“Après l'euphorie de Rio, nous avons tous connu une descente difficile”, Philippe Rozier (partie 2)

Alors que son talentueux frère Thierry a annoncé début octobre son retrait du haut niveau, Philippe Rozier a lui décidé de rempiler pour quatre années supplémentaires. Après avoir publiquement fixé les Jeux olympiques de Tokyo comme son dernier grand rendez-vous, le quinquagénaire se lance désormais à la conquête de Paris 2024, stimulé notamment par la qualité de ses prometteurs LeCoultre de Muze et Night Light van’t Ruytershof. Quatre ans après la précieuse médaille d’or des JO de Rio de Janeiro, qui fut vraisemblablement difficile à digérer pour tous ses protagonistes, le Bacot est donc déterminé à retrouver sa place dans le collectif de Thierry Pomel. Rappelons qu’il n’a plus revêtu sa veste bleue depuis l’édition 2017 du CHIO d’Aix-la-Chapelle, où il avait scellé l’abandon de l’équipe de France dans la Coupe des nations, ce qui lui avait valu bien des critiques... Quels que soient les sujets abordés, Philippe, rencontré dans le cadre de la Grande Semaine de Fontainebleau, n’a éludé aucune question.



En 2017, associé à Rahotep de Toscane, Philippe Rozier avait abandonné dans la seconde manche de la Coupe des nations d’Aix-la-Chapelle, ce qui lui avait valu un flot de remontrances.

© Scoopdyga

En juillet 2017, votre abandon, juste avant le dernier obstacle en seconde manche de la Coupe des nations d’Aixla-Chapelle, qui avait entraîné l’élimination de l’équipe de France puisque Cédric Angot n’avait déjà pas pu repartir avec Saxo de la Cour (SF, Dollar dela Pierre x Jalisco B), avait suscité des questions, sinon de l’incompréhension. Sélectionneur des Bleus à l’époque, Philippe Guerdat avait publiquement exprimé son mécontentement, jugeant cette décision sportivement incompréhensible et inadmissible vis-à-vis de l’équipe de France. Avec le recul, quel regard portez-vous là-dessus? 

Cette histoire m’a beaucoup énervé... Philippe Guerdat m’a complètement descendu après ça... Il était très énervé, et n’arrêtait pas de me dire qu’on n’a pas le droit d’abandonner dans une Coupe des nations. Ce jour-là, j’étais en train de casser Rahotep, et je me suis arrêté pour le préserver (le couple avait effectué une volte puis concédé deux fautes, ndlr). Les gens l’interprètent comme ils le veulent, je n’en ai rien à foutre! La même année, quand Malin Baryard-Johnsson (avec Cue Channa 42, ndlr) et Lorenzo de Luca (avec Armitages Boy, ndlr) ont abandonné lors de la finale par équipes des championnats d’Europe de Göteborg, personne ne leur a rien reproché (ces abandons n’avaient toutefois déclassé ni la Suède, médaillée d’argent, ni l’Italie, huitième)... Philippe Guerdat lui-même a déjà abandonné dans une Coupe (ce que l’intéressé dément formellement, ndlr)! Oui, je suis fautif, car j’ai très mal monté ce jour-là. Je l’assume à 100%. Mais j’ai abandonné parce que j’avais trois fautes au compteur, que l’équipe était déjà dernière, et que j’étais en train de flinguer mon cheval. S’il arrivait la même chose à Steve (Guerdat, ndlr) demain, il s’abstiendrait pour préserver sa monture. Mes relations avec Philippe se sont distendues après cet événement... En soit, il avait raison sur le fond: il ne faut pas abandonner dans une Coupe des nations. Mais je l’ai fait pour protéger mon cheval. En plus, il avait choisi Saxo de la Cour (plutôt que Qadillac du Heup, la jument de Bernard Briand-Chevalier, qui s’était d’ailleurs irrémédiablement blessée dans le Grand Prix trois jours plus tard, ndlr), alors que le cheval était physiquement mal en point depuis la veille (le couple avait écopé de quatre points en première manche et n’était pas reparti en seconde, avant d’opérer une pause de trois mois, ndlr)... Avec le recul, je ne regrette rien, et si je devais revivre une telle situation demain, je referais la même chose. J’assume! 

Quelles sont vos relations avec Thierry Pomel, devenu sélectionneur national, et Henk Nooren, formateur des équipes de France? 

Excellentes! J’avais déjà de bonnes relations avec Henk du temps où il était entraîneur puis sélectionneur (entre 2009 et 2012, ndlr), et il m’avait déjà fait progresser à l’époque. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup, que je respecte, et je pense que c’est réciproque. Sa vision et celle de Barnabas Mandi (formateur en charge du dressage, ndlr) nous permettent de travailler les bases, notamment sur le plat. Quant à Thierry, il faisait déjà du bon travail lorsqu’il était l’adjoint de Philippe Guerdat. Le binôme fonctionne bien. 

Il y a quatre ans, vous avez été sacré champion olympique à Rio de Janeiro avec l’équipe de France. Depuis, entre déménagements, changements de propriétaires, blessures, ventes et départs de chevaux, les carrières de Pénélope Leprevost, Kevin Staut et Roger-Yves Bost, de même que la vôtre, n’ont pas été de longs fleuves tranquilles... Comment avez-vous vécu cette période post-olympique? 

Nous avons tous connu une descente difficile après avoir baigné dans l’euphorie, et avons mis du temps à digérer ce titre. Je m’étais beaucoup protégé en amont et tellement concentré sur l’avant et le pendant que je n’ai jamais réfléchi à l’après... J’avais tout prévu - c’étaient mes cinquièmes JO (les troisièmes en tant que titulaire, ndlr) -, sauf ça. Avec le recul, la gestion de cette période post-JO est la seule chose que je changerais. De plus, nous avons mal exploité cette médaille. La communication a été extrêmement mal gérée. Les sept autres champions olympiques français de Rio (y compris ceux de concours complet, ndlr) et moi nous accordons tous là-dessus. De fait, nos médailles n’ont rien changé à nos vies (en termes de médiatisation et mécénat, notamment, ndlr). Deux titres olympiques, ce n’est pas rien, surtout que nous nous sommes tous battus très dur pour les arracher et que la France n’en avait gagné que dix à Rio... Par exemple, Estelle Mossely et Tony Yoka, médaillés en boxe et en couple dans la vie, ont réussi à rebondir en racontant une histoire qui a intéressé les gens à leur discipline (avec un effet favorable sur le nombre de licenciés de la Fédération française, ndlr). On m’a peut-être mis un peu plus en avant que les autres au début car il y avait une belle histoire à raconter vis-à-vis de mon père (Philippe a été médaillé d’or par équipes quarante ans après Marcel, en 1976 à Montréal, ndlr) - ce qui m’avait presque gêné pour les autres car notre médaille était collective -mais ça n’a duré que quelques jours. Bref, je trouve que la communication après les JO n’a pas été à la hauteur. Même des dirigeants de club m’ont fait part de leur déception, pensant que ces médailles attireraient de nouveaux licenciés.

Généralement, les athlètes se montrent frileux à l’idée de parler de leurs creux sportifs, de leur gestion de l’échec, voire des dépressions qu’ils peuvent traverser après des moments intenses de gloire. Ces situations sont pourtant inévitables et normales, qui plus est dans votre sport où les carrières sont longues. Comment parvenez-vous toujours à rebondir et vous remotiver? 

À partir du moment où vous êtes bien dans vos baskets et que votre vie vous convient, vous parvenez toujours à sortir la tête de l’eau. Il faut s’accrocher à ce que l’on a de meilleur dans la vie. Évidemment, ma famille, en l’occurrence mes filles, sont mon principal moteur. Quand ça ne va pas, il faut aussi repenser à tout le chemin déjà parcouru et prendre conscience de la chance que l’on a. J’ai vécu des épisodes vraiment pas drôles dans ma vie: j’ai vu des chevaux périr dans les flammes sans pouvoir rien faire (lors d’un terrible incendie survenu le 1er septembre 2001 dans les écuries familiales de Bois-le-Roi, ndlr), j’ai perdu ma mère très tôt (d’une tumeur au cerveau, détectée juste avant les Jeux olympiques de Los Angeles, en 1984, ndlr)... Même si j’ai beaucoup de défauts, je ne suis pas du genre à me plaindre car tout cela m’a forgé. Et encore une fois, j’ai conscience d’être un privilégié. Comme je le dis souvent, j’ai aussi eu la chance de tomber sur mon père!



“À quatre-vingt-quatre ans, mon père se porte comme un charme!”

Après plus de huit ans de collaboration et un titre olympique par équipes en 2016, Maud Ligouzat, groom de Philippe Rozier, a décidé de passer à autre chose.

© Sportfot

Avez-vous déjà fait appel à un préparateur mental ou psychologue? 

Oui, j’ai eu la chance de croiser David Corona, un préparateur mental qui collabore avec de nombreux cavaliers. Un peu plus d’un an avant les JO de Rio, je cherchais quelqu’un pour m’aider à trouver des réponses, car je n’étais pas sûr d’être capable de me relancer à très haut niveau. J’ai vu David par hasard à la télévision, et il s’est avéré formidable. De toute façon, j’essaie de m’entourer au maximum de gens positifs. 

Maud Ligouzat, votre fidèle groom, qui était à vos côtés depuis huit ans, a récemment décidé de quitter son poste pour travailler auprès d’enfants. Quel rôle avait-elle dans votre système? 

Elle avait la première place! Maud était comme mes yeux. Elle a joué un grand rôle dans ma réussite, ces huit dernières années. Dès qu’elle est arrivée chez moi, alors qu’elle avait très peu d’expérience, elle m’a impressionnée car elle ne comptait pas ses heures. Elle était profondément passionnée de chevaux. S’il avait fallu dormir toute une nuit dans un box avec Rahotep, qui était son bébé, elle l’aurait fait! Je la sentais fatiguée ces derniers temps, donc j’essayais de la ménager en alternant les déplacements avec Angèle, ma deuxième groom, afin qu’elle reste le plus longtemps possible. Ceci dit, elle a eu raison d’entamer un nouveau chapitre de son existence et de s’occuper de sa vie personnelle. En guise de cadeau de départ, Christian Baillet et moi lui avons offert une saillie de Rahotep! Je lui souhaite sincèrement beaucoup de bonheur, et elle sait que mes portes lui seront toujours ouvertes. 

Comme les éleveurs, propriétaires, vétérinaires, chefs de piste et tous ceux qui œuvrent dans l’ombre au bon fonctionnement du sport, les grooms sont encore trop peu associés au succès d’un cavalier et de ses chevaux. Comment remédier à cela? 

Je pense que c’est le rôle du cavalier. Aujourd’hui, les mettre à l’honneur ne coûte rien, d’autant que les canaux de communication se sont élargis. Ces gens-là sont aussi passionnés et essentiels que nous, et c’est la moindre des choses. 

Vous avez récemment officialisé votre relation avec Mathilde Couturier, une jeune cavalière française qui concourt jusqu’en CSI 2*. Pouvez-vous un peu nous parler de votre rôle professionnel auprès d’elle? 

Elle s’entraîne effectivement à la maison depuis quelque temps et monte régulièrement en compétition à 1,45 m. Elle n’a pas d’ambition sportive professionnelle car elle poursuit ses études de droit, afin de devenir avocate spécialisée dans le milieu équin (après trois ans en médecine, ndlr). D’ailleurs, ce n’est pas une mauvaise idée car c’est un secteur intéressant.

Quid de votre fille Laura? A-t-elle envie de suivre les pas de son père, de son oncle et de son grand-père? 

Je ne le lui conseille pas, pour la simple, bonne et première raison que j’ai moi-même souffert de cette étiquette de “fils de”, quoi qu’on en dise. C’est compliqué d’hériter d’un nom de famille connu. Laura, qui a seize ans, est passionnée et se met bien assez de pression sans cela, donc je l’encourage simplement à prendre du plaisir! Pour l’instant, elle dit ne pas avoir envie de devenir cavalière professionnelle et se concentre sur l’école. Être professionnel est devenu un métier très dur, qui nécessite beaucoup d’investissements, laisse peu de place à la vie familiale, oblige à des déplacements incessants, etc.

Comment va votre père Marcel? 

À quatre-vingt-quatre ans, il se porte comme un charme! C’est un dur à cuire, physiquement et mentalement, et il ne lâche rien. Il a même mis du temps à nous transmettre le flambeau. Il est toujours aussi passionné. C’est d’ailleurs cela qui le tient debout. J’espère qu’il va rester parmi nous le plus longtemps possible parce qu’il sera difficile de prendre la relève... Il a marqué l’histoire des sports équestres.

Philippe et Thierry Rozier, ici accompagnés d’Alain Jufer et Christophe Ameeuw lors de l’édition 2019 du Longines Masters de Lausanne, ont occupé, l’un après l’autre, une place importante en équipe de France.

© RB Presse



“Je n’ai jamais été jaloux et je ne me suis jamais mis en concurrence avec Thierry”

Où en est votre relation avec votre frère Thierry, qui vous a un peu succédé en équipe de France ces dernières années? Sans vouloir créer de polémique, on a le sentiment d’une rivalité pas toujours facile à gérer, pour l’un comme pour l’autre…

Honnêtement, je pense que cela a été plus difficile pour Thierry que pour moi, et je pense qu’il est passé à côté de pas mal de choses à cause de ça. Et ce n’est pas un reproche. Quand il a annoncé son retour à la compétition après dix ans d’absence, en 2016, j’étais très heureux pour lui parce que c’est génial. Cependant, je trouve dommage qu’il ait attendu tout ce temps pour se relancer, surtout si c’est ma médaille qui l’a convaincu. Thierry est au moins aussi doué et bosseur que moi, et il aurait dû avoir la même carrière. Aujourd’hui, son palmarès ne reflète pas ses qualités, ce qui est dommage. Quand il a arrêté la compétition, à l’époque, personne ne l’a obligé à quoi que ce soit. Il le justifie souvent par son émotivité, mais nous sommes tous émotifs dans la famille! Je trouve qu’il joue parfois un peu trop là-dessus. À vrai dire, je crois qu’il ne trouvait pas sa place. C’est d’autant plus dommage qu’il a travaillé avec des gens importants, qui n’attendaient - j’en suis sûr - que de le voir remonter! En revanche, j’ai très peu apprécié que des gens se permettent de donner leur avis et mettent leur grain de sel dans des histoires familiales qu’ils ne connaissent pas... Mon père n’a jamais fait de différence entre ses trois fils, et Thierry a eu les mêmes chances de réussite que Gilles et moi. Lire que j’étais “l’élu de la famille”, ce qu’avait dit Philippe Guerdat dans un entretien, m’a beaucoup blessé et royalement énervé. Je n’ai jamais été jaloux et je ne me suis jamais mis en concurrence avec Thierry, et lui non plus. Comme dans toutes les relations, nous avons des désaccords. Par exemple, passer toutes ses journées sur Instagram à plus de cinquante ans me dépasse un peu... Quand tu es au fond du trou, ce ne sont pas tes abonnés qui vont te relever… d’autant que les mêmes peuvent te déglinguer deux jours plus tard! Les réseaux sociaux sont dangereux, et il devrait davantage s’en protéger. 

L’évolution du saut d’obstacles, que certains jugent pervertis par l’argent, suscite de nombreux débats. Quel regard portez-vous sur ces questions? 

Je ne suis pas pour que l’argent prenne le dessus. Je veux encore croire à des histoires comme celle de Pierre Durand et Jappeloup (sacrés champions olympiques en 1988 à Séoul, ndlr), mais je crains qu’elles ne puissent plus exister. Pour ainsi dire, notre sport s’apparente aujourd’hui à de la Formule 1 alors qu’il ressemblait à du karting il y a trente ans. Pour percer, un cavalier de haut niveau a besoin de sponsors et de mécènes. Il faut malheureusement l’accepter, car le système a irrémédiablement basculé. Toutefois, les trente meilleurs mondiaux sont tous des cavaliers qui se sont construits par leur travail et leur talent, et qui sont souvent “partis de rien”. Il y a heureusement cette notion d’équilibre.

Plus précisément, que pensez-vous du système d’invitation en CSI? 

Je suis évidemment contre le fait de devoir acheter une table VIP pour pouvoir monter en concours, mais il est aujourd’hui difficile d’aller à contre-sens car ce système s’est énormément développé. Sans l’argent qu’injectent quelques grandes fortunes, notre sport serait mort.

La notion de bien-être animal a de plus en plus de résonnance dans le débat public, et les militants animalistes semblent de plus en plus influents. Les règlements de la Fédération équestre internationale (FEI) ont évolué, dont ceux concernant les guêtres postérieures ou les traces de sang sur les éperons. Tout cela va-t-il selon vous dans le bon sens? 

Oui, et la FEI fait son possible pour limiter les dérives. Nous devons conserver une belle vitrine de notre sport, car nous ne sommes pas à l’abri que l’on vienne nous dire d’arrêter de faire sauter des obstacles à des chevaux qui ne l’ont pas choisi. Il suffit d’écouter l’opinion publique sur les cirques, dont certains sont désormais interdits (en particulier ceux qui exploitent des animaux sauvages, ndlr)! Aujourd’hui, il en va de la protection animale comme de l’écologie: ce sont des sujets devenus importants alors que tout le monde s’en foutait il y a quelques années. Avant, on pouvait jeter un papier par la fenêtre sans faire attention!

Nos sociétés font face à de nombreux défis, dont la lutte contre le dérèglement climatique. Êtes-vous sensible à ce sujet? 

Le problème du dérèglement climatique est qu’il est mondial, mais que beaucoup de pays s’en foutent complètement. La Covid19 a au moins servi à une chose: pendant plusieurs mois, la planète a pu respirer et les animaux sont ressortis. Des dauphins sont même revenus dans Venise! 

Vous arrêterez-vous après les JO de Tokyo comme vous l’aviez annoncé en 2016 ou bien allez-vous continuer à vous battre jusqu’à ceux de Paris 2024?

J’aimerais continuer jusqu’aux Jeux de Paris, d’autant que ceux de Tokyo risquent d’être annulés... Aujourd’hui, je me projette un peu plus loin car j’ai les chevaux pour poursuivre et achever ma carrière, notamment LeCoultre et Night Light. Toutefois, je ne veux pas faire de la résistance, et je raccrocherai mes bottes si mes écuries se vident d’ici-là. J’ai touché le plafond à Rio et j’ai écrit mon histoire. J’ai fait ce que j’avais à faire! Et j’ai des tas de projets en tête pour l’avenir! 

Pouvez-vous en dévoiler quelques-uns? 

Je suis d’abord très investi dans la modernisation du stade équestre du Grand Parquet de Fontainebleau, qui sera une superbe base arrière pour les Jeux de Paris. Les retours sur les récents travaux qui y ont été effectués sont excellents, ce qui nous pousse à poursuivre nos efforts! En tout cas, je défendrai toujours ma région. Quand j’arrêterai de monter, je ne m’effacerai pas du secteur équestre pour autant. D’ailleurs, on peut regretter qu’aucun grand cavalier français, après avoir achevé sa carrière, n’ait réussi à s’imposer dans les affaires à un haut niveau. En France, bien que nous ayons douze CSI 5*, nous n’avons pas de Jan Tops ou de Paul Schockemöhle, alors que nous disposons de toutes les forces nécessaires. Heureusement que nous avons des entrepreneurs comme Sylvie Robert (présidente de GL events Equestrian Sport, organisatrice d’Equita Lyon et du Saut Hermès au Grand Palais) ou Vincent Goehrs (éditeur de GRANDPRIX et organisateur des LONGINES DEAUVILLE, Fontainebleau et Cabourg Classic, ndlr), qui organisent de très beaux concours et qui permettent à la filière de se moderniser.

Cet article est paru dans le dernier numéro du magazine GRANDPRIX (n°121).