La Route Eiffel 2021 n’a jamais aussi bien porté son nom !

Créée en 2018 par le Longines Paris Eiffel Jumping, en partenariat avec la Société Française des Équidés de Travail (SFET), et avec le soutien de la région Île-de-France, la Route Eiffel a vécu cette année sa troisième édition avec un circuit de randonnée rurale et urbaine, en parcourant la forêt de Fontainebleau puis le cœur de Paris. Promotions des chevaux de territoire, rencontres entre différentes cultures, le pari de la Route Eiffel a été particulièrement réussi cette année, notamment grâce au logement des chevaux au pied – littéralement– de la Tour Eiffel, pour la dernière nuit !



À la croisée des chemins équestres

Le circuit touristique dans Paris rencontre toujours un franc succès.

© Adrien Coulombeau

Si le monde du cheval est pluriel, il est encore rare de pouvoir croiser sur un même événement différentes philosophies et disciplines équestres. C’est pourtant chose faite avec le Longines Paris Eiffel Jumping, du 25 au 27 juin 2021, dont les épreuves CSI 1* et 5* ont été accompagnées par la SFET et France Énergie Animale (FEA). Si cette dernière assurait la propreté du concours avec trois races asines, le hersage de la piste principale via trois solides Percherons et traits Bretons, ainsi que le transport du public par navettes hippomobiles entre le métro et l’événement, les Associations de races de la SFET ont mis à disposition des cavaliers de la Route Eiffel qui le souhaitaient deux des neuf races de chevaux du territoire français, le Henson et le Camargue. Grâce aux participants, trois autres races locales étaient présentes : le Mérens, le Castillonnais, et le Vercors de Barraquand, reconnue depuis 2017.

“Nous avons eu le feu vert en mai dernier, il a donc fallu aller très vite”, commente Margaux Béranger, chargée de communication SFET. “Heureusement, le tracé de la randonnée avait été anticipé quelques mois avant l’autorisation, et beaucoup des participants ont souhaité renouveler leur réservation manquée de 2020. Nous sommes ravis car nous avons croulé sous les demandes ! L’événement se vivait avec deux formules, avec son propre cheval ou un confié par la SFET. Le niveau requis de minimum Galop 5 a permis une homogénéisation des participants ainsi qu’une facilité à former des couples, d’autant plus que les chevaux de territoire ont un solide mental et sont habitués à la randonnée. Nous avions à cœur de présenter et valoriser le travail des éleveurs qui offrent des chevaux rustiques et peu communs, qui sauront séduire de nombreux cavaliers.”

La Route Eiffel a rassemblé plusieurs montes et disciplines.

© Adrien Coulombeau



Entre monuments parisiens et forêt domaniale

Les chevaux ont dormi au pied de la Tour Eiffel dans la nuit de samedi à dimanche. Un logement plus qu’exceptionnel mais à propos pour la bien nommée Route Eiffel !

© Lorène Faucompré

Soixante-dix-sept couples ont répondu présents pour cette troisième édition. Accueillis dans un premier temps au sein d’une écurie de reining (Bo Ranch) en Seine-et-Marne, les cavaliers ont pu bénéficier d’une visite privée du château de Fontainebleau dès vendredi, avant de s’élancer par petits groupes sur vingt-six kilomètres au sein de la superbe forêt domaniale de la Commanderie lors de la journée de samedi. “Le tracé était parfait et les allures étaient libres, difficile de faire mieux !”, s’enthousiasme Julie, une des participantes, qui loue ici le travail des organisateurs Yves Coulombeau et Karen Fougerat. “La visite du château a été très appréciée, de même que la randonnée en forêt qui a suivi”, appuie Inès. “L’entente s’est très bien faite et il était intéressant de rencontrer tant de styles de montes et chevaux différents. Nous étions bien détendus pour affronter la suite du programme, le circuit dans Paris !”

Les chevaux ont passé la nuit dans des boxes montés pour l’occasion… tout simplement au pied de la Tour Eiffel ! “C’est une expérience incroyable, qu’on ne revivra pas de sitôt !”, s’exclame Éric. Si le public pouvait déambuler parmi les boxes et perturber les chevaux en journée, des vigiles ont néanmoins surveillé la nuit pour la sérénité de tous. Dimanche matin, les cavaliers ont effectué un parcours touristique de près de cinq heures, accompagnés par la Police. “Nous étions très bien encadrés par la Police à cheval, à pied et en scooter”, approuve Perrine, venue de Lille avec son amie Inès. “Nous étions près de quatre-vingt cavaliers, ce qui reste stressant, mais les conditions étaient néanmoins optimales, y compris la météo qui n’a concédé qu’une petite pluie fine intermittente au lieu des orages annoncés. Le rythme était soutenu mais entrecoupé de pauses pour apprécier les lieux et monuments, dont la place de la Concorde, le Panthéon, le Louvre, ou encore l’Église Saint-Sulpice. Vivre ceci avec mon cheval, mon amie, et un public cavalier bienveillant était merveilleux ! Les Parisiens croisés étaient très surpris de notre venue, par contre (en effet, la discrétion sur le tracé avait été requise par les forces de l’ordre afin de ne pas créer d’attroupement, ndlr)”

Par un heureux timing bien orchestré, les participants de la Route Eiffel ont pu assister à plusieurs épreuves du Longines Paris Eiffel Jumping, dont le Grand Prix à 1,60m du Longines Global Champions Tour, à trois-cent-cinquante mètres de là. Le rendez-vous est déjà pris pour 2022 !

Plus d’info :
Longines Paris Eiffel Jumping : LPEJ 2021
Société Française des Équidés de Travail : SFET 
France Énergie Animale (FEA)

La Route Eiffel termine sa course sur la piste du Longines Paris Eiffel Jumping, juste avant le Grand Prix dominical.

© Jessica Rodrigues