Trois jours de sport, d’esprit d’équipe et d’émotions au Grand Tournoi 2026
Clap de fin pour le Grand Tournoi 2026, qui fêtait cette année ses vingt ans d'existence ! Du 15 au 17 mai, le Parc équestre fédéral à Lamotte-Beuvron a vibré au rythme des championnats de France des sports équestres collectifs organisés par la Fédération Française d’Équitation. Venus des quatre coins de l’Hexagone et des territoires ultramarins, cavaliers, chevaux, coachs et supporters ont répondu présents pour ce rendez-vous incontournable du week-end de l’Ascension. Les cinq cent cinquante-six équipes engagées ont donné le meilleur d’elles-mêmes et enflammé les terrains de compétition. Au total, soixante-dix titres de champions de France ont été décernés en horse-ball, paddock-polo, pony-games et tir à l’arc à cheval.
Véritable objectif pédagogique et sportif pour de nombreux poney-clubs et centres équestres, le Grand Tournoi constitue chaque année l’aboutissement d’une saison de préparation et incarne les valeurs du sport collectif : esprit d’équipe, partage et solidarité. L’édition 2026 a rassemblé deux mille cinq cents joueurs et autant de poneys et chevaux, réunis sur les dix-sept terrains dédiés aux épreuves. Créé et organisé par la Fédération Française d'Équitation, l’événement constitue également pour de nombreux cavaliers une opportunité de découvrir les disciplines équestres collectives telles que le horse-ball, le paddock-polo, les pony-games ou encore le tir à l’arc à cheval.
“Le bilan du Grand Tournoi est très positif. La fréquentation de la manifestation confirme son ancrage, au fil des années, comme une échéance majeure dans le calendrier sportif des clubs. Les installations du Parc équestre fédéral et la préparation assurée par les équipes de la Fédération ont été exceptionnelles. Le point fort de cet événement reste, avant tout, son caractère collectif et l’esprit d’équipe qu’il véhicule. C’est un rendez-vous à la fois convivial et familial, que j’espère voir perdurer encore longtemps”, a précisé Jean-Luc Auclair, président du Grand Tournoi, en associant tout naturellement le président de la Fédération, Frédéric Bouix, à son propos.
Au-delà des titres nationaux décernés, le Grand Tournoi a également constitué un rendez-vous clé pour les cavaliers visant le haut niveau et les championnats internationaux. En horse-ball, l’événement a permis d’annoncer la sélection de l’équipe de France Cadets, qui participera aux championnats d’Europe organisés à Lamotte-Beuvron du 10 au 15 août prochain. En pony-games, les sélectionneurs nationaux ont pu observer les joueurs en vue des championnats du monde disputés sur ce même site à la mi-août, tandis qu’en tir à l’arc à cheval, l’étape était obligatoire pour les cavaliers espérant une sélection aux championnats d’Europe en septembre (ESP) ou aux World Nomad Games au Kirghizistan fin août.
En 2026, cinq cent cinquante-six équipes se sont engagées au Grand Tournoi : deux cent soixante-trois en horse-ball, deux cent trente-huit en pony-games, quatorze en paddock-polo et quarante-et-un en tir à l’arc à cheval. Le Grand Tournoi est un rendez-vous attendu de longue date par les cavaliers, les coachs et les familles. Pendant trois jours, tous ont vécu des moments inoubliables au Parc équestre fédéral, entre le suspense des compétitions, la solidarité entre les équipes et les animations qui ont rythmé les journées. Véritable expérience humaine et sportive, l’événement laisse toujours des souvenirs gravés pour longtemps dans la mémoire des participants, petits et grands.
Pour Aziliz De Tonquedec, quatorze ans, licenciée aux écuries du Reden et joueuse de paddock-polo en Open 2, l’événement est un moment fort de l’année : “L’ambiance est très chouette, c’est toujours un plaisir de venir. Il y a plein de poneys et tout le monde est heureux d’être là. Nous en profitons pour découvrir d’autres disciplines que l’on n’a pas l’habitude de voir. J’ai découvert le paddock-polo grâce à mon club, le seul qui l’enseigne en Bretagne. Cela m’a tout de suite plu, on s’amuse beaucoup durant les matchs.”
En pony-games, Alexis Raymond Chavant, dix-neuf ans, engagé en Club Élite et licencié au poney-club de Châtenet, a souligné l’ambiance et la qualité de l’organisation : “Comme d’habitude, l’ambiance est géniale, on ne s’ennuie jamais entre les sessions ! L’organisation est top et s’améliore d’année en année.”
Mai Ly Bouillet, seize ans, licenciée à l’Éperon de Tahiti et joueuse de horse-ball, a fait le déplacement avec son équipe depuis la Polynésie française, à plus de quinze mille km du site solognot. “Venant de Tahiti, c’est impressionnant de venir au Parc équestre fédéral et de voir autant de cavaliers et de chevaux ! L’ambiance est excellente et notre équipe est soudée. Nous arrivons toujours sur site quelques jours avant le début des matchs pour faire connaissance avec les poneys que nous louons en France. À Tahiti, les disciplines équestres sont moins développées qu’en métropole, mais un bon groupe de cavaliers s’est lancé dans le horse-ball il y a quelques années. Voir notre progression dans ce sport et participer aujourd’hui aux championnats de France est très gratifiant.”
Le Grand Tournoi accueillait notamment les demi-finales et finales des Coupes de France Féminines et Mixtes de horse-ball. Une rencontre très attendue par les supporters venus encourager leur équipe favorite, mais aussi un objectif sportif à atteindre pour les meilleurs joueurs, évoluant en Pro et Pro Élite.
“Les Coupes de France sont une chance pour les cavaliers moins aguerris de voir s’affronter les meilleures équipes françaises de horse-ball. Nous avons assisté à de très beaux matchs et retenu notre souffle à de nombreuses reprises”, a souligné Erwan Boucher, président de la commission fédérale de horse-ball.
Après plusieurs mois de compétition, huit équipes étaient encore en lice pour les demi-finales, avant que quatre d’entre elles n’accèdent aux grandes finales.
Dans la catégorie Féminine, les équipes de Loire-sur-Rhône et de Pont-à-Mousson se sont inclinées en demi-finales, respectivement sur les scores de 7/8 face à l’écurie du Coulazou et de 4/9 contre Meurchin. En gagnant la petite finale 7/5 contre Loire-sur-Rhône, l’équipe de Pont-à-Mousson est montée sur la troisième marche du podium. La finale opposant Meurchin à l’écurie du Coulazou a offert un superbe spectacle au public, venu nombreux autour du terrain 1. Très disputée, la rencontre est restée indécise jusqu’au bout, les deux équipes étant à égalité à la mi-temps. À quelques secondes du terme du temps réglementaire, la tension était à son comble dans les tribunes. C’est finalement Anasthasia Dubois, joueuse de Meurchin, qui a délivré les siennes en marquant le but de la victoire à seulement huit secondes de la fin du match. Grâce à ce succès 5/4, Meurchin a réalisé le doublé en remportant la Coupe de France pour la deuxième année consécutive, tandis que l’écurie du Coulazou a décroché la médaille d’argent.
“C’était un match difficile, mais nous nous sommes bien battues. Les finales de Coupe de France nous procurent toujours des sensations incroyables. Cette année avait une saveur particulière pour moi, car j’ai disputé la finale face à ma sœur. Jusqu’à présent, nous avions toujours joué dans la même équipe. S’affronter pour la première fois en finale de la Coupe de France a été une très belle expérience”, a déclaré Anasthasia Dubois, joueuse de l’équipe de Meurchin.
Lors des demi-finales Mixtes, HBGO s'est incliné face à Loire-sur-Rhône 7/10 tandis que Chambly a dominé la rencontre contre Lunéville 10/5. En remportant la petite finale au terme d’un match serré face à HBGO 8/7, l’équipe de Lunéville s’est positionnée à la troisième place. En finale, Loire-sur-Rhône a dominé la rencontre face à Chambly. Emmenés par un duo 100 % féminin, Ève Segear et Lison Daissemin, les joueurs ont été sacrés vainqueurs de la Coupe de France grâce à une victoire 11/7. L’équipe de Chambly a ainsi terminé sur la deuxième marche du podium.
“C’est une joie immense de gagner la Coupe de France devant les plus jeunes joueurs de notre club. Il y avait même des équipes de la catégorie Moustique venues nous encourager dans les tribunes. Après le championnat Pro Élite et la Champions League, il s’agissait du dernier titre majeur qui manquait au palmarès du club. Nous sommes plus que ravis de l’avoir remporté. Le match était magique. Chaque équipe rêve de participer à cette finale, car c’est la seule fois de l’année où autant de jeunes peuvent venir nous voir jouer : c’est un sentiment vraiment à part. Nous sommes aussi très fiers de réaliser tout cela avec un duo d'entraîneures 100 % féminin. Je pense que nous sommes l’une des rares équipes masculines à être coachées par deux femmes, et nous tenons à les remercier profondément”, s’est enthousiasmé Charles Eliott Lacombe, capitaine de l’équipe de Loire-sur-Rhône.

