Un cheval de Christian Ahlmann contrôlé positif à une substance interdite

Mandato van de Neerheide (BWP, Emerald x Pommeau du Heup), un hongre de huit ans qui concourt en épreuves Jeunes Chevaux sous la selle de l’Allemand Christian Ahlmann, a été contrôlé positif à la dexaméthasone lors du CSI de Leipzig, au début de l’année. Cet anti-inflammatoire est classé comme “substance contrôlée” par la Fédération équestre internationale (FEI). Le Tribunal de la FEI a condamné Christian Ahlmann à s’acquitter d’une amende ainsi que du remboursement des frais de justice, ce que le cavalier a accepté le 12 juin dernier. Le couple a logiquement été disqualifié des trois épreuves courues à Leipzig entre le 16 et le 19 janvier, mais aucune suspension n’a été prononcée à l’encontre de l’Allemand.

Sur son site internet, dans une déclaration publiée hier, Christian Ahlmann se défend de toute administration volontaire et évoque un acte de malveillance. “Mandato van de Neerheide n'a pas reçu de médicaments au cours des six derniers mois. Ceci est consigné dans son carnet de santé. […] Le cavalier est responsable de ses chevaux 24h/24. Même si les organisateurs font tous les efforts possibles pour assurer la sécurité lors des concours, il arrive que des étrangers accèdent aux écuries. En tant que cavalier, je suis l’unique responsable de mes chevaux. Je dois faire face à cette sanction et à ses conséquences."

Dans un entretien publié dans le numéro 115 de GRANDPRIX en avril 2020, Christian Ahlmann s’était d'ailleurs exprimé au sujet de la surveillance des écuries de compétition: “Le cavalier est considéré à tout instant comme la personne responsable  de   son  cheval. […] Je comprends la fermeté des  instances, mais les écuries des concours sont fréquentées par des centaines de personnes et on est incapable de se protéger d’un geste malveillant ou accidentel. Nous devons être vigilants face à cela, comme la totalité des personnes prenant soin de nos chevaux, mais il n’y a aucune chance de prouver que nous avons pris les précautions nécessaires et que quelqu’un a agi  pour nous  nuire. Il est déjà difficile pour un cavalier de se prémunir de tous les risques, alors pour vingt-cinq chevaux, c’est tout à fait impossible.”