La suspension d’Emma Augier de Moussac réduite

Dans une décision parue le 16 juin, le tribunal de la Fédération équestre internationale (FEI) a réduit de deux à un an la suspension d’Emma Augier de Moussac, à la suite d’un contrôle antidopage positif. Finalement suspendue jusqu’au 27 juin dernier, la cavalière peut donc théoriquement à nouveau concourir. Pour rappel, depuis le 23 décembre dernier, la Tchèque était suspendue par la FEI. En cause, le prélèvement d’un échantillon d’urine positif à l’hydrochlorothiazide lors du CSIO 3*-W de Budapest, en juin 2019. Cette molécule diurétique est considérée par l’Agence mondiale antidopage comme un potentiel masquant d’autres produits dopants. Le tribunal de la FEI l’avait donc initialement suspendue deux ans. Fin janvier, la cavalière s’est défendue publiquement, s’estimant victime de “publicité mensongère” liée à un produit consommé dans le cadre d’une perte de poids.

Admettant la violation de l’article 2.1.1 de l’ADRHA (Anti-Doping Rules For Human Athletes, stipulant notamment que “chaque athlète a le devoir de s’assurer qu’aucune substance prohibée ne pénètre dans son corps. Les athlètes sont responsables en cas de présence dans leurs échantillons de substances prohibées, métabolites ou marqueurs”) et ayant prouvé que l’administration de l’hydrochlorothiazide n’était pas intentionnelle, le Tribunal de la FEI a finalement réduit sa suspension à un an. La date prise en compte pour le début de sa suspension étant celle du test antidopage, soit le 28 juin 2019, elle s’est donc achevée le 27 juin. Elle peut donc reprendre sa préparation en vue des Jeux olympiques, reportés à l’été prochain, son contrôle positif n’ayant pas remis en cause la qualification olympique de la République tchèque.

À noter qu’elle devra cependant s’acquitter d’une amende de 2.000 francs suisses (soit un peu plus de 1.878 euros) et que ses résultats obtenus en compétition entre le 28 juin et le 23 décembre 2019 ont été disqualifiés.

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