suivante. Passé ensuite sous la selle de William Whitaker, avec lequel il a disputé les Européens Longines de Göteborg et les JEM de Tryon en 2018, puis le Belge Niels Bruynseels, il a gagné quelques Grands Prix de niveaux 2* et 3* et surtout sauté pas moins de quatorze Coupes des nations, avec à la clé pas moins de cinq doubles sansfaute et trois victoires à La Baule, Saint-Gall et Rotterdam. Naturellement, Utamaro est vite devenu la vitrine de l’élevage d’Écaussinnes. “Avoir fait naître un cheval de championnats est incroyable“, confie-t-il. “Voir le nom de l’un de ses produits écrit à la télévision, c’est l’accomplissement d’un rêve. Cette première réussite a aussi montré la viabilité de mon système. On peut avoir le meilleur poulain possible, si l’on ne sait pas le former et l’entourer des bonnes personnes, il ne deviendra jamais une star. Par exemple, j’ai la chance de connaître de très bons cavaliers français de jeunes chevaux, qui offrent aux miens la meilleure formation possible dès l’âge de trois ans. Utamaro a aussi eu la chance de tomber dans de bonnes maisons, d’être monté par de vrais cavaliers et acheté par un propriétaire qui visait les grandes échéances. Cela dit, quand vous produisez de la qualité, ou en tout cas lorsque vous visez le haut de gamme, vous vous donnez aussi les meilleures chances d’attirer une bonne clientèle.“



VENEZIA, UNE HISTOIRE D’AMITIÉ

© Scoopdyga

En 2005, Christophe fait naître Viriato d’Écaussinnes (sBs, Riesling du Monselet), Valito d’Écaussinnes (sBs, Malito de Rêve) et Venezia d’Écaussinnes (sBs, Kashmir van Schuttershof), tous issus d’une mère différente. Le premier provient de Raïssa van de Wydendrift (BWP, Randel x Major de la Cour), une grande jument baie née chez Daniel van Haverbeke et ayant concouru jusqu’à 1,30 m avant d’être consacrée à l’élevage. Elle est devenue l’une des plus prolifiques poulinières d’Écaussinnes. Elle a notamment engendré Aretha d’Écaussinnes (sBs, Riesling du Monselet), vue il y a quelques années sous les selles du Norvégien Geir Gulliksen et du Britannique William Funnell, Divin du Haras des Barrages (sBs, Kashmir van Schuttershof), monté actuellement en CSI 2* et 3* par le Belge Maxime Harmegnies, ou encore Buzios d’Écaussinnes (sBs, Kashmir van Schuttershof), formé par le Normand Jonathan Tirard avant d’accéder aux CSI 5* avec Robert Breul. Avec son fils Hugo, Buzios a notamment participé à la Coupe des nations du CSIO 3* d’Uggerhalne en 2017 et été sélectionné pour le CSIO 5* de Gijón, en plus de belles participations aux CSI 4* de Bourg-en-Bresse et La Corogne. Viriato, quant à lui, s’est classé jusqu’à 1,60 m aux États-Unis avec l’Australien Scott Keach, en 2015 et 2016. 

Valito, qui a évolué en CSI 2* avec la Belge Muriel Igalson, a lui pour mère Hermine du Férey (SF, Rivage du Poncel x Grand Veneur), née dans la Manche chez Nicole Alba et qui a également concouru à haut niveau avec le Brésilien Pedro Veniss. Quant à Venezia, elle a pour mère Prima Donna van’t Paradijs (BWP, Lys de Darmen x Major de la Cour). Née en 2005 via un transfert d’embryon, Venezia est le deuxième meilleur produit de l’élevage d’Écaussinnes. Fruit d’une étroite collaboration avec Pedro Veniss, qui a même participé à l’élaboration du croisement, la belle alezane a pour père Kashmir van Schuttershof, sollicité pour ses moyens et sa force. Copropriétaire, Pedro Veniss s’est occupé de sa formation, avant de la lancer en CSI en 2013. Achetée en 2015 par la jeune Grecque Electra Niarchos, cavalière amateur et héritière d’une famille très célèbre dans le monde des courses, la sBs a concouru en CSI 1* et 2* pendant plus d’un an et demi avant de passer sous la selle de Thierry Rozier, entraîneur de l’amazone. 

Sous la selle du cavalier de Bois-le-Roi, Venezia se révèle une crack capable d’enchaîner les performances sur les plus belles pistes du monde. Parmi ses plus beaux résultats, on peut citer une cinquième place dans le Grand Prix du CSIO 5* de La Baule et une quatrième place dans l’épreuve phare du Longines Masters de Paris - concours organisé par Christophe Ameeuw - en 2018, ou encore une victoire dans un Grand Prix CSI 3* à Gorla Minore et un double sansfaute dans la Coupe des nations du CSIO 5* de La Baule en 2019. “Comme Utamaro, Venezia est tombée entre de bonnes mains“, se réjouit son co-naisseur belge. “Pedro est pour beaucoup dans sa réussite car il a pris le temps de la connaître et de la former, d’autant qu’elle était un peu tardive. Depuis qu’elle évolue avec Thierry, elle excelle à son niveau d’épreuves et j’en suis ravi !“

PRIMA DONNA, LA REINE D’ÉCAUSSINNES 

Ancienne complice de Pedro Veniss (encore !), Prima Donna van’t Paradijs, issue du SF Lys de Darmen, a brillé dans une multitude de grandes épreuves de vitesse avant de devenir une poulinière très prolifique. Parmi ses dizaines de produits, on peut notamment citer Subliem van’t Paradijs (BWP, Nabab de Rêve), champion du monde des chevaux de cinq ans à Lanaken en 2000 avec le Néerlandais Roelof Bril avant d’évoluer en CSI avec l’Américaine Molly Ashe Cawley, Ultra Top van’t Paradijs (BWP, Heartbreaker), performant à haut niveau avec le Belge Christophe Vanderhasselt puis l’Italienne Carola Garré, ou encore Agatha d’Écaussinnes (sBs, Schilling), formée par Guillaume Batillat et évoluant actuellement jusqu’en CSI 4* avec le Suisse Marc Röthlisberger. Elle a même donné naissance à un poney, K-little Hero d’18 (BWP, Lexicon), qui a excellé sur le circuit Jumping Ponies’ Trophy avec l’Irlandais Rhys Williams. Prima Donna est également la grandmère de Qatar van’t Paradijs (BWP, Mosito van het Hellehof x Kashmir van Schuttershof), top price (162 000 euros) de la vente aux enchères de l’expertise BWP l’année dernière, via sa mère Cartagena Indias Écaussinnes, qui semble elle aussi prometteuse à l’élevage. Grâce à sa descendance très attrayante, Prima Donna est devenue la meilleure poulinière d’Écaussinnes. “J’ai eu la chance de monter cette jument exceptionnelle lorsque j’étais encore cavalier, puis de faire quelques bonnes affaires grâce à elle !“, rit Christophe Ameeuw. “Et j’ai pu la récupérer après sa carrière sportive pour la consacrer à l’élevage. Je lui ai fait faire quelques poulains puis je l’ai vendue, l’élevage restant une activité secondaire dans mon système. Cela dit, si j’avais su à quel point elle excellerait, je l’aurais conservée ! C’était une super jument, la meilleure que nous ayons eue pour le moment. Si l’on me demandait de quelle jument je voudrais des poulains, je répondrais encore Prima Donna !“ 

Viriato, Valito et Venezia partagent le point commun d’avoir performé au moins jusqu’à 1,45 m. Comme tous les éleveurs dignes de ce nom, Christophe Ameeuw met un point d’honneur à sélectionner les meilleures juments possibles. “Les mères ont plus que jamais de l’importance si l’on souhaite obtenir un produit de qualité“, témoigne-t-il. “Il existe une flopée d’étalons exceptionnels et de plus en plus qualiteux sur le marché. L’offre est suffisante et il y en a pour tous les goûts. En revanche, trouver une jument qualiteuse est plus difficile car il n’en existe pas beaucoup, et qu’elles sont naturellement moins prolifiques que les étalons. Pour mon élevage, je privilégie toujours des juments ayant eu une belle carrière sportive et performé à un bon niveau. Ensuite, il ne faut pas découvrir ses poulains à partir de trois et quatre ans. Il faut en prendre soin du début à la fin et veiller à leur bon développement. La très haute qualité va de pair avec la rareté. Et la rareté est précieuse, surtout dans ce sport de haut niveau.“

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TAILLE MODESTE MAIS QUALITÉ HAUT DE GAMME

Cette méticulosité à sélectionner les bonnes juments et le petit nombre de produits nés à Écaussinnes, à peine cinquante en vingt ans, traduisent à la fois les contraintes et la stratégie de Christophe Ameeuw. “En Belgique, nous n’avons pas des centaines d’hectares à exploiter et le terrain coûte vraiment cher, bien plus qu’en Normandie, par exemple !“, explique le Belge, dont la propriété s’étend tout de même aujourd’hui sur plus de vingt-cinq hectares. “Automatiquement, cela nous pousse à sélectionner plus strictement nos reproducteurs et favoriser les transferts d’embryons. On ne peut pas se permettre d’acquérir une jument dont on ne connaît ni les qualités sportives, ni celles de poulinière. Même si l’élevage n’est pas une science exacte, nous devons mettre le plus de chances de notre côté. De plus, notre projet n’était pas de créer un élevage industriel. Je voulais que cette activité reste à taille humaine, fondue dans l’écosystème des écuries d’Écaussinnes (où s’installent aussi régulièrement des cavaliers de haut niveau, à l’image du champion olympique canadien Éric Lamaze en ce moment, ndlr).“ 

Organisateur d’événements et de ventes aux enchères, propriétaire d’écuries, marchand de chevaux, éleveur, Christophe Ameeuw n’a-t-il jamais eu envie de se rajouter la casquette de propriétaire de chevaux de haut niveau, en conservant ses meilleurs produits ? “Je n’ai jamais voulu être l’enfant gâté que je ne peux pas être, donc non !“, dit-il avec le sourire. “Il faut se conditionner en se disant que l’on ne peut pas garder ses produits, même si j’aimerais bien un jour que ma fille (Louise Ameeuw, qui concourt régulièrement en CSI 1*, ndlr) puisse courir de belles épreuves avec des chevaux nés à la maison. Pour autant, il ne faut pas se bercer d’illusions, d’autant que l’activité d’éleveur reste difficile.“ Éminemment risqué et assez peu rentable, ce métier a beaucoup évolué ces dernières années, l’essor des nouvelles techniques ayant ouvert grand le champ des possibles. “De plus en plus de gens s’intéressent à l’élevage et investissent dans la qualité, ce qui est positif“, témoigne Christophe Ameeuw avec franchise. “Les gens n’ont jamais autant veillé à la qualité des juments, notamment pour les transferts d’embryons, qui connaissent un succès fou. En revanche, si l’on instaure pas une autorité qui gère et régule le marché des embryons, la situation va dégénérer. D’un point de vue commercial et stratégique, il ne faut pas casser le marché en l’inondant de produits identiques. Le succès des transferts d’embryons tient à la rareté et la qualité des produits. Aujourd’hui, tout le monde peut devenir apprenti sorcier avec les embryons d’un côté et les paillettes de l’autre… J’envoie un signal d’alerte car nous devons trouver un moyen de stabiliser le marché.“

LECOULTRE DE MUZE, UN JOYAU PORTEUR D’ESPOIRS 

Outre ses juments et produits, Christophe Ameeuw est également propriétaire de plusieurs étalons. Citons Missouri van’t Ruytershof (BWP, Bamako de Muze x For Pleasure), Cariati d’Elsendam (BWP, Cornet Obolensky x Contendro I), et, bien sûr, l’excellent Malito de Rêve (SF, Cumano x Muguet du Manoir), en partenariat avec Joris de Brabander. “C’est un rêve de pouvoir utiliser le fils d’un champion du monde“, confirme Christophe Ameeuw, faisant référence à Cumano, sacré en individuel avec le Belge Jos Lansink aux Jeux équestres mondiaux d’Aix-la-Chapelle en 2006. “Selon moi, Muguet du Manoir est l’un des meilleurs reproducteurs SF. Il produit de véritables performers. Je dois dire que j’aime beaucoup l’élevage français et j’ai effectué pas mal de mes premiers croisements avec des SF. Depuis quelque temps, j’essaie de puiser davantage dans les origines allemandes ou néerlandaises. À mon sens, l’une des plus grandes qualités d’un éleveur est de savoir se remettre en question et de se moderniser constamment. Ce n’est pas parce qu’on a fait naître trois ou quatre bons chevaux qu’il faut se reposer sur ses lauriers !“ 

Depuis quelques années, Christophe Ameeuw est également le copropriétaire du très prometteur LeCoultre de Muze (BWP, Presley Boy x Vigo d’Arsouilles), né chez Joris de Brabander et dont il gère la carrière de reproducteur. Monté depuis près d’un an et demi par Philippe Rozier, ce fougueux et très qualiteux étalon gris de neuf ans laisse déjà entrevoir une superbe carrière internationale et une belle production. “Nous sommes très contents de pouvoir compter sur LeCoultre, qui semble très bien marquer ses produits (les premiers sont nés en 2016, ndlr) dans le modèle et le geste“, juge le Wallon. “Franchement, il est facile à croiser car il a tout ! Il m’impressionne beaucoup. Ses premiers descendants directs, qui ont quatre ans cette année, n’ont pas encore pu s’exprimer cette saison (en raison de l’arrêt des compétitions lié à la pandémie de Covid-19, ndlr), donc nous attendons avec hâte l’année prochaine !“ Vu l’ingéniosité, le culot, le modernisme et la passion de Christophe Ameeuw, nul doute que l’élevage d’Écaussinnes parviendra à se réinventer dans les années à venir et à faire naître de nouveaux cracks.

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