Antoine Ermann : “Je vais essayer d’oublier ce parcours”

Alors qu’ils avaient commencé leur parcours avec beaucoup de fluidité, Antoine Ermann et Floyd des Prés ont essuyé un refus à l’entrée du double numéro 9, sur le vertical placé au-dessus d’un bidet. Une véritable douche froide pour le Bourguignon de vingt-cinq ans : 

“Je pense que j’avais assez bien commencé mon parcours et que j’étais plutôt en confiance, peut-être même un peu trop. Après le mur, j’ai décidé de retirer une foulée. Nous avions prévu neuf foulées au milieu ou huit à l’intérieur, et j’ai choisi de partir sur huit. L’oxer arrivait un peu à l’aveugle, mon cheval l’a découvert un peu tard et s’est légèrement reculé. J’ai dû lui demander un gros effort, qu’il m’a très bien donné, mais nous avons atterri très loin et mes sept foulées suivantes jusqu’au double sont devenues très courtes. 

Sur le double, le premier bidet était particulièrement en avant, alors que c’est généralement l’inverse. Je pense que le fait d’être arrivé trop près, ajouté à la présence du bidet, a fait qu’il n’a pas compris. Il a vraiment coupé les gaz et je n’ai pas pu sauter. J’ai ensuite essayé de revenir tant bien que mal, mais je n’ai pas fait beaucoup mieux, pour être honnête. 

Après cela, Floyd s’est bien reconnecté à moi. Il a effectué un saut un peu bizarre sur l’oxer Mercedes, mais c’était normal puisqu’il venait de commettre une grosse faute et de s’arrêter, ce qu’il ne fait jamais (l’alezan a tout de même refusé un vertical en juin, dans le Grand Prix de La Baule, en raison d’une mauvaise distance, ndlr). On pourrait penser qu’il a peur des bidets, mais je ne le crois pas. Je pense surtout que c’est une erreur d’équitation de ma part. Il n’a pas compris ce que je lui demandais, puis il a bien terminé son parcours. 

(À propos du refus à La Baule, ndlr) Cette fois-là, mon premier sentiment était également que j’avais commis une erreur. Je voulais mettre de la place devant le vertical après le double, mais j’en avais mis trop. Je m’étais retrouvé beaucoup trop loin avec un cheval qui n’était pas suffisamment en ordre et qui était un peu sur les épaules. Il avait essayé, mais ne s’était pas senti en mesure de le faire. 

Ici, à trois foulées, il m’a clairement dit que ce n’était pas possible. À La Baule, il avait tout de même essayé. Peut-être que cette expérience ne nous a pas aidés. Il y a peut-être quelque chose à revoir, mais, à première vue, je pense surtout que j’ai mal négocié l’oxer précédent, ce qui m’a mal placé pour les sept foulées suivantes. Il ne pouvait alors pas fournir l’effort demandé dans ce double. 

Ce n’est pas terminé pour l’équipe. J’espère simplement ne pas l’avoir trop pénalisée aujourd’hui. Demain, si nous réalisons tous un double sans-faute, nous devrions encore être bien placés. Je vais essayer d’oublier ce parcours, de me concentrer sur la suite et de mieux monter. Normalement, cela devrait mieux se passer. 

Concernant le terrain, je l’ai trouvé plutôt bon à monter. Nous étions tous un peu inquiets pour le demi-tour vers le n°4, mais cela s’est globalement bien passé. Après le mur, le terrain redescend légèrement et les chevaux peuvent se tenir un peu. Cela glisse également un peu à l’abord du dernier double. Nous avons toutefois eu beaucoup de pluie ces derniers jours, ce qui n’aide évidemment pas. Cela fait aussi partie du sport.” 

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