Stéphane Cheval, profession courtier équin

À vingt ans, Stéphane Cheval fait partie des plus jeunes courtiers de chevaux de sport français. Actuellement basé au Haras de la Coudrière, à Ardentes, à quinze kilomètres au sud de Châteauroux, en région Centre-Val de Loire, Stéphane sillonne la France pour dénicher les perles rares du saut d’obstacles et faire l’intermédiaire entre les acheteurs et les vendeurs.



Un professionnalisme précoce

“Je voulais travailler avec les chevaux, mais pas forcément dans le commerce. À dix-sept ans, durant mon année de Bac pro conduite et gestion de l'entreprise hippique (CGEH), alors que j’étais sur un concours de saut d’obstacles, j’ai repéré deux chevaux avec un bon potentiel. Désirant les travailler, j’ai proposé à leur propriétaire de les laisser en dépôt-vente au sein de mon lycée. La vente s’est ensuite bien déroulée et m’a propulsé dans le commerce !”, débute Stéphane Cheval. “Mon jeune âge peut déstabiliser mais je déploie beaucoup d’énergie pour être pleinement attentif et toujours sur le terrain pour connaître les besoins des acheteurs et clients. D’ailleurs, la devise de ma société est Être à votre écoute, Notre métier. En dehors de mes tournées en France, je consolide mon réseau de contacts, sélectionne les annonces et organise des lots d’achat ou de vente. Je collabore à la réalisation de deux à cinq ventes de chevaux par mois.”

“Commercer avec des marchands correspond à 60% de mon activité”

“Je travaille avec deux écuries de commerce partenaires, l’Écurie Jimmy Jean, basée à Avignon, et l’Écurie Maxime Saint-Cricq, installée à Créon, proche de Bordeaux. J’ai également une cavalière partenaire, Camille Delbecq du Haras de La Pelois à Saint-Martin-des-Monts (Sarthe). Commercer avec des marchands correspond à 60% de mon activité. J’ai aussi un partenariat avec une écurie de commerce en Italie. L’année prochaine, je vise les États-Unis et leur marché du cheval Hunter, même si le commerce international est actuellement un peu plus compliqué avec les mesures sanitaires de l’épidémie Covid19.”

L’autre partie de l’activité de Stéphane est orientée vers les particuliers qui souhaitent trouver un cheval pour concourir en Amateurs. Dans ce cas, le budget se situe entre quinze mille et cinquante mille Euros. “S’il m’arrive fréquemment de vendre à des professionnels des lots de chevaux sur vidéo, je ne conseille pas par contre cette méthode aux particuliers. Il est préférable d’organiser un essai en présentiel, de voir si l’alchimie se fait. De toute manière, l’animal, avec son caractère et ses capacités, doit être toujours au cœur de nos préoccupations. Même si les enjeux sont différents, je prends autant de plaisir à collaborer avec des marchands de chevaux qu’avec des particuliers.”




Un boost nommé Paul Schockemöhle

“Cette année, j’ai passé huit mois chez Paul Schockemöhle (une gigantesque et réputée écurie de commerce, de sport et d'entraînement, ainsi que le plus gros étalonnier d’Allemagne, ndlr). Je travaillais à Neustadt-Glewe, dans la région de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Je présentais les chevaux aux clients et j’avais un important piquet à gérer, jusqu’à parfois une trentaine de chevaux par semaine. Cela m’a apporté une très grande capacité d’adaptation et une expérience extrêmement enrichissante. J’ai également pu continuer à étoffer mon carnet d’adresses et ainsi amener des clients allemands en France. J’ai pu vendre en outre onze jeunes chevaux d’avenir à Evan Sombardier, gérant de Stable Es Jump, et huit jeunes chevaux à Maxime Saint-Cricq. D’ailleurs, J’adore – un entier de quatre ans (Holst, Je T’aime Flamenco x Chacco Blue) que j’avais vendu à Maxime – a été revendu ce mois-ci par l’intermédiaire de Vincent Lesot, de l’Écurie VL'Jump, au cavalier international italien Antonio Maria Garofalo.”




Un futur multiple

“Je me suis lancé parallèlement dans l’élevage”, conclut enfin Stéphane Cheval.  “J’ai croisé dans un premier temps mon ancienne jument de concours, Uissouris du Bechet (SF, l’Arc de Triomphe x Sarastro), avec Toby de Longa (AA, Laurier de Here x Vexillum Regis). Le poulain, premier produit de mon élevage, se nomme Kingdom de La Coudrière. Cette année, j’ai fait saillir Uissouris par Chellsini Z (Zang, Chellano Z X Cassini I). Je garde aussi en tête la possibilité d’une carrière sportive. Je bouillonne d’idées !

Pour plus d’infos :
HDLC - Écurie de courtage en France et en Europe
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Haras de la Coudrière
Stéphane Cheval
06 38 11 56 22
[email protected]r