Congé maternité : la FEI introduit plus de flexibilité dans ses règles

La Fédération équestre internationale (FEI) a apporté des modifications aux règles existantes concernant le congé de maternité afin d’introduire davantage de flexibilité et de donner aux athlètes la possibilité d’adapter la durée de leur congé de maternité à leur situation individuelle. La décision a été prise par le conseil d’administration de la FEI lors de sa dernière téléconférence de l’année, qui s’est tenue le 6 décembre. Jusqu’à présent, la période minimale pour un congé médical ou de maternité, tel qu’il avait été inclus dans les règles des classements mondiaux de saut d’obstacles, dressage et attelage, était de six mois et la période maximale de douze mois.

À la suite de plusieurs avis exprimés par des athlètes qui souhaitaient avoir la possibilité de revenir à la compétition après un congé de maternité plus tôt que six mois, dont l’Allemande Jessica von Bredow-Werndl, championne olympique en titre, le conseil d’administration a décidé de réduire la période minimale à trois mois, sans modifier la période maximale, qui reste de douze mois. En outre, les athlètes auront désormais la possibilité de revenir plus tôt que ce qu’elles avaient indiqué lors de leur demande initiale de congé. Pour ce faire, elles devront donner un préavis de quatre semaines pour le dressage et l’attelage. Pour le saut d’obstacles, un préavis de dix semaines est requis si les cavaliers veulent être éligibles pour recevoir une invitation dans le cadre du système d’invitation en ligne de la FEI, mais seulement quatre semaines si l’athlète a l’intention de participer à un concours via une invitation demandée aux organisateurs ou à la FEI.

Les dispositions relatives aux congés médicaux restent inchangées, la période minimale étant de six mois et la période maximale de douze mois. Le conseil d’administration a également approuvé l’incorporation des dispositions relatives au congé médical/maternité (telles que mises à jour) dans les règles des classements mondiaux d’endurance et de para-dressage. Le comité technique de concours complet a envisagé d’inclure des dispositions relatives aux congés médicaux et de maternité dans les règles du classement mondial de la discipline, mais n’y est pas favorable pour des raisons de gestion des risques. Les dispositions relatives aux congés de maternité et de maladie pour le saut d’obstacles sont actuellement examinées par le comité technique et des mises à jour seront effectuées prochainement.

“C’est une bonne nouvelle que le conseil d’administration ait permis une plus grande flexibilité concernant le congé de maternité”, a déclaré la secrétaire générale de la FEI, Sabrina Ibáñez. “La FEI a été l’une des premières organisations sportives internationales à introduire des dispositions pour le congé de maternité en avril 2010 et nous restons engagés à protéger le bien-être de nos athlètes. Ces règles avaient d’abord été mises en place pour le saut d’obstacles et ont été progressivement étendues au dressage et à l’attelage. Cela avait été fait afin de permettre aux athlètes, qui ont eu un bébé, de ne pas perdre tous leurs points de classement pendant leur absence du circuit. La FEI a écouté les cavalières qui ont exprimé le désir d’avoir la possibilité de revenir à la compétition plus tôt que six mois et le conseil d’administration est très favorable au soutien des athlètes qui souhaitent atteindre le meilleur équilibre possible entre vie de famille et carrière sportive de haut niveau. Les règles de classement dans toutes les disciplines de la FEI ont toujours vocation à évoluer et nous continuerons à revoir les dispositions relatives au congé de maternité et au congé médical pour nous assurer qu’elles restent pertinentes et équitables.”