Charlotte Fry monte sur le trône de numéro un mondial

C’est une fin d’année en apothéose qu’a vécue Charlotte Fry, puisqu’après s’être imposée brillamment lors de l’étape de la Coupe du monde FEI de Londres, chez elle en Grande-Bretagne, la jeune femme est devenue hier la nouvelle numéro un mondiale dans sa discipline, tout comme son exceptionnel Glamourdale au classement des chevaux. Deux couronnements qui paraissent on ne peut plus logique étant donné que le couple est devenu double champion du monde en individuel cet été à Herning, mais qui sont bien dus à la formule de calcul particulière utilisée pour le classement mondial de dressage.

En effet, alors qu’il s’agissait d’une hiérarchie par couple jusqu’en septembre 2022, celle-ci a laissé place à un classement des cavaliers, comme dans les autres disciplines régies par la FEI. Cependant, contrairement au saut d’obstacles et au concours complet par exemple, la période de performance prise en compte en dressage n’est que de huit mois, et non pas d’un an. Or, en raison de cette règle, ont été perdus pour l’édition de janvier du classement mondial, parue hier, les points gagnés en avril…où s’était tenue la finale de la Coupe du monde FEI remportée par Jessica von Bredow-Werndl et TSF Dalera BB. Ainsi, si la hiérarchie du dressage mondiale était établie sur douze mois, l’Allemande devancerait encore sa concurrente britannique, puisque Jessica von Bredow-Werndl, désormais cinquième mondiale, totaliserait toujours 2 160 points, contre 2 120 pour Charlotte Fry. Idem du côté des chevaux, où la fille d’Easy Game, qui a reculé au cinquantième rang du classement, aurait toujours 2 160 points également contre 2 060 pour l’étalon KWPN. Pour autant, il faut bien sûr souligner l’immense remontée de celui-ci, soixante-dixième de la hiérarchie en décembre et désormais meilleur cheval de dressage au monde.

Concernant la suite du classement mondial, Cathrine Laudrup-Dufour pointe toujours au deuxième rang et devance toujours Isabell Werth. Dinja van Liere, par contre, remonte de deux places pour être désormais quatrième au mérite de son score de 85,815 % obtenu dans le Grand Prix Libre de Malines jeudi. Patrik Kittel et Benjamin Werndl sont six et septièmes, tandis que Carina Cassøe Krüth est désormais huitième, ayant elle aussi perdu un bon nombre de points remportés lors de la finale de la Coupe du monde. Frederic Wandres est quant à lui toujours le neuvième meilleur cavalier au monde, alors que les belles performances de Gareth Hugues à Londres lui ont permis de passer du quinzième au dixième rang de la hiérarchie.

Côté français, Morgan Barbançon est la meilleure représentante et est désormais vingt-neuvième. Trois autres Tricolores sont membres du Top 100: Corentin Pottier pointe en soixante-quatorzième position, Pauline Basquin à la quatre-vingt-unième et Antoine Nowakoswki est quatre-vingt-huitième.

Le classement mondial complet des cavaliers de dressage est à retrouver ici