La FFE promeut ses activités dans le Grand-Est

Le mardi 28 avril, la Fédération française d’équitation (FFE) a organisé à Strasbourg une matinale autour du thème “Le Cheval, Partenaire des politiques publiques en région Grand-Est”. Après un premier temps d’échanges organisé en novembre dernier dans les locaux parisiens de la Garde républicaine afin de sensibiliser les élus franciliens aux bienfaits de l’équitation et aux enjeux de la pratique en milieu urbain, Frédéric Bouix, Président de la FFE a décliné cette initiative dans le Grand-Est, auprès des élus et décideurs locaux. “L’objectif était de mettre en lumière des actions fédérales moins connues et ainsi réitérer le bien-fondé de l’implantation des établissements équestres sur l’ensemble du territoire, aussi bien rural qu’urbain”, avance la FFE dans un communiqué daté d’hier.

Un mois après les élections municipales, la FFE, en lien avec sa représentation régionale, présidée par Valérie Hamelin-Boyer, a souhaité présenter les apports du contact avec le cheval dans le cadre de politiques publiques, au cœur des préoccupations des Français. En effet, au-delà de la dimension sportive, et grâce aux sept cent trente-quatre établissements équestres implantés sur le territoire du Grand-Est, les initiatives imaginées au niveau fédéral prennent vie et se développent pour répondre au mieux aux besoins des concitoyens. Député, élus à la mairie de Strasbourg, représentants de l’État, des services de la Collectivité européenne d’Alsace et du Conseil régional ont ainsi pu les découvrir.

Au cours de deux tables rondes, ont été présentées des initiatives locales en matière de santé publique et d’éducation. Flore Durand, gérante de la ferme équestre de la Chênaie, dans les Ardennes, élue fédérale et experte équi-handi, a ainsi présenté les actions qu’elle mène dans sa structure à destination de patients atteints de sclérose en plaque. Après plusieurs éditions de journées organisées avec l’association SEP en Ardennes, elle a partagé les témoignages démontrant que les activités avec le cheval permettent d’initier une activité sociale, leur redonnant confiance et mobilité. Valérie Hamelin-Boyer et Dominique Klein, présidente de la commission Cheval et Diversité du comité régional d’équitation (CRE) ont quant à elles mis en lumière deux projets développés en Grand-Est, l’un à destination des femmes atteintes de cancer du sein et de leurs familles autour de séances de médiation équine, et l’autre afin d’amener les personnes en situation de handicap à la pratique de l’équitation, y compris en compétition. “Notre CRE est particulièrement actif sur ces sujets et n’hésite pas à acquérir du matériel afin de rendre accessible ce sport à toute personne. Elle a d’ailleurs récemment fait l’acquisition d’un Equi-lève, plateforme mobile qui facilite la mise à cheval des personnes à mobilité réduite et qu’elle met gratuitement à disposition des établissements équestres”, a précisé Valérie Hamelin-Boyer. “Grâce à la nouvelle délégation du ministère en charge des Sports obtenue par la FFE pour la para-équitation adaptée, pour la période 2026-2029, et qui vient compléter celles déjà acquises pour les personnes en situation de handicap physique et/ou sensoriel, nous sommes en mesure de proposer des activités sportives adaptées à chaque public et les inciter à tenter l’expérience de la compétition. C’est un réel atout pour le nouveau projet que nous développons avec Céline Gerny, ancienne cavalière de l’équipe de France de para-dressage”, a expliqué Madame Klein.

Au cours de la seconde table ronde, après une présentation générale du dispositif fédéral Poney école par la présidente du CRE, Armand de Martimprey, dirigeant de centre équestre et élu fédéral, a présenté les actions menées dans son club strasbourgeois qui a su profiter de son implantation en zone urbaine, non seulement pour développer plusieurs collaborations avec les établissements scolaires de la ville, mais aussi pour faire découvrir l’équitation aux enfants résidant dans les quartiers prioritaires de la ville. Jenny d’Arcy, experte fédérale équi-handi, directrice et fondatrice de l’association Horse’Up implantée à Wolfisheim, dans le Bas-Rhin, est ensuite intervenue pour faire découvrir son travail autour du projet Cheval et Altérité, spécifiquement imaginé pour faciliter les apprentissages des enfants scolarisés dans des dispositifs spécifiques (Ulis notamment), grâce à l’interaction avec le cheval et son environnement. Enfin, Isabelle Meyer Chapiron, gérante de l’école d’équitation du Clos Yakari, située dans les Hautes Vosges, a présenté le travail mené dans son établissement avec des enfants en rupture totale avec leur scolarité et qui ont tous, grâce à un dispositif hybride alliant suivi éducatif et activités équestres, retrouvé le chemin d’une éducation ou d’une formation.

“Grâce à l’ensemble de ces présentations qui ont très bien mis en lumière la richesse des activités proposées et développées par les établissements équestres, on se rend compte du formidable atout que représentent ces entreprises agricoles pour les territoires où elles sont implantées. Il est alors essentiel d’assurer la place des poneys et chevaux en ville, derniers grands mammifères auxquels les populations urbaines peuvent avoir accès, dans le respect de son bien-être”, a argué Frédéric Bouix. “Cet événement démontre une nouvelle fois que l’équitation offre un horizon étendu d’activités, tant sur le plan éducatif, d’inclusion, que de santé publique, grâce à cette relation unique avec les équidés. C’est en ce sens que la FFE s’engage à promouvoir les différentes initiatives auprès des pouvoirs publics et notamment grâce au Livre Blanc rédigé à l’occasion des dernières élections municipales, conclut la FFE.