Romain Sans, la discrétion au service de la performance

Depuis l’âge de cinq ans, Romain Sans arpente les terrains de concours complet internationaux. Du circuit Poneys au Seniors, qu’il rejoindra dans quelques mois, le jeune Tricolore maintient le cap sur son objectif ultime : le sport de haut niveau. Désormais âgé de vingt et un ans, le digne fils d’Eddy Sans, également cavalier émérite de concours complet, arbore déjà un joli palmarès dans la discipline, avec notamment un titre de champion de France Juniors et quatre médailles par équipes aux championnats d’Europe Juniors et Jeunes Cavaliers. Portrait d’une figure montante du concours complet français.



Romain Sans, ici avec Icare du Pressoir au Salon du cheval de Paris en 2009, a commencé sa carrière à poney.

© Sportfot

Pour Romain Sans, le concours complet ne se résume pas qu’à des épreuves et à la compétition : c’est avant tout une histoire de famille. Ce sympathique jeune homme baigne dans l’équitation et arpente les concours depuis son plus jeune âge. Fils d’Eddy Sans, cavalier émérite de concours complet évoluant à haut niveau depuis les années 1990, il a grandi au milieu des terrains de cross, ratant régulièrement l’école pour suivre son père en compétition. “Partir en concours avec mes parents était synonyme de vacances pour moi”, précise Romain. “Mes grands-parents nous rejoignaient toujours, venaient en camping-car ou profitaient de chambres d’hôtes proches des concours. Nous en profitions même pour aller à la pêche! Jusqu’à mes quinze ans, cela me paraissait normal de voir mon père partir sur des cross de CCI 5*-L. Je ne les voyais pas comme des parcours si impressionnants ou dangereux, c’était normal car c’était mon quotidien. Pourtant, je voyais tout le monde autour de moi être stressé! (Rires)”, se souvient-il. Même aujourd’hui, Romain garde sa propre vision de la compétition. “Je ne vois pas les concours uniquement par le biais de la compétition. D’ailleurs, je trouve l’état d’esprit des cavaliers plutôt sain dans notre discipline. Chacun donne le meilleur de lui-même à cheval, et c’est le meilleur qui gagne. On ne se tire pas dans les jambes pour être meilleur que l’autre.”

Si Romain marche depuis toujours dans les pas de son père, ceux-ci possèdent pourtant des caractères bien différents. Eddy est connu pour être très extraverti, ouvert, et doté d’une facilité déconcertante pour nouer des contacts, alors que son fils, plus discret, est plus souvent sur la réserve. “Quand j’étais à poney, on connaissait mon frère (Guillaume Sans, de deux ans son aîné, qui a également monté en concours complet sur le circuit Jeunes, ndlr), mais pas moi”, confie Romain. “J’étais très timide, donc dès que j’avais terminé mes épreuves et bichonné mes poneys, je retournais me planquer au camion ! Mon père a une grande facilité à nouer des liens avec les gens. Malheureusement, je n’ai pas hérité de cette qualité, même si cela tend à s’améliorer avec le temps, et que j’ai plus de facilité à m’ouvrir aux autres. C’est vrai que nous n’avons pas du tout les mêmes personnalités, y compris à cheval, où j’aime bien être dans ma bulle et ne pas être dérangé.”

Des caractères différents, mais une relation forte entre les deux Sans, qui évoluent désormais côte à côte sur les compétitions internationales. Ceci dit, être un “fils de” n’a jamais empêché Romain de briller par son prénom! Discret mais pas effacé pour autant, le jeune homme de vingt et un ans ne se sent pas dans l’ombre de son père. “Bien sûr, je suis le fils d’Eddy Sans, mais maintenant que j’arrive sur les mêmes épreuves que lui, je me fais remarquer par mes propres performances et mon équitation”, ajoute Romain. “Je pense que les plus jeunes me connaissent davantage par mon parcours sur les circuits Poneys, Juniors et Jeunes Cavaliers. Du côté des cavaliers plus expérimentés, ils me connaissent tous parce qu’ils m’ont vu grandir, mais maintenant que je m’approche du haut niveau, ils me considèrent comme un des leurs. Et puis, je suis quand même assez content d’être associé à mon père, c’est quelqu’un de bien!” (Rires)

Romain, qui vient tout juste d’entrer en Master 1 de management du sport (STAPS), a choisi de réaliser sa formation en alternance, afin de mettre progressivement le pied à l’étrier dans le monde du travail et rejoindre ses parents dans la gestion des écuries de Pontarmé, dans l’Oise, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Paris. Après une longue période d’hésitation, le jeune cavalier souhaite épauler son père à la fin de ses études. “Mon père m’a toujours dit qu’il souhaitait arrêter de travailler vers cinquante ans. En même temps, il a monté sa propre structure très tôt (avec son épouse et mère de ses enfants, Carole, ndlr), à l’âge de dix-huit ans. Le connaissant, il continuera toujours à monter à cheval et à donner des cours à ses élèves, mais je pense qu’il voudra ralentir le travail aux écuries et la gestion de clients. Je sais très bien que je n’aurais pas pu commencer aussi tôt que lui, d’où mon choix de faire des études et de commencer l’alternance cette année afin de me mettre dans le bain du monde du travail progressivement. Franchement, je ne me vois pas faire autre chose. J’ai envie d’atteindre le sport de haut niveau!”

Bien que né dans une famille de cavaliers, Romain n’a jamais été poussé dans cette voie par ses parents. “Mon père m’a toujours dit de monter uniquement pour me faire plaisir”, raconte Romain. Ses deux premières saisons de concours, en 2007 et 2008, l’intéressé les passe sur le circuit Poneys de saut d’obstacles. Son crédo? La vitesse. “J’adorais sauter et aller à fond avec mes poneys!” Fin 2008, le cavalier dispute ses premiers concours complets avec Kiwi du Logis (Welsh, Polaris Jester x Ceulan Seryddwr), un petit poney Welsh avec lequel il participe à l’Open de France à Lamotte-Beuvron en 2008, 2009, 2010 et 2011, à la fois en saut d’obstacles et en concours complet.

C’est à la fin de l’année 2012 que Romain fait la rencontre de Klockeen de Rhonon (Con, Vizir du Ruère x Indra Rebel), qui lui permet de se révéler sur le circuit Poneys. Très vite, le couple devient très performant sur les épreuves As Poney 2, achevant sa première saison de concours avec un classement à la neuvième place lors de l’Open de France Poney en 2013.

Forts de cette performance, ils évoluent en As Poney 1 puis en As Poney Élite la saison suivante, intégrant le top dix lors de leur premier championnat de France au niveau Grand Prix. “Nous ne pensions pas arriver à ce niveau-là ensemble”, confie Romain. “La ponette avait déjà disputé des championnats d’Europe avant que nous ne la récupérions en location, mais de mon côté, je n’avais encore aucune expérience sur des épreuves d’un tel niveau technique. Fin 2014, elle était encore très en forme du haut de ses seize ans, et nous nous entendions si bien que les propriétaires m’ont offert une dernière année avec elle. L’année 2015 a été assez chargée pour moi entre mon entrée au lycée, ma dernière année avec Klockeen et mon passage à cheval, avec pour objectif d’intégrer le circuit Juniors. C’était compliqué car il fallait être présent sur tous les différents circuits.”



Une brillante arrivée sur la scène internationale

Défi relevé haut la main par Romain cette année-là, puisqu’il parvient à se qualifier pour les championnats d’Europe Poneys à Malmö, en Suède, sa dernière échéance avec la généreuse ponette. “Ces Européens (courus en individuel, ndlr) ont été mon premier championnat international, mais aussi ma dernière compétition avec Klockeen, et ils avaient une saveur particulière. Je savais d’avance que nous n’y allions pas pour gagner car nous n’étions pas assez performants en dressage. Nous avons donc déroulé une reprise correcte, notée aux alentours de 63%, et s’en sont suivis deux sans-faute sur le cross et le saut d’obstacles. Nous avons terminé seizièmes, ce qui était plutôt un bon résultat.”

En 2016, Romain a la chance de récupérer son premier cheval “à lui” : Enzo van’t Vennehof (BWP, Triomphe de Muze x Joyrider), anciennement passé sous les selles de Guillaume Pucci, Gireg le Coz et le grand Nicolas Touzaint. “Ma première saison avec Enzo sur le circuit Juniors s’est vraiment bien passée et s’est même soldée par une sélection pour les championnats d’Europe Juniors, qui a été une grande surprise vu notre courte expérience”, relate le cavalier. Pour cette première expérience avec la veste bleue, le couple repart avec une médaille d’argent par équipes après avoir réalisé le meilleur score de dressage de l’équipe de France. L’année d’après, c’est Unétoile de la Serre (SF, Quaprice Bois Margot x Paladin des Ifs) qui fait son arrivée dans le piquet de chevaux de Romain, afin d’épauler Enzo sur le circuit Juniors. Alors âgée de neuf ans, la belle alezane et son pilote trouvent assez vite le chemin du succès, leur permettant de se qualifier pour les Européens Juniors, desquels ils repartent avec la médaille de bronze par équipes autour du cou. Au mois de septembre, Romain enchaîne même avec le titre de champion de France Juniors, en selle sur Enzo van’t Vennehof. Pour couronner l’année, le jeune pilote récupère également Unesco de Tael (SF, Cardero x Balkan du Roc), propriété de Gwenaëlle Lebreton, se retrouvant ainsi avec une cavalerie bien fournie pour aborder sa première saison sur le circuit Jeunes Cavaliers.

Unétoile et Unesco, qui ont marqué la carrière de Romain, continuent de partager son quotidien encore aujourd’hui. “C’est avec ma fidèle Unétoile que je peux aujourd’hui courir les plus grosses épreuves”, précise Romain. “Dès que nous l’avons récupérée, nous avons tout de suite voulu approfondir ses bases en dressage, d’autant qu’elle a une attitude très basse naturellement. Elle est puissante et a de jolies allures, mais peut être compliquée car elle est assez dure dans la bouche. Notre première saison s’est passée à merveille, même si j’ai eu un peu de mal à la comprendre au début. Au fur et à mesure des années, plus la jument prenait de la condition et de la force, plus elle devenait délicate, ce qui allait de pair avec l’augmentation de la technicité de nos épreuves. Ce que j’aime le plus chez Unétoile, c’est qu’elle ne dira jamais non et sera toujours volontaire! Elle a des ressources inépuisables. Sur le cross, elle ne s’arrêtera jamais, et franchira n’importe quel obstacle. Sur l’hippique, elle peut être un peu plus délicate. C’est assez marrant parce qu’à la maison elle est très chaude, si bien que nous ne sautons jamais, alors qu’en concours, elle est très attentive et je peux lui demander n’importe quel contrat de foulée. Elle a un mental incroyable, c’est une vraie guerrière. Je ne sais pas si c’est la jument de ma carrière, on le saura dans quelques années, mais des chevaux comme elle, j’espère en rencontrer d’autres!” Romain mise également sur Unesco de Tael pour l’avenir. “En trois ans, nous avons parcouru beaucoup de chemin ensemble. C’est un cheval sur lequel je vais pouvoir compter. À l’heure actuelle, nous avons couru des épreuves jusqu’au niveau Pro 1 et CCI 3*-S, sur lesquelles il est déjà très performant. Je compte sur lui pour mon dernier championnat de France Jeunes Cavaliers au Haras du Pin.”

Intégrant le circuit Jeunes Cavaliers en 2017, Romain se sépare d’Enzo Van’t Vennehof mais renforce son piquet de chevaux avec l’arrivée de Sahib Fontanelle (AA, Quatar de Plapé x Quartz de Frély), et Dexter (Z, Dulf van den Bisschop x Andiamo), un hongre de sept ans confié par Georges Riccio, un ami de longue date de la famille Sans et parrain de Romain. “Dexter est un peu le chouchou de la famille. C’est un cheval particulier, dont on a du mal à limiter le potentiel car il nous surprend de jour en jour ! À son arrivée, on a trouvé qu’il avait une belle technique à l’obstacle, mais on ne l’imaginait pas performant dans des épreuves à 1,30m, alors qu’il enchaîne désormais un parcours à 1,40m avec aisance. De la même façon, en dressage, il n’était pas du tout au point, et il est désormais le meilleur dresseur de mes écuries ! C’est un cheval en constante évolution, avec lequel j’espère pouvoir courir des épreuves Pro 1, Pro Élite et des CCI 4*-S”, précise Romain.

Associé à Unétoile de la Serre, Romain a participé à ses premiers championnats d’Europe Jeunes Cavaliers à Fontainebleau en 2018. © Scoopdyga



Un premier titre international en or à Fontainebleau

Au dernier CCI 2*-L de Marnes-la-Coquette, Romain a effectué son deuxième concours international avec Dakodack de Tael, une de ses jeunes et prometteuses recrues.

© Éric Knoll

Romain et Unétoile continuent d’être tout aussi performants en 2018 sur des épreuves Pro 2, Pro 1 et CCI 3*-L, ce qui leur vaudra d’être sélectionnés pour les championnats d’Europe Longines de Fontainebleau, organisés par GRANDPRIX Events. “Je ne pensais pas être pris dans l’équipe car c’était seulement ma première année chez les Jeunes Cavaliers. Nous avons gagné l’or par équipes et j’ai terminé septième en individuel, devant le public français en plus. C’est certainement l’un de mes plus beaux souvenirs”, raconte le pilote, qui collectionne déjà un petit paquet de breloques.

À partir de 2019, Romain, de plus en plus présent sur la scène internationale, est régulièrement appelé aux honneurs avec ses différents chevaux. Ces performances l’amènent de nouveau à porter la veste bleue pour représenter la France aux championnats continentaux Jeunes Cavaliers de Maarsbergen. “C’était différent de l’année précédente à Fontainebleau, car Victor (Levecque, ndlr) et moi étions devenus les piliers de l’équipe, après les départs de Victor Burtin et Thaïs Méheust dans le circuit Seniors. À nouveau, Unétoile a répondu présente pour ce rendez-vous, et nous avons signé la meilleure performance française en individuel en terminant cinquièmes. Et surtout, nous avons décroché l’argent par équipes!” Au mois de septembre, Romain et Unétoile prennent également part à leur premier CCI 4*-S, à Waregem, en Belgique, où ils se classent dix-huitièmes sur quatre-vingt-deux. “Nous aurions pu être meilleurs, mais j’avais pris la décision de ne pas trop faire galoper ma jument sur le cross. Nous étions simplement venus pour prendre de l’expérience, c’était la fin de saison et nous n’avions aucune échéance à venir pour la fin de l’année”, relate le jeune cavalier. À l’automne, il complète son piquet de chevaux avec deux jeunes recrues : Dakodack de Tael (SF, Nouma d’Auzay x Balkan du Roc), tout juste sorti du circuit Jeunes Chevaux sous la selle de son père, et Oracle de Champenotte (BWP, Eldorado de Hus x Obourg), un massif cheval belge de six ans. “Dakodack appartient également à Gwenaëlle Lebreton, la propriétaire d’Unesco”, explique Romain. “C’est un cheval un peu tardif et délicat, notamment sur le plat, mais il progresse énormément. Sur le cross, il est vraiment dans son élément et c’est un guerrier! J’ai hâte de voir comment il va évoluer, il n’a que sept ans pour le moment. Oracle, quant à lui, a désormais six ans et nous continuons de le former avec mon père. Je pense qu’il sera performant au niveau national et dans des formats courts. Avec son modèle, il risque d’être un peu trop massif pour être tout à fait à l’aise sur les formats longs.”

L’année 2020 n’a pas démarré sous les meilleurs auspices pour le Tricolore. Victime d’une mauvaise chute de cheval à la fin du mois de février, Romain s’est fracturé la clavicule peu de temps avant le Grand National de Saumur où il devait courir sa première épreuve Pro Élite avec Unétoile. “Nous avons repris les CCI 4*-S en juillet à Marnes-la-Coquette, puis au Pin en août, et tout s’est bien passé”, raconte le cavalier, qui a profité du confinement lié à la Covid-19 pour se remettre progressivement à cheval. “Nous sommes en train d’acquérir de l’expérience à ce niveau et nous nous préparons à intégrer le circuit Seniors.” Prochain objectif? Son dernier championnat de France en tant que Jeune Cavalier.

Romain Sans est un cavalier plein d’ambitions. Représenter la France dans les plus grands rendez-vous internationaux est l’objectif suprême. “Je rêve de représenter l’équipe de France chez les Seniors, de disputer des Coupes des nations, des championnats d’Europe et des mondiaux. Et comme tout cavalier, je rêverais de participer aux Jeux olympiques. Je ne pense pas que ce soit le championnat le plus technique de ma discipline, mais c’est une compétition mythique. Rien que d’y participer serait une magnifique expérience à vivre. Bien sûr, je garde en tête qu’avec le passage aux équipes de trois cavaliers (d’après le nouveau règlement olympique, ndlr), la concurrence va être beaucoup plus rude pour être sélectionné!”

Si les championnats internationaux le font rêver, Romain a d’abord comme objectif de participer à un CCI 5*, notamment celui de Burghley, le plus mythique à ses yeux. “J’ai vu mon père monter là-bas trois fois. Ça me fait rêver et me donne envie de disputer les plus gros cross du monde ! J’espère que j’aurais un jour un cheval capable de courir les CCI 5* de Burghley ou de Badminton”, confie le Tricolore. “J’ai déjà fait la reconnaissance du cross de Burghley quand j’étais plus jeune, et c’est loin d’être une promenade de santé ! Il dure douze minutes, alors que je suis habitué à en faire huit maximum! (Rires) J’espère pouvoir être capable de courir un CCI 5* un jour et d’avoir le cheval pour. Je me rassure en me disant que même Thomas Carlile n’a encore jamais couru de CCI 5*, alors que c’est clairement l’un des meilleurs cavaliers français!”

À l’aube d’entrer dans la cour des grands, Romain sait qu’il peut compter sur son piquet de chevaux pour les prochaines échéances internationales, notamment sur Unétoile et Unesco, ses deux chevaux de tête. “Pour être parfaitement honnête, j’aurais préféré connaître Unétoile plus tard dans ma carrière”, avoue le jeune homme. “C’est une véritable jument de haut niveau. Elle a douze ans aujourd’hui, je sais qu’elle a encore de belles saisons devant elle, et elle m’a déjà permis de me propulser sur le devant de la scène, mais j’aurais aimé pouvoir profiter davantage de cette jument incroyable sur le circuit Seniors. J’aurais pu lui offrir une longue carrière au plus haut niveau. Je m’estime déjà très heureux d’avoir une telle jument.”

À côté de ça, Romain pense également à la formation de jeunes chevaux, qu’il sait nécessaire afin de perdurer à haut niveau. “C’est véritablement la spécialité de mon père, qui s’occupe des jeunes chevaux depuis toujours. Je sais que si je veux me lancer là-dedans, il sera là pour m’épauler. C’est une idée que je garde dans un coin de ma tête pour le moment. Je suis conscient que si l’on souhaite avoir d’excellents chevaux de haut niveau sans être riche, il faut les former dès leur plus jeune âge!”, sourit-il.

Chez les Sans, les chevaux et la famille vont de pair. Si le fils aîné de Carole et Eddy, Guillaume, a choisi de se tourner vers la médecine, mettant son amour des chevaux de côté, le cadet trace d’ores et déjà sa voie pour reprendre les rênes de l’écurie familiale et marcher sur les traces de son père. Avec sa rigueur et son sang-froid à toute épreuve, Romain Sans a désormais toutes les cartes en main pour devenir un acteur majeur du concours complet tricolore !

Aux côtés de la regrettée Thaïs Méheust, Victor Burtin et Victor Levecque, Romain Sans a été sacré champion d’Europe par équipes à Fontainebleau en 2018. © Scoopdyga

Cet article est paru dans le dernier numéro du magazine GRANDPRIX (n°120).