Le Salon du cheval de Paris, Hickstead, Falsterbo, Badminton, la lutte contre les violences dans le sport, Éric Lamaze et Andreas Helgstrand dans le baromètre de GRANDPRIX

Le retour du Salon du cheval de Paris, les CSIO 5* de Hickstead et Falsterbo “sauvés” par Agria, la dotation revalorisée du CCI 5*-L de Badminton, la lutte contre les violences dans le sport, ainsi que les déboires d’Éric Lamaze et Andreas Helgstrand figurent au menu du baromètre publié dans le dernier numéro du magazine GRANDPRIX.



EN HAUSSE : Hickstead et Falsterbo conservent leur CSIO 5*

Menacés de disparition ou de déclassement, faute d’avoir été retenus par la Fédération équestre internationale (FEI) au sein de la nouvelle Ligue des nations Longines, les prestigieux concours de Hickstead et Falsterbo (ici en photo) conserveront leur label CSIO 5*. Mi-décembre puis mi-janvier, l’un et l’autre ont annoncé avoir noué un partenariat avec Agria, une compagnie d’assurances multinationale spécialisée dans la couverture des animaux. Ce nouveau sponsor-titre permettra à l’Agria Royal International Horse Show de célébrer sa cinquantième édition du 23 au 28 juillet, dans le sud de l’Angleterre. Quant à l’Officiel de Suède, il fêtera son quarantième anniversaire du 11 au 14 juillet. “Il est très important pour le saut d’obstacles britannique d’avoir une telle compétition dans notre pays”, a réagi Di Lampard, sélectionneuse nationale, tandis que Jana Wannius, président du comité d’organisation du Falsterbo Horse Show, s’est réjoui de “cette collaboration qui, non seulement pérennise le développement de notre événement, mais symbolise également notre engagement à conserver un rôle central dans les sports équestres internationaux”. Finalement, en Europe, seul le CSIO de Sopot est rétrogradé au niveau 4*. Ouf!



EN HAUSSE : Après quatre ans d’absence, le Salon du cheval de Paris revient en 2024

Le Salon du cheval de Paris célèbrera son grand retour du 6 au 8 décembre 2024 après quatre ans d’absence! Relocalisé au Parc des expositions de la Porte de Versailles, où il s’était tenu de 1974 à 2009 avant de déménager à Villepinte pour onze éditions, l’événement sera organisé dans le cadre d’un partenariat entre le Centre national des expositions et concours agricoles (CENECA) et la société VL, spécialisée dans la communication et l’événementiel. “Ce sera dans un écrin nouveau, avec un contenu nouveau”, a déclaré Jean-Luc Poulain, président du CENECA, également propriétaire du Salon international de l’agriculture. Du sport réservé aux amateurs, des démonstrations dans une large palette de disciplines, des ateliers éducatifs et des conférences accompagneront l’activité commerciale du salon. “Nous proposons un concept novateur. Autrement dit, nous allons reprendre les points forts du Salon du cheval de Paris, tout en apportant un espace d’échanges plus intimiste”, ajoute Emmanuel Semo, fondateur de VL.



EN HAUSSE : Une commission parlementaire ramène dans l’actualité la lutte contre les violences dans le sport

À l’Assemblée nationale, une commission d’enquête parlementaire, ouverte en juillet, s’est fixé l’objectif “d’identifier les défaillances de fonctionnement au sein des fédérations françaises de sport, du mouvement sportif et des organismes de gouvernance du monde sportif”, notamment en ce qui concerne les violences sexistes et sexuelles, thème qui s’est rapidement imposé comme sujet central des discussions. Comme de nombreux autres dirigeants, Serge Lecomte, président de la Fédération française d’équitation (FFE), et Frédéric Bouix, son délégué général, ont été auditionnés, fin novembre. S’ils ont pu présenter la politique fédérale en la matière, et ses premiers résultats, cet entretien a donné lieu à davantage de joutes verbales que de discussions constructives. Il a notamment été question de Loïc Caudal, un ancien moniteur d’équitation qui avait été maintenu dans les effectifs de la FFE en tant qu’agent d’entretien et chauffeur du camion fédéral malgré deux condamnations pour atteinte sexuelle sur une mineure en 2013 et agressions sexuelles sur trois mineures en 2017. Au fil de questions répétées, les deux dirigeants ont reconnu avoir eu connaissance de l’une des deux décisions judiciaires alors que ce dernier était encore en poste au sein de la FFE et ne pas avoir jugé nécessaire la prise de mesures conservatoires.



MAXIMALE SAISONNIÈRE : 12

Le 5 janvier, les organisateurs du mythique CCI 5*-L de Badminton ont annoncé que le montant total des dotations financières de l’événement, désormais dénommé Mars Badminton Horse Trials, atteindrait 425.000 livres sterling, soit une augmentation de 12% par rapport à l’édition 2023. Le vainqueur remportera 117.600 livres, soit un peu moins de 140.000 euros selon le taux de change actuel. Une bonne initiative pour les cavaliers et propriétaires de chevaux appelés à fêter le soixante-quinzième anniversaire du concours, du 8 au 12 mai. “Nous sommes ravis de pouvoir augmenter le montant de nos dotations, comme il se doit pour une occasion aussi prestigieuse. Nous avons des projets passionnants pour faire de ce rendez-vous un moment vraiment mémorable”, a déclaré Jane Tuckwell, directrice de l’événement.



EN BAISSE : Éric Lamaze enchaîne les déconvenues…

Éric Lamaze

Éric Lamaze

© Scoopdyga

Fin novembre, un tribunal de Floride a condamné Éric Lamaze à verser 1,4 million de dollars de dommages et intérêts dans une affaire de fraude. Le Canadien est poursuivi par les anciens propriétaires de Nikka van de Bisschop, qu’il avait montée puis gérée en 2021 et 2022. Après que des certificats médicaux du cavalier ont été jugés faux dans une autre affaire au Canada, les plaignants ont déposé une requête demandant que le champion olympique et son avocat soient sanctionnés. Le tribunal s’est logiquement prononcé en leur faveur. Au cours de cette audience, l’ancien cavalier d’Hickstead a déclaré souffrir d’un cancer de la gorge et avoir subi deux opérations chirurgicales du larynx l’été dernier. Il a aussi avoué être en rémission de son cancer du cerveau depuis 2021, contrairement à ce qu’il avançait jusqu’ici… “M. Lamaze a présenté des témoignages délibérément faux sur son état de santé dans le but de manipuler et de tromper la Cour, et ainsi de retarder intentionnellement le processus judiciaire”, a argué la juge Maxine Cheesman, résumant cette affaire, hélas, digne d’un mauvais film de série B…



EN BAISSE : Des méthodes d’entraînement inacceptables chez Andreas Helgstrand

Andreas Helgstrand

Andreas Helgstrand

© Sharon Vandeput/Hippofoto

Fin novembre, un reportage diffusé sur une chaîne de télévision publique danoise a révélé l’emploi de méthodes d’entraînement contraires au bien-être animal dans les écuries d’Andreas Helgstrand. Engagée comme palefrenière, une journaliste a filmé en caméra cachée des chevaux blessés aux flancs, à l’arrière-main et à la bouche, d’autres entraînés en rollkur, et d’autres encore anesthésiés sans prescription vétérinaire. Le programme a aussi fait état d’accusations de fraudes visant le cavalier, marchand et homme d’affaires. La Fédération danoise, que son père, Ulf Helgstrand, préside de très longue date, a vite exclu le multimédaillé “de l’équipe nationale, au moins jusqu’au 31 décembre 2024” et déchu Helgstrand Dressage de sa qualité de centre de formation pour jeunes cavaliers. Début 2024, le journal Nordjyske a fait part de l’inquiétante situation financière du groupe Global Equestrian, qu’Andreas Helgstrand a bâti avec le fonds d’investissement Waterland Private Equity et qui comprend toutes ses activités, mais également celles de Ludger Beerbaum et du dresseur suédois Patrik Kittel, l’immense complexe Wellington International, l’équipementier Kingsland ou encore notre confrère américain The Chronicle of The Horse…



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