“Monter les marches progressivement, engranger de l’expérience et faire mes preuves”, Olivier Perreau

Avec son produit maison GL Events Dorai d’Aiguilly, Olivier Perreau fait partie des cinq couples sélectionnés pour les championnats d’Europe de Milan, qui se tiendront du du 30 août au 3 septembre. De retour du CSIO 5* de Dublin, où la France a terminé quatrième dans une Coupe des nations difficile, celui qui a défendu la France quatre fois en Coupes des nations 5* cette année s'apprête donc à honorer sa première sélection en grand championnat. Le Roannais évoque sa saison et ses prochains grands objectifs.



Quel bilan tirez-vous de votre saison de Coupes des nations, qui se conclut par cette sélection pour les championnats d’Europe de Milan ?

Je suis très content de ma sélection car cette année a un peu été construite avec le but de l'obtenir. Ma jument Dorai avait besoin de progresser dans cette saison assez importante et j’avais moi-même besoin d’engranger de l’expérience parce qu’on peut dire que nous sommes un nouveau couple à ce niveau. C’était une super saison très enrichissante. Tous les concours et CSIO ont été supers, avec bien sûr le CHIO d’Aix-la-Chapelle qui se distingue (dixième du Prix d’Europe, le couple a signé le premier sans-faute dans la manche initiale du Grand Prix, avant d’abandonner dans le deuxième acte, ndlr). J’ai pu ressentir des progrès tout au long de l'année, nous avons engrangé beaucoup d’expérience, autant Dorai que moi, car même si GL Events Venizia d’Aiguilly m’a amené à haut niveau, nous courrions plutôt en individuel. Cette fois, j’ai vraiment réalisé une saison de Coupe des nations. J’avais déjà pu prendre part à quelques Coupes des nations de seconde division l’an passé à Lisbonne, Madrid et au Maroc avec Dorai. Elle avait neuf ans et cela lui a permis d’accéder à ce genre de concours afin de pouvoir courir en CSIO 5* à dix ans. Il y a encore une marche entre les CSIO 3* et les CSIO 5*, mais je savais que ma jument en avait les capacités. J’en étais certain et elle l’a prouvé cette année. 

Comment avez-vous organisé votre programme et la préparation ?

Nous prévoyons un petit peu sur le long terme. Nous avions Dublin dans le viseur, ou nous avons confirmé que nous pouvions réaliser de bonnes choses (le couple a signé deux parcours à quatre points dans la Coupe des nations, ndlr). Pour la suite, nous avançons petit à petit en fonction de la forme des chevaux. Même s’il y a des objectifs, je progresse et planifie tout de même au jour le jour, car avec les chevaux, il faut rester prudent. Nous avons pas mal voyagé et j’ai la chance que mes chevaux supportent très bien le transport. J’ai aussi une super équipe et groom, Coraline Michaud, qui s’occupent très bien d’eux et en qui j’ai confiance. Dorai a pas mal sauté sur herbe l’an passé et a démarré cette année au Sunshine Tour. Elle saute bien sur toutes les surfaces, ou bien même en indoor. La jument va très bien, elle est en forme : elle est prête !



“Bien sûr, les Jeux olympiques sont dans un coin de ma tête”

Le circuit des Coupes des nations s’apprête à être profondément modifié, que pensez-vous du changement de calendrier qui sera mis en place dès l’année prochaine ?

Il y aura moins d’étapes mais il y en reste quand même quatre et cela demeure une revalorisation assez forte au niveau Coupe des nations, ce qui est à mes yeux très bien car c’est un super circuit. Monter en équipe est très plaisant et différent, c’est une bonne chose de revaloriser ces Coupes des nations. 

Outre les championnats d’Europe qui arrivent à grands pas, quels sont vos objectifs pour les prochains mois ?

La finale du circuit des Coupes des nations de Barcelone sera éventuellement un objectif, mais pour l’instant, je me concentre sur chaque concours au fur et à mesure. Il y aura les Européens d’abord, et ensuite, on avancera au jour le jour. Le circuit de la Coupe du monde n’est pas prévu pour le moment parce que je dois penser à ma jument et j’adapterai en fonction d’elle : elle sera sûrement à quelques concours indoors, dont Lyon, et nous verrons ensuite. Nous établirons un programme approprié avec le staff pour l’amener vers la prochaine saison extérieure. Je n’ai pas d’autre cheval avec lequel courir régulièrement ce circuit. Bien sûr, les Jeux olympiques sont dans un coin de ma tête et sont importants pour tout le monde, tout particulièrement pour nous cavaliers français. Toutefois, en ce qui me concerne, je souhaite monter les marches progressivement, engranger de l’expérience et faire mes preuves.