Édouard Schmitz, le Genevois qui a mis le feu au lac (1/3)

“Étoile montante”, “garçon brillant et très ambitieux”, “le futur de l’équitation”, “grand espoir”. Dans les pages des quotidiens généralistes suisses, faisant la part belle au jumping, Édouard Schmitz a souvent été ainsi dépeint. Certains vont même jusqu’à le qualifier de “gendre idéal”, ce qui a tendance à agacer l’intéressé. Derrière une mèche châtain impeccable, laissant parfois descendre un accroche-cœur sur son front, le Suisse de vingt-trois ans absorbe ses interlocuteurs avec de grands yeux bleus rieurs. Comme si cela ne suffisait pas, le pilote a la tête bien faite et poursuit de brillantes études en parallèle de ses récents exploits en selle. Menant deux domaines de front avec brio, le Genevois fait figure de Clark Kent – alias Superman – dans le monde des vivants.



Parmi les vingt meilleurs cavaliers du classement mondial des moins de vingt-cinq ans publié en mai, plus des trois quarts sont héritiers de parents professionnels du monde équestre. L’illustration d’une tendance qui ne s’arrange pas, mais que quelques rares exceptions parviennent à contrer avec brio. Troisième de cette hiérarchie et trente-sixième du classement général des cavaliers, Édouard Schmitz est de ceux-là, son père, Thomas, évoluant dans la finance et sa mère, Florence, dans le marketing digital. Cavalière amateure dans ses jeunes années, cette dernière met de côté sa passion à dix-huit ans pour partir étudier à...

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