En 2020, Scott Brash aura enfin renoué avec les podiums

Sept ans après avoir occupé pour la première fois le trône de numéro un mondial puis traversé une sérieuse période de creux, Scott Brash semble avoir retrouvé de sa superbe en 2020, renouant enfin avec les podiums, notamment grâce au prometteur Hello Jefferson. Zoom sur un retour très attendu!



Hello Jefferson (ex-Jerenmias van het Hulsteinhof) a permis à Scott Brash de revenir sur le devant de la scène.

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Si elle a forcément été bouleversée par la pandémie de Covid-19, l'année 2020 a malgré tout souri à Scott Brash! Équipé d'un nouveau groupe de chevaux, sûrement plus épais et plus mature qu'il y a encore quelques années, l'Écossais a réussi à revenir à son meilleur niveau et retrouver les podiums. Pour preuve, en l'espace de douze mois, l'ancien numéro un mondial a remporté pas moins de sept épreuves internationales, dont deux Grands Prix 4* à l'Hubside Jumping de Grimaud fin août et mi-octobre. 

Pour ces deux derniers triomphes, le pilote a pu compter sur l'excellent Hello Jefferson (ex-Jerenmias van het Hulsteinhof), un hongre de onze ans qu'il monte depuis le début d'année 2018, après l'avoir récupéré des écuries de la Belge Charlotte Philippe. “Je suis ravi et enchanté du travail de Jefferson!”, avait réagi Scott Brash quelques minutes après sa deuxième victoire en Grand Prix 4*. “C’est vraiment un cheval exceptionnel, particulièrement puissant. Cela a pris un certain temps pour que l'on se mette ensemble, mais désormais, je pense que nous formons un vrai couple qui fonctionne. Nous évoluons ensemble depuis deux ans, mais il nous a bien fallu plusieurs mois avant de réellement former un couple. Mais il est brillant et très intelligent.” Ce fils de Cooper van de Heffinck et d'une mère par Irco Mena, dont GRANDPRIX avait tiré le portrait cet été, semble être bien parti pour devenir son cheval de tête! Peut-être lui permettra-t-il d'accrocher un titre en championnat ou de redevenir un jour numéro un mondial, qui sait...



Un regain qui remonte à 2019

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En réalité, ce retour aux sommets remonte même à la fin d'année 2019. Début novembre, Scott Brash avait en effet déjà décroché l'étape de la Coupe du monde de Vérone avec sa fidèle Hello M'Lady, qu'il préparait alors pour les Jeux olympiques de Tokyo, comme il l'avait confié en conférence de presse. Ce “come-back” de l'Écossais était sacrément attendu, lui qui avait régné en maître sur la planète saut d'obstacles il y a moins de dix ans. Numéro un mondial de décembre 2013 à février 2016 sans aucune interruption quasiment, il a remporté pas moins de dix Grands Prix 5* pendant ce laps de temps, notamment ceux de Genève, d'Aix-la-Chapelle et de Calgary, les trois étapes historiques du Rolex Grand Slam. Champion olympique par équipes et cinquième en individuel à Londres en 2012, il a aussi été médaillé de bronze en individuel et d'or par équipes aux Européens de Herning en 2013, et terminé troisième de la finale de la Coupe du monde de Lyon en 2014.

Il faut dire qu'à cette époque, l'Écossais pouvait compter sur son valeureux crack nommé Hello Sanctos van het Gravenhof. Blessé à répétition depuis le début d'année 2016, le fils de Quasimodo van de Molendreef, désormais âgé de dix-huit ans, est en retraite sportive depuis l'an dernier. “Malheureusement, Sanctos n’est pas éternel...”, avait-il déjà confié l'Écossais à GRANDPRIX International en juillet 2016. “Le mettre à la retraite sera un moment difficile à vivre, mais je travaille depuis toujours à construire la relève. À vrai dire, je n’ai pas trop envie d’y penser. Ce qui est sûr, c’est que ce sera un jour triste.”

Malgré ce retour sous les feux des projecteurs, Scott Brash aura tout de même vécu la perte de Bon Ami, l'un de ses premiers chevaux de haut niveau. C'est notamment grâce à ce bai, en novembre 2011, que l'Écossais a fait connaissance avec les Lords et Ladies Philip et Pauline Harris et Graham et Pauline Kirkham, qui sont devenues en quelques mois ses propriétaires et mécènes principaux. “Je rentrais tout juste des États-Unis où j’avais participé aux concours de Washington, Lexington et Toronto, remportant notamment un Grand Prix Coupe du monde avec Bon Ami (BWP, Pavarotti van de Helle x Richebourg)”, avait-il raconté à GRANDPRIX International en 2016. “Ils m’ont contacté en me disant qu’ils aimaient ma manière de monter et qu’ils souhaitaient investir dans un cheval pour me le confier.Je dois avouer que c’était plutôt une belle surprise! Ces quatre personnes ont littéralement changé ma vie.”