Maxime Livio et Api du Libaire s’imposent pour deux secondes à Lignières!

Le test hippique du CCI 4*-L de Lignières fut le théâtre de pas mal de rebondissements. La grande piste du Pôle du cheval et de l’âne a permis aux chevaux de galoper mais les cavaliers ont dû soigner leur tracé pour terminer dans le temps imparti. Finalement, comme lors du cross, la moindre seconde a pesé dans la balance, et Maxime Livio et Api du Libaire ont finalement devancée Thomas Carlile et Birmane, à égalité de points mais battus au temps aujourd’hui.



Les vingt-sept couples qui avaient bouclé le cross du CCI 4*-L de Lignières ont tous pris le départ du test hippique. Autrement dit, la seconde visite vétérinaire n’a empêché aucun cheval de se présenter cat après-midi. Le parcours de saut d’obstacles a été judicieusement dosé, abordable mais avec un chronomètre très ajusté. Aussi, les faibles écarts ne donnaient pas la moindre marge de manœuvre aux meilleurs couples de cette épreuve. Seul un sans-faute a assuré dans la première partie du classement. Et il n’y a eu que cinq…

Ainsi, Nicolas Touzaint, avec Eboli, est repassé devant le Néo-Zélandais Tim Price, qui a accusé deux points de temps avec Falco. L’Anglo-Arabe appartenant au haras de Hus a franchi un palier très attendu par son cavalier qui a toujours adoré ce cheval, et s’est classé sixième. Juste devant lui, Absolut Gold*HDC a lui aussi réussi le contrat parfait. Épatant de forme, le champion noir a fini cinquième sous la selle de Nicolas Touzaint. Louis Seychal et les observateurs savaient que ce test de saut pouvait être problématique pour Bakara de l’Océan, mais le cavalier est resté très concentré et a monté son cheval au millimètre afin de réussir l’exploit de ne mettre aucune barre à terre. Il a cependant accusé 1,6 point de temps dépassé, soit quatre secondes, ce qui lui a fait perdre un podium largement mérité. Le Néo-Zélandais Jesse Campbell lui est passé devant, montant sur la troisième marche du podium avec Diachello, grâce à un sans-faute limpide.

Pour la victoire, la bataille fut de toute beauté entre deux couple français. Maxime Livio avait à cœur de démontrer que son Api du Libaire, appartenant à quatre propriétaires passionnés réunis au sein de l’Api Club, était le plus régulier des chevaux français ces derniers temps. Tout le monde, et notamment le staff fédéral, sentait que ce cheval avait tout d’un grand mais il lui manquait une performance retentissante. Maxime Livio a appris à le connaître et lui a donné les meilleures conditions de concours afin de gérer sa très grande émotivité. Ce week-end, le contrat a été parfaitement rempli. En effet, le parcours d’hippique a été maîtrisé du début à la fin. Ainsi, juste une petite seconde de temps dépassé a alourdi le score du joli gris fils de l’Anglo-Arabe Fusain du Defey.

Juste après Api, la fantastique Birmane est entrée en piste. La jument de Gérard Brescon est hors du commun. Après dix minutes de cross, elle a exécuté un parcours de jumping fluide, souple et très aérien, sans jamais donner l’impression de forcer. Là aussi Thomas Carlile a assuré… mais a perdu un temps bien trop précieux au final, concédant 1,2 point de temps… Leur score final est identique à celui de Maxime Livio… qui lui a réalisé le cross le plus proche du temps idéal, ce qui lui a offert la victoire.

La Marseillaise a donc retenti mais la médaille d’or n’était pas celle attendue la veille au soir. Nul doute cependant que Birmane est une immense championne et qu’Api, Absolut Gold et Bakar de l’Océan sont des chevaux qui compteront pour l’avenir de l’équipe de France, attendue l’été prochain à Tokyo pour les Jeux olympiques, puis peut-être ailleurs pour les championnats d’Europe. Dans les autres épreuves, Alexander Bragg, qui préparait Pau avec Zagreb, a remporté le CCI 3*-L devant Julie Simonet et Sursumcord’Or ainsi que Stanislas de Zuchowicz et Covadys de Triaval. Zazie Gardeau et César de Commarin*LA ont remporté le CCI 2*-S devant Agathe Montagne et Cash ainsi que Thomas Carlile et Dingo Louvo.

Tous les résultats du CCI de Lignières

Thomas Carlile et Birmane © Pauline Chevalier