Olivier Robert : “J’ai pris une douche froide hier…”

Voici la réaction d’Olivier Robert, troisième de la Coupe de la Reine cet après-midi au CSIO 5* de Barcelone avec Vivaldi des Meneaux, pénalisé de vingt-trois points hier dans la qualificative de la finale mondiale des Coupes des nations Longines: “Je vais un petit peu mieux cet après-midi, au terme de cette épreuve, qui s’est bien mieux passée que la précédente. Hier soir, j’ai pris une bonne douche froide… Depuis, j’ai essayé de réfléchir et de refaire le chemin à l’envers. Après des championnats d’Europe Longines, où nous avons pour ainsi dire sauté six parcours (en comptant celui d’échauffement, ndlr), et avant de venir ici, où je savais ce qui nous attendait, j’aurais voulu donner de l’air à mon cheval, en l’engageant dans une ou deux petites épreuves près de chez moi, ce qui n’a pas été possible. Et ici, je l’ai retrouvé extrêmement frais jeudi lors de l’échauffement, presque trop chaud, un peu énervé. C’était peut-être lié à la pression qu’il a subie lors de nos dernières compétitions. Si c’était à refaire, je ne reproduirais pas cet enchaînement entre championnats et finale des Coupes des nations, d’autant que ces deux événements n’étaient séparés que de quatre semaines cette année (contre cinq d’habitude, ndlr). Voilà ce que je peux dire concernant Vivaldi.

Ensuite, dans notre sport, le cavalier endosse une grande part de responsabilité dans les contre-performances d’un couple. Ici, en l’occurrence, je n’ai pas assez bien monté. Je ne suis pas rentré correctement dans mon parcours, que j’ai abordé comme une épreuve à 375m/minute plutôt que 400m/minute. Nous étions collectivement mal barrés, je passais en dernier, alors je devais réussir un sans-faute. C’est le jeu. Et je n’en ai malheureusement pas été capable. Cette pression aurait dû me booster. Dans ce genre de situations, Kevin Staut réussit souvent à nous offrir le sans-faute décisif. C’est là qu’on reconnaît les grands champions. Je vais apprendre de tout cela, pour mon cheval comme pour moi.

Notre saison extérieure s’achève sur cette troisième place. Cet hiver, nous nous limiterons à quelques concours, à raison d’un par mois environ, afin de maintenir Vivaldi dans le rythme de la compétition. Valérie Cougouille (propriétaire de Vivaldi, ndlr) et moi nourrissons plein de rêves pour l’an prochain (dont une participation aux Mondial de Herning, ndlr). Cette année, la sélection aux championnats d’Europe est venue alors je n’y croyais plus. Pour 2022, nous allons mettre toutes les chances de notre côté et bien programmer notre saison, en privilégiant les grandes et belles pistes et les paddocks suffisamment grands afin que notre cheval puisse évoluer dans les meilleures conditions possibles, ce qui n’a pas toujours été le cas cette année.”