En septembre 2018, Bella Rose 2 a ébloui le public américain lors des Jeux équestres mondiaux de Tryon. Sous la selle d’Isabell Werth, l’alezane a survolé la concurrence en reportant brillamment l’or par équipes, dans le Grand Prix, puis le Grand Prix Spécial. Pourtant, le cheval de cœur de la cavalière allemande revenait tout juste de quatre ans de repos forcé pour blessure. Un retour tout simplement fracassant. Les années qui ont suivi, les succès se sont enchaînés?: de la triple médaille d’or européenne en 2019 à Rotterdam jusqu’aux titres de championne olympique par équipes et de vice-championne olympique en individuel mercredi, à Tokyo. Désormais, l’incroyable alezane en a terminé avec le sport et se consacrera à la reproduction.



Bella Rose 2, graine de championne

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Isabell Werth, heureuse, après son titre de championne du monde à Tryon en 2018

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En dehors d’une bonne poignée d’excellents résultats, que sait-on vraiment de cette princesse alezane au talent brut? Pétrie de génie, Bella Rose 2, fille de Belissimo M, a toujours été en avance. Pour preuve, elle a vu le jour le 12 février 2004 chez Heinrich et Wilhelm Strunk, à Bochum, pile entre Essen et Dortmund. Son pedigree est plutôt singulier. Ainsi, sa mère, la Westphalienne Cedra II, issue de l’Anglo-Arabe Cacir, né en France chez Jacques Guicheney, a engendré Sunshine Lady (Han, Stakkato), elle-même mère de Casanova 467 (Han, Clinton), prometteur étalon performant jusqu’à 1,50m avec le jeune Allemand Christian Kukuk, cavalier de Ludger Beerbaum. De son côté, Belissimo M s’est illustré en dressage jusqu’au niveau Grand Prix avec l’Australienne Hayley Beresford, longtemps élève d’Isabell Werth, tout en donnant de nombreux fils approuvés. Et Bella Rose n’est pas le seul grand cheval produit par Heinrich et Wilhelm Strunk, puisque son voisin d’écurie, Emilio 107 (Westph, Ehrenpreis x Cacir), est lui aussi né à Bochum et également issu de la souche d’une certaine Pik Dame (Westph, Pilatus). Étonnamment, on ne trouve trace d’aucun résultat de l’élégante Westphalienne en épreuves Jeunes Chevaux. Quant à son arrivée chez Isabell Werth, les données de la Fédération équestre internationale indiquent qu’elle appartient à Madeleine Winter-Schulze, son indéfectible mécène, depuis le 26 septembre 2007, ce que confirme la cavalière. “Je l’ai adorée dès que je l’ai découverte à trois ans. Nous l’avons achetée directement à son éleveur et l’avons patiemment dressée jusqu’au Grand Prix”, balaie rapidement la championne. En dressage, quand on présente un palmarès comme le sien, qu’on est certain de tenir une pépite et qu’on n’a pas l’intention de la vendre, nul besoin de l’engager en concours! De fait, la quadragénaire n’hésite pas à la présenter comme la meilleure monture de sa carrière. Et quand on sait qu’elle a présenté pas moins de dix chevaux en grands championnats internationaux depuis 1989 et au moins quinze au niveau Grand Prix en internationaux depuis 1991, l’excellence de Bella Rose prend tout son sens. “Isabell n’a pas souvent eu de chevaux avec une telle qualité de piaffer. Avec Weihegold (Old, Don Schufro x Sandro Hit) et Bella Rose, elle dispose aujourd’hui de deux juments d’un niveau supérieur à tous les chevaux qu’elle a montés par le passé”, confirmait, à l’époque, Isabelle Judet, présidente du jury des JEM de 2014, qui a jugé l’Allemande à de nombreuses reprises.



Des débuts en compétition timides

L’alezane a sept ans, le 20 mai 2011, lorsque sa cavalière se décide enfin à la montrer en compétition à l’occasion d’un concours national à Lingen. Engagé au niveau Saint Georges, le couple obtient une moyenne de 72.85% et se classe deuxième derrière Nadine Capellmann et Diamond Girl (Westph, Diamond Hit x Liberty M), malgré la frilosité du juge néerlandais Ghislain Fouarge, qui ne lui attribue que 69.75%. Deux jours plus tard, toujours en Saint Georges, Isabell Werth doit se contenter d’un modeste 69.20% et d’une sixième place. Bella Rose ne réapparaîtra pas en concours avant novembre 2012. Pendant ces dix-huit mois, elle prépare son passage au niveau Grand Tour. Et là encore, ses débuts s’avèrent timides, avec un premier Inter II noté à 64.649%. Pour autant, la paire s’impose dès son premier Grand Prix Jeunes Chevaux (73.846%). Prenant tout son temps, l’Allemande éloigne à nouveau sa pépite de la compétition jusqu’en mars 2013 et le concours national de Hünxe, où elles remportent le Grand Prix à 70.851% devant la fille du légendaire Uwe Schulten-Baumer, grâce auquel Isabell Werth avait accédé au plus haut niveau et connu ses premiers succès avec Gigolo (Han, Graditz x Busoni, Ps). Le public de Hünxe assiste aussi à la victoire de Weihegold avec sa dresseuse Beatrice Buchwald (70.87%). En mai 2013, elles débutent en Grands Prix internationaux lors du CDI 3* de Munich. Ce coup d’essai s’avère être un coup de maître, Isabell Werth gagnant coup sur coup Grand Prix (75.298%) et Grand Prix Spécial (75.729%). La carrière de Bella Rose est officiellement lancée. À chacune de ses apparitions, les notes grimpent.



Les JEM 2014 de Caen, puis le néant

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Lors des JEM de Caen, en 2014, la jument est apparue une dernière fois en piste avant une longue absence

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En juin 2014, la paire franchit pour la première fois le cap des 80% à l’occasion du Grand Prix CDI 4* de Perl (80.100%), mais s’incline alors devant l’Allemand Matthias Alexander Rath et Totilas (KWPN, Gribaldi x Glendale). Bella Rose est immédiatement comparée au phénoménal étalon noir, certains observateurs s’interrogeant déjà sur le potentiel de l’alezane à le supplanter. La santé fragile de Totilas, qui ne se présente pas au départ de la Reprise Libre en Musique du CDIO 5* d’Aix-la-Chapelle, avortera rapidement ce duel. Bien que battue dans cette épreuve de légende par la Britannique Charlotte Dujardin et l’Allemande Helen Langehanenberg, alors associées aux extraordinaires Valegro (ex Vainqueur Fleur, KWPN, Negro x Gershwin) et Damon Hill NRW (Westph, Donnerhall x Rubinstein I), Isabell honore cette première grande sélection en obtenant une superbe note de 85.150%. Une nouvelle star est née. Ces trois cracks se retrouvent naturellement au cœur du stade d’Ornano, à Caen, théâtre des épreuves de dressage des JEM de 2014. Si Valegro remporte aisément le Grand Prix (85.271%), Bella Rose devance cette fois d’un cheveu Damon Hill (81.529% contre 81.357%), parachevant l’un des plus éclatants succès collectifs de l’Allemagne. Hélas, quelques heures après la fin de l’épreuve, coup de tonnerre, l’amazone annonce que Bella Rose ne participera pas à la suite de la compétition. Les suppositions vont alors bon train, mais une inflammation à un pied est finalement diagnostiquée. À nouveau écartée de la compétition, Bella Rose revient donc trois mois plus tard lors du CDI 4* de Stuttgart, où elle offre à sa cavalière le Grand Prix et le Spécial. Alors que l’horizon semble se dégager en vue des championnats d’Europe d’Aix-la-Chapelle, qui pourraient lui offrir une consécration tant attendue, la princesse ne reviendra pas de sitôt.

En mai 2015, six mois après sa dernière apparition, le public l’attend à Wiesbaden, mais elle lui fait faux bond… Les médias allemands commencent alors à s’interroger, d’autant qu’elle ne participe pas non plus aux championnats d’Allemagne, support habituel de sélection pour le grand rendez-vous de l’année. Isabell Werth finit par révéler que sa jument souffre d’une petite entorse au genou. Six semaines plus tard, la Fédération allemande annonce qu’elle n’est plus dans la course pour les Européens. Bella Rose disparaît alors des écrans radar… Début 2016, la cavalière déclare que sa crack a repris le travail et qu’elle souhaite prendre son temps. Les Jeux olympiques de Rio semblent encore à sa portée. Pourtant, Madeleine Winter-Schulze investit en acquérant l’avenir sportif de Weihegold, en accord avec sa propriétaire Christine Arns-Krogmann. Il devient alors clair que Bella Rose n’ira pas au Brésil. Tandis que la jument noire accumule les victoires et médailles, plus de deux ans de silence absolu sur la santé de l’alezane s’écoulent, au point que juges, observateurs et aficionados ne s’attendent plus vraiment à la revoir un jour. Plus personne… sauf sa cavalière.



2018, l’année de l’inattendu come-back

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Bella Rose 2 lors de la visite vétérinaire à Tryon avec sa cavalière Isabell Werth

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Fin juin 2018, alors qu’elle est attendue au CDI 4* de Fritzens avec le facétieux Don Johnson FRH (Han, Don Frederico x Warkant), Isabell Werth crée la surprise en présentant finalement Bella Rose dans les magnifiques structures de la famille Swarovski. Le coup de communication est réussi. Tendue autour de la piste, la fille de Belissimo M est visiblement fébrile et il faut tout le talent et l’expérience de sa cavalière pour la gérer au mieux. Malgré une modeste poussée des postérieurs dans ses allongements au trot, Bella Rose, moins musclée qu’en 2014, émerveille toujours autant par sa liberté d’épaules dans ses appuyers et son remarquable travail au piaffer et au passage qui font pleurer de joie sa cavalière, ravie de retrouver sa protégée. L’Allemande, cavalière la plus médaillée de l’histoire des Jeux olympiques, en a pourtant vu d’autres… mais le come-back inespéré de sa jument de cœur la submerge d’émotion. Les fans de dressage gardaient bien en mémoire son fabuleux Grand Prix des Jeux équestres mondiaux de Normandie (81.529%), en août 2014, mais depuis, ils s’étaient plutôt habitués à son absence puisqu’elle n’avait plus foulé le moindre rectangle de concours depuis le CDI 4* de Stuttgart, trois mois plus tard. La revanche est belle, et Isabell ne peut s’empêcher de déclarer qu’il s’agit du plus beau jour de sa carrière de cavalière. Pour sa part, Weihegold se fait plus discrète, avec seulement trois sorties cette année. Battue dans le Grand Prix des championnats d’Allemagne par Cosmo 59 (KWPN, Van Gogh x Frühling), le bondissant crack de Sönke Rothenberger, Weihegold ne poursuit même pas la compétition. Quasi certaine de décrocher l’or par équipes aux Jeux équestres mondiaux à Tryon, l’Allemagne peut se permettre de laisser à la maison la jument en tête du classement mondial, d’autant que Bella gagne quatre nouvelles épreuves lors des CDI 4* d’Aix et Cappeln, où elle explose son record lors de la Reprise Libre en Musique (87%). “Bella est une vraie demoiselle. Elle a une certaine dignité, une grandeur, mais elle est agréable à vivre, toujours calme aux écuries. Et quand elle arrive en concours, elle ne se contente pas d’être là, elle entre en scène, elle a une aura indéniable”, salue Isabell.

C’est donc à Tryon, plus de quatre ans après ses JEM avortés à Caen, que la paire va enfin célébrer sa consécration. Comme dans un blockbuster hollywoodien, elle ne fait qu’une bouchée de ses concurrents. Intouchable lors du Grand Prix (84.829%), elle fait d’emblée comprendre à l’Américaine Laura Graves, deuxième avec Verdades (Florett AS x Goya; 81.537%), qu’elle reste bien la patronne des grands rendez-vous. Si l’on aurait pu souhaiter voir davantage de poussée des postérieurs, Bella Rose fait la différence avec son piaffer et son passage, obtenant plus de trente fois la note de 10. Submergée d’émotion, sa cavalière fond en larmes en sortie de piste, consciente de l’exploit qu’elle vient de réaliser. “C’est un moment très spécial… Quand on connaît l’histoire de cette jument, et les hauts et les bas que nous avons vécus, c’est fou de la voir revenir de la sorte. Beaucoup de gens me demandaient pourquoi je n’avais pas choisi Weihegold, ce qu’il m’est difficile d’expliquer. Je savais que Bella pouvait nous impressionner, mais on ne peut jamais être certain avec les chevaux. Je suis très heureuse qu’elle se soit montrée sous un tel jour. Maintenant, tout le monde comprend mon choix.” Le duo fait évidemment office de favori pour le Spécial, même si la meilleure performance de l’année sur ce test revenait à Sönke Rothenberger. Et si la lutte pour les places d’honneur s’avère acharnée entre Laura Graves, Charlotte Dujardin et le jeune Allemand, tous trois notés entre 81.2% et 81.7%, Isabell et Bella épuisent encore les superlatifs, décrochant quarante et un 10 et une moyenne folle de 86.246%. À quatorze ans, l’alezane tient enfin son sacre individuel. Quant à elle, sa cavalière renoue avec le titre mondial, déjà acquis en 1998 à Rome avec Gigolo et en 2006 à Aix avec Satchmo 78 (Han, Sao Paulo x Legat). Encore sur un nuage, elle crie littéralement son amour à sa protégée : “Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes pour décrocher l’or. Pendant la reprise, je me sentais en sécurité car Bella montrait une énergie et une envie remarquables. Elle adore ce qu’elle fait. Il ne tient qu’à moi de faire en sorte qu’elle puisse montrer de quoi elle est capable. Là, tout a été merveilleux dès le départ. Lors du premier trot allongé, j’ai été ébahie. Puis son passage et son piaffer n’auraient pas pu être meilleurs. Cette jument a un tel charisme…” Il ne leur reste alors plus qu’à empocher la Libre pour égaler Edward Gal et Totilas, seul couple de l’histoire à avoir décroché les trois titres, en 2010 à Lexington. Hélas, c’était sans compter sur l’ouragan Florence, qui vient perturber le bon déroulement des épreuves. D’abord annulée, puis un temps reprogrammée au lendemain, en raison des fortes pluies attendues sur Tryon, cette épreuve reine n’aura finalement jamais lieu, laissant un arrière-goût d’inachevé à cette compétition.

Malgré ce sentiment, Bella Rose 2 a poursuivi sa moisson de victoires lors de la Coupe du monde de Stuttgart, où elle signait son retour mi-novembre. Le calcul est simple, la superbe alezane a remporté toutes les épreuves auxquelles elle a pris part depuis son retour à la compétition en 2018. Il aura fallu quatre longues années à la complice d’Isabelle Werth pour revenir en pleine forme, mais quel retour fracassant. Après la Coupe du Monde de Stuttgart en novembre 2018, la jument n’a plus concouru avant juin 2019, au CDI 4* Fritzens-Schindlhof puis à Hagen.



Bella Rose 2 et Isabell Werth rentrent un peu plus dans l’histoire à Rotterdam

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Bella Rose 2 et Isabell Werth lors de leur triple sacre européen en 2019 à Rotterdam

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Les championnats d’Europe de Rotterdam, en août 2019, sont teintés d’une domination allemande. C’est au cours de ces championnats que le couple va triompher par trois fois, s’offrant même trois records personnels sur les différentes reprises déroulées. Cette année-là, l’Allemande a été sacrée championne d’Europe, avec un score de 85,652% dans le Grand Prix, le couple enregistre un premier record. S’en suit alors un second record dans le Grand Prix Spécial avec une moyenne de 86,52% et une première victoire individuelle. Dans la Reprise Libre en Musique, Isabell Werth n’égalise pas son record de 90,982%, obtenu lors des championnats d’Europe de Göteborg en 2017 avec la non moins talentueuse Weihegold Old, mais offre un troisième record à Bella Rose 2 avec l’incroyable moyenne de 90,875%. Lors de ces championnats d’Europe, le couple a montré toute sa supériorité et son talent, une démonstration. Après ce sacre, la paire n’a plus foulé les carrés de dressage avant avril 2021, en partie à cause de la crise sanitaire qui a frappé le monde et mis nos quotidiens en suspend à partir de mars 2020. Pour son retour sur les terrains, Bella Rose 2 a choisi le CDI 4* de Mannheim. Pour la première fois depuis août 2018, la jument a obtenu une note inférieure à 80% dans le Grand Prix, ne lui empêchant pourtant pas de s’imposer avec la note de 79,957% puis de remporter le Grand Prix Spécial avec 80,277%. Dernière répétition avant les Jeux olympiques de Tokyo, à Kronberg, le couple s’est une nouvelle fois imposé avec deux reprises jugées à 84,978% puis 85,596%.



Une énième sélection en Championnat et un dernier tour de piste

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Bella Rose 2 lors de sa dernière remise des prix, à Tokyo, accompagnée de sa groom

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Après un retour avorté en 2016, il tardait de voir Bella Rose 2 courir des Jeux olympiques. Initialement prévus en 2020, les Jeux de Tokyo ont dû être décalés d’une année en raison de la crise sanitaire causée par le Covid-19. Dans des conditions particulières, la paire allemande s’est donc envolée pour ses premiers JO en 2021. Lorsqu’Isabell Werth et Bella Rose 2 s’élancent le dimanche 25 juillet, les quatre années de doute, la crise sanitaire, les conditions climatiques et autres obstacles semblent loin derrière. Le couple déroule un Grand Prix propre, sans faute. N’ayant aucun doute quant à sa qualification pour la Reprise Libre en Musique et la qualification de l’Allemagne pour la finale par équipes, la cavalière n’a pas poussé sa jument dans ses retranchements. Sans forcer, la belle alezane s’est aisément imposée dans son groupe avec une note de 82,500%, devançant ainsi la Britannique Charlotte Dujardin. Elle a d’ailleurs terminé deuxième de ce Grand Prix qualificatif, juste derrière sa compatriote Jessica von Bredow-Werndl (84,379% avec TSF Dalera).

Lors du Grand Prix Spécial, le scénario se répète. Lorsqu’Isabelle Werth rentre en piste, la victoire de l’Allemagne ne fait aucun doute. Brillante, comme à son habitude, Bella Rose 2 décroche une moyenne de 83,297%, offrant ainsi le titre de championne olympique à l’Allemagne, loin devant les Américains et les Britanniques. Cette promenade de santé permet au couple de se préparer à la Reprise Libre en Musique du lendemain.

Le mercredi, tous les yeux sont rivés vers l’Allemande lors de son entrée en piste. Sa compatriote Jessica von Bredow-Werndl a réalisé une reprise impressionnante avec sa belle brune, sortant de piste avec l’incroyable note de 91,732%. Parmi les quatre couples restant à passer, Isabelle Werth et Bella Rose 2 semblent être les seules capables d’atteindre un tel score. Déroulant une reprise quasiment parfaite, profitant des appuyers, du piaffer et du passage de la jument pour gagner des points, la paire a récolté dix-neuf fois la note de 10, n’étant réellement pénalisée que sur le travail au pas. Sous les yeux de sa fidèle propriétaire Madeleine Winter-Schulze, la paire a décroché la note de 89,657%. Un score remarquable mais qui ne permet pas à la fille de Belissimo M d’emporter une autre breloque en or pour son dernier tour de piste. Le couple se pare d’argent à l’issue d’une compétition tout aussi formidable que la carrière de la jument, qui a déjoué tous les pronostics en revenant à son meilleur niveau.

Isabell Werth l’a annoncé quelques heures après la fin de la compétition, Tokyo était la dernière occasion d’admirer Bella Rose 2 dans un rectangle de dressage. La jument se consacrera désormais à la reproduction.