Kevin Staut intègre Scuderia 1918, qui devient propriétaire majoritaire de Viking d’la Rousserie

Kevin Staut avait trois mois pour trouver des investisseurs afin de pouvoir conserver Viking d’la Rousserie, avec lequel il espère décrocher de nouvelles médailles olympiques. Finalement, le pilier de l’équipe de France a en trouvé plusieurs, dont Scuderia 1918, qui devient propriétaire majoritaire de l’alezan. Ce faisant, le Normand intègre les rangs d’une belle escouade déjà composée de Daniel Deusser, Lorenzo de Luca et Giulia Martinengo Marquet en jumping, mais aussi des complétistes Michael Jung, Kevin McNab et Pietro Grandis et du dresseur Riccardo Sanavio. Aux côtés d’Emanuele Anchisi, Vivaldi Jumping, ainsi que des amis dont Philippe Léoni se sont eux aussi mobilisés pour que l’histoire du propre frère de la géniale Ratina d’la Rousserie continue à se conjuguer en bleu, blanc, rouge.



“Le fait qu’Emanuele Anchisi investisse dans Viking dès le départ de notre collaboration est un signe d’engagement fort”, déclare Kevin Staut dans un entretien exclusif consacré à cette excellente nouvelle pour l’équipe de France de saut d’obstacles. À la recherche d’investisseurs pour pouvoir conserver Viking d’la Rousserie en vue des Jeux olympiques de Tokyo, le Tricolore installé à Pennedepie, dans le Calvados, a trouvé un soutien de taille grâce à Scuderia 1918, qui s’est porté acquéreur de plus de trois quarts des parts de l’alezan. Les autres ont été achetées par Vivaldi Jumping, l’écurie de groupe dirigée par Didier Krainc, ainsi que des amis tels que Philippe Léoni, homme d’affaires et cavalier international émérite.

Soulagé de pouvoir pleinement se concentrer sur son objectif olympique, celui qui avait déjà ramené l’or par équipes de Rio de Janeiro il y a bientôt cinq ans entame également une nouvelle aventure qui va bien au-delà du simple mécénat. “Scuderia 1918 se développe encore avec l’arrivée dans ses rangs du champion olympique Kevin Staut, qui devient dès aujourd’hui un membre à part entière de notre équipe de saut d’obstacles”, se félicite ainsi la structure lancée par le visionnaire italien Emanuele Anchisi. “Avec Kevin, son crack Viking d’la Rousserie rejoint également l’équipe Scuderia 1918 et sera suivi par d’autres chevaux, qui viendront enrichir un effectif déjà composé d’excellents couples”, apprend-t-on également dans le communiqué.



“Je suis heureux de pouvoir me projeter à plus long terme avec Viking”, Kevin Staut

Et pour cause, l’équipe Scuderia 1918, créée il y a six ans, compte déjà dans ses rangs l’Allemand Daniel Deusser, homme en forme du moment et numéro deux mondial, ainsi que les Italiens Lorenzo de Luca et Giulia Martinengo Marquet en jumping. Du côté des chevaux, Scuderia 1918 Tobago Z, lauréat de six Grands Prix CSI 5* ou 4*, quatrième de la finale de la Coupe du monde Longines de Göteborg en 2019 ou encore deuxième du mythique Grand Prix du CHIO d’Aix-la-Chapelle la même année, fait figure de chef de file. On peut aussi citer Halifax van het Kluizebos, le crack de Lorenzo de Luca. En complet, l’incontestable maître allemand Michael Jung, l’Australien Kevin McNab, sixième dimanche dernier du CCI 5*-L de Lexington avec Scuderia 1918 Don Quidam, et l’Italien Pietro Grandis font eux aussi partie de l’aventure, de même que le dresseur transalpin Riccardo Sanavio. En bref, Scuderia 1918 est “l’une des équipes sportives les plus importantes du monde équestre et la première à regrouper les trois disciplines olympiques”

“Emanuele est arrivé avec un véritable plan d’investissement, des projets sportifs de dingue, un aspect lifestyle et un fort esprit cheval qui me plaît beaucoup et va attirer des gens au-delà de la simple finalité sportive. Il s’agit d’un projet vaste et qui me séduit et me motive”, se réjouit Kevin Staut dans un entretien accordé à GRANDPRIX. “Je suis heureux de pouvoir me projeter à plus long terme avec Viking, notamment en vue des Jeux olympiques de Tokyo et Paris”, déclare aussi le pilier de l’équipe de France dans une autre partie de ce même entretien, publié dans le numéro de mai du magazine GRANDPRIX, disponible en kiosques dès aujourd’hui.