Rhinopneumonie : nouveau rapport de la FEI
Le groupe de travail mis en place par la FEI qui travaille actuellement sur l'épizootie de rhinopneumonie équine a publié, hier, un nouveau rapport à la suite de sa première réunion formelle.
"Le groupe a discuté les liens épidémiologiques entre les événements où des cas positifs ont été signalés et la transmission de la maladie dans les écuries privées des chevaux", explique le communiqué. Le groupe a ensuite identifié les futurs risques attendus et dus à l’épizootie en cours.
"Au vu de l’évolution de l’épizootie, le groupe confirme que les facteurs de risque suivants pourraient être attendus durant les prochaines semaines :
Le transport de chevaux (causant potentiellement des niveaux de stress élevés) peut conduire à une récidive du virus et à plus de cas confirmés.
Il est supposé que la circulation du virus actif continue car ce virus se répand souvent plus lentement au sein des groupes de chevaux comparé à un virus comme la grippe équine. Par conséquent, cela peut prendre du temps avant que les groupes de chevaux infectés le plus récemment puissent sortir d’isolement.
Les efforts doivent être concentrés à la fois sur le fait de prévenir la participation de chevaux positifs au virus à des événements, et sur l’organisation d’urgence pour limiter l’impact d’une telle incursion, si elle devait avoir lieu."
Concernant la reprise de la compétition, le groupe de travail a donné ses recommandations pour qu’elle se passe le mieux possible, à savoir la mise en place des mesures suivantes :
"Des certificats de santé obtenus avant que les chevaux ne voyagent
Un test PCR avant le transport des chevaux
Un examen plus poussé à l’arrivée au concours
Des restrictions sur la taille des événements
Une bonne séparation entre les chevaux
Des contrôles de santé routiniers"
Enfin, le groupe de travail a indiqué que plusieurs laboratoires avaient analysé des échantillons provenant de chevaux ayant été testés positifs à la rhinopneumonie. "Le virus identifié ne comporte pas la substitution d’acide aminé N752D […] qui a été associée dans le passé à la maladie neurologique. Le travail d’identification du clade ou du groupe génétique auquel appartient ce virus est en cours et va aider à traquer la diffusion du virus et à le différentier de beaucoup d’autres souches d’EHV-1 en circulation."

