Après avoir vécu une expérience forte en émotion en septembre dernier aux championnats d’Europe de Blenheim, où il s’était classé neuvième et deuxième meilleur Français en individuel avec Figaro Fonroy, Benjamin Massié a entamé tambour battant sa saison 2026, remportant coup sur coup le cross indoor de Bordeaux avec Cupidon du Cardonne, la Pro Élite de Saumur avec Filao de Perle, le CCI 4*-S de Ségovie avec Guess Star et en finissant à la cinquième place de la Coupe des nations ce week-end à Marbach. Visant les Mondiaux d’Aix-la-Chapelle avec Figaro, le Girondin, treizième au classement mondial, s’investit pleinement dans la formation d’une relève dense et prometteuse qui pourrait lui permettre de rester sur le devant de la scène pendant dix ans au moins. Établissant des stratégies claires, fondées sur le suivi attentif de ses chevaux et la confiance de leurs propriétaires, le jeune quadragénaire entend conjuguer performances à court terme et construction à long terme. C’est dire s’il était grand temps de faire plus ample connaissance avec Benjamin Massié.
La première partie de cet article est disponible ici.Après un bel automne, marqué par votre septième place à Pau avec Filao et la quatrième place d’Indigogrey Savigny (AA, Upsilon, AA x Norway de la Lande) au Mondial des sept ans, au Lion-d’Angers, vous avez gagné le cross indoor du Salon du cheval de Paris, en décembre, puis pour la deuxième fois en trois ans celui de Bordeaux, début février, avec Cupidon du Cardonne (SF, Rock’n Roll Semilly x Royalmé), que vous montez uniquement dans ces épreuves. Que représentent ces performances pour vous ? À mes yeux, ces épreuves nous offrent généralement des cadres plus prestigieux que nos concours complets classiques, et elles semblent bien mieux correspondre aux attentes d’un public plus large. En tribunes, on trouve autant des néophytes que des cavaliers de saut d’obstacles. De plus, l’ambiance est festive, ce qui est excellent pour les organisateurs et la médiatisation. De fait, je reçois davantage de messages de félicitations lorsque je gagne à Bordeaux que lorsque j’obtiens un titre de champion de France. Ces épreuves de démonstration valorisent grandement la pratique de notre discipline, alors j’aime y participer. Pour nous, c’est sympa et moins stressant qu’un vrai concours complet. Je connais vraiment bien Cupidon, que j’engage dans ce type d’épreuve depuis 2020 grâce à la confiance de la famille Crouail, avec laquelle je collabore depuis longtemps dans plusieurs projets. Avant, je le montais trois ou quatre fois avant chaque cross indoor. En décembre, je ne l’ai sellé qu’une fois avant de partir à Paris, ce qui ne nous a pas empêchés d’être performants. Même si cela aide notre sport, ce n’est pas du complet. Il s’agit vraiment d’une discipline à part entière, nécessitant des chevaux particuliers....
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