DANS LE RÉTRO : Tomas Torgersen, l’ambassadeur de Göteborg

À la tête depuis plus de vingt ans du célèbre concours hippique de Göteborg, hôte de quinze finales de la Coupe du monde Longines, mais aussi des derniers “Jeux européens” Longines, Tomas Torgersen est l’un des organisateurs de concours les plus renommés et respectés de la planète. Amoureux de cette attachante cité de la côte ouest suédoise, le natif de Norvège retrace son parcours et livre quelques clés pour mieux comprendre et découvrir Göteborg. Cet article d'archive est paru dans le magazine GRANDPRIX Hors-série n°18, en juillet 2018.



Au fil des années, sa carrière équestre a mené Tomas Torgersen à traverser le monde, de Hong Kong à Aix-la-Chapelle. Bien qu’il soit né en Norvège, nation dont il a dirigé l’équipe nationale de saut d’obstacles en 2011, et qu’il vive aujourd’hui à Västerås, près de Stockholm, où il a travaillé pour la Fédération suédoise d’équitation, Göteborg reste un point d’ancrage constant dans sa vie. C’est là, dans la deuxième plus grande ville de Suède, que cet homme de soixante-et-un ans a grandi. C’est aussi là qu’il occupe depuis 1997 le poste de directeur du renommé Gothenburg Horse Show.
Ma famille n’avait aucune connexion avec les chevaux jusqu’à ce que je commence à monter, vers huit ou neuf ans”, explique-t-il. “Alors que nous étions en vacances en Espagne, je me suis blessé à la jambe, ce qui m’empêchait de nager. Un jour, nous sommes passés à côté d’une écurie et j’ai dit: “J’aimerais essayer ça…” Quand nous sommes rentrés en Suède, je me suis inscrit à l’école d’équitation la plus proche de chez moi, dont le club associé (le Clarebergs Ridklubb, ndlr) a organisé le premier Gothenburg Horse Show plus tard avec l’arène Scandinavium.”
À cette époque, les sports équestres commençaient à percer en Suède sous l’impulsion d’anciens officiers de la cavalerie, qui avaient ouvert des écoles d’équitation à la campagne. Pour sa part, le père de Tomas Torgersen avait ses propres idées quant à cette activité: “Mon premier cheval était un étalon de deux ans. Comme mon père n’avait pas d’expérience avec les chevaux, il a jugé bon que le cheval et moi apprenions en même temps. J’ai donc été formé à la dure.” (rires) 

Un destin géographique 

En 1975 et 76, j’étais aux États-Unis en tant qu’étudiant étranger. Quand je suis rentré en Suède, l’idée avait déjà été proposée de créer un grand événement sur lequel tout le monde travaillerait. Je devais juste rejoindre le navire. Comme ses filles montaient à cheval, Pehr G. Gyllenhammar, le PDG de Volvo (premier sponsor titre du concours et de la Coupe du monde, ndlr) a commencé à s’intéresser aux sports équestres. C’était incroyable de lancer un salon international du cheval à cette époque, car il n’y avait pas d’écuries temporaires, ni de recette pour aménager les sols des pistes… Évidemment, nous n’avions pas non plus de parc d’obstacles, alors nous avons construit les premiers dans nos garages! Il fallait tellement partir de zéro – c’est incroyable quand on y repense aujourd’hui. Il y avait une sacrée créativité dans ce projet.
En quarante-deux ans, cette cité portuaire située sur la côte ouest du pays, hôte des derniers championnats d’Europe Longines de saut d’obstacles, dressage, attelage et para-dressage, de quinze finales de la Coupe du monde de saut d’obstacles, désormais associée à Longines, et huit finales du circuit indoor de dressage, est devenue l’une des capitales mondiales des sports équestres, un statut auquel Tomas Torgersen a largement contribué.
Et même quand il est ailleurs, Tomas Torgersen, également candidat à un poste de membre du comité de saut d’obstacles de la Fédération équestre internationale, emporte toujours un peu de cette ville avec lui. “Les gens de Göteborg ne perdent jamais leurs accents”, rit-il. “On aime quand d’autres personnes reconnaissent que l’on vient d’ici!



Le Göteborg de Tomas Torgersen

Ramberget :
J’ai toujours aimé avoir une vue d’ensemble d’un endroit. Göteborg est coupée en deux par le fleuve Göta älv. Il y a une grande île appelée Hisingen, avec beaucoup d’industries et où beaucoup de gens habitent. La colline de Ramberget se situe sur cette île. Quand je reçois des visiteurs étrangers, je les emmène sur cette colline où l’on peut observer le fleuve en amont et en aval de la ville. De là, on comprend pourquoi celle-ci a été fondée à cet endroit.” 

Haga : 
“C’est un très beau quartier historique qui a été bien restauré et où il y a beaucoup de petits magasins et cafés. Comme il n’y a pas de voitures dans les rues, il est d’autant plus agréable de s’y promener. C’est une partie très sympa de la ville.” 

Slottsskogen :
Ce parc est vraiment beau. Beaucoup de gens le fréquentent en quête d’air frais et pour pratiquer différents loisirs. Les enfants y ont évidemment tout l’espace pour jouer. C’est très, très beau.

Kometen («La Comète» en français): 
Ce restaurant créé dans les années 1930 a été géré pendant longtemps par le célèbre chef Leif Mannerström. Placé à un excellent endroit, il propose un menu traditionnel. Attention, on ne peut pas y aller toutes les semaines si l’on veut continuer à monter à cheval! Mais occasionnellement, c’est l’endroit parfait pour se faire plaisir. Même quand on y va seul, il y a toujours quelqu’un avec qui l’on peut discuter. C’est un endroit historique où règne une belle atmosphère.” 

Eriksnerg et Lindholmen (promenades fluviales):
Historiquement, Göteborg était un port de commerce, donc la ville a toujours été connectée à l’eau, à l’activité portuaire, aux navires et à la construction navale. Déambuler dans ces zones permet de s’en rendre compte.

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