Les regards croisés d’Antoine Ermann et Simon Delestre, Richard Vogel et Justin Verboomen au sommaire du magazine GRANDPRIX

Antoine Ermann et Simon Delestre sont à l’honneur de ce nouveau numéro de GRANDPRIX, disponible en kiosque. À moins de deux mois des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, les deux cavaliers croisent leurs regards sur la préparation des Bleus, les dynamiques de sélection et la transmission entre générations au sein de l’équipe de France. La rédaction s’intéresse également aux favoris des Mondiaux d’Aix-la-Chapelle : Richard Vogel et son phénomène United Touch S, ainsi qu’au numéro un mondial de dressage, Justin Verboomen, qui évoque le chemin parcouru avec Zonik Plus, et au complétiste Clarke Johnstone, qui revient sur son parcours, ses convictions et ses rêves. Entre parcours singuliers et ambitions internationales, les portraits d’Olivier Arnal et d’Emma Helleux viennent compléter la rubrique sportive de ce numéro. Côté élevage, un dossier consacré à la SHF analyse la suppression des CIR et donne la parole à son quinzième président, Michel Guiot. La rubrique culture et style, quant à elle, s’intéresse à Zeus au musée des Arts et Métiers de Paris ainsi qu’aux innovations du Range Rover Sport hybride rechargeable. Enfin, ce numéro se clôture avec une étude de marché concernant les véhicules de transport équestres ainsi qu’un guide pour choisir la bonne botte.



SPORT

Grand favori des Mondiaux de cet été, Richard Vogel livre une interview à retrouver dans ce nouveau numéro de GRANDPRIX

Grand favori des Mondiaux de cet été, Richard Vogel livre une interview à retrouver dans ce nouveau numéro de GRANDPRIX

© Dirk Caremans/Hippo Foto

Antoine Ermann et Simon Delestre, regards croisés sur les Bleus

L’un découvre progressivement les sommets du sport, l’autre les fréquente depuis près de quinze ans. Lorsque cet entretien a été imaginé, puis réalisé au CSI 5* d’Aix-la-Chapelle mi-mai, Antoine Ermann et Simon Delestre avaient en commun de figurer parmi les prétendants les plus sérieux à une sélection pour les championnats du monde d’Aix-la-Chapelle. Si le premier a confirmé tout son potentiel au cours d’un excellent début de saison avec Floyd des Prés, le second, alors seul Tricolore à pouvoir compter sur au moins trois chevaux de tête en vue du grand rendez-vous de l’été, a hélas vu ses plans contrariés par une violente chute au CSI 5* de Cannes. Remanié en conséquence, cet échange entre un Bleuet en pleine ascension et l’un des cavaliers les plus titrés de sa génération, liés par une relation d’élève à coach, revient sur la préparation de ces Mondiaux tant attendus, le renouvellement des forces françaises et l’héritage laissé par les grandes figures des Bleus

“À Aix-la-Chapelle, l’Allemagne n’aura pas d’excuse”, Richard Vogel 

Champions d’Europe en titre et fraîchement vainqueurs du Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle, Richard Vogel et le phénomène United Touch S apparaissent clairement comme LES favoris au titre de champions du monde qui sera décerné cet été, au stade de la Soers, en témoignent les résultats de notre sondage. Devenu le chouchou du public, le couple, tantôt spectaculaire, tantôt surnaturel, n’aura pas le droit à l’erreur dans son jardin, pas plus que l’Allemagne, qui fait office de grande favorite à une médaille collective. Derrière cette réussite se cache, entre autres, un fonctionnement atypique et sur mesure, pensé pour optimiser les performances du sculptural bai, placé sous la garde ultra-rapprochée de sa bonne fée, Felicia Wallin, qui ne le quitte (presque) jamais des yeux. À moins de deux mois du rendez-vous quadriennal, Richard Vogel évoque la perspective de cette échéance ô combien importante, mais aussi un autre rendez-vous qui pourrait bien changer sa carrière et sa vie: le Majeur de Calgary. Trois semaines après les Mondiaux, l’ancien disciple d’Hugo Simon et Ludger Beerbaum, vainqueur à Bois-le-Duc et Aix-la-Chapelle, pourrait bien devenir le deuxième vainqueur du Grand Chelem Rolex de l’histoire. 

“J’ai rêvé du haut niveau toute ma carrière, et cette attente m’a servi”, Justin Verboomen 

Sacré double champion d’Europe l’an passé avec Zonik Plus, vainqueur de la finale du top douze de dressage et numéro un mondial, Justin Verboomen aurait toutes les raisons d’afficher une confiance en lui solide et sereine, à l’instar de bon nombre de ses concurrents. Il n’en est rien ! À trente-huit ans, le Belge ne fait pas mystère des doutes, des questionnements et du stress qui fondent sa personnalité, pas plus que de la recherche perpétuelle de justesse équestre à laquelle il dédie sa vie. Capable de passer des nuits entières à réfléchir à la meilleure façon d’assurer davantage de confort à son crack de dix ans, dont il partage la grande sensibilité, le natif d’Anderlecht, dans la banlieue ouest bruxelloise, revient sur le chemin parcouru avec son étalon noir, qui a découvert le Grand Prix à seulement huit ans. Peinant parfois à prendre conscience de son statut de référence mondiale, celui qui n’est jamais plus à l’aise qu’entouré du noyau dur de ses proches se montre toutefois très lucide quant aux difficultés rencontrées par sa discipline. 

“Je rêve de gagner une médaille individuelle”, Clarke Johnstone

Entre les collines d’Otago, où il a grandi, et les plus grands terrains de concours du monde, Clarke Johnstone a construit sa carrière avec constance et discrétion. Figure incontournable du concours complet néo-zélandais, le cavalier de trente-neuf ans a le regard tourné vers les championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, avec l’ambition assumée de conquérir, enfin, la médaille individuelle qui manque encore à son palmarès. De ses débuts à poney dans les grands espaces de Nouvelle-Zélande à son quotidien de cavalier professionnel en Grande-Bretagne, en passant par le souvenir marquant des Jeux olympiques de Paris et l’émergence de son complice Rocket Man, il revient avec franchise sur son parcours, ses convictions et ses rêves.  

Olivier Arnal, entre spectacle et haut niveau 

Qu’est-ce qui réunit l’artiste équestre Bartabas, le double champion d’Europe de dressage en titre Justin Verboomen, et le leader de l’équipe de France d’attelage Benjamin Aillaud ? Réponse : un homme, Olivier Arnal. À soixante et un ans, l’Occitan devenu Portugais d’adoption est un marchand aussi discret – malgré plus de cinq mille chevaux commercialisés – que respecté. Entre intuition et passion, il a construit au fil des décennies un réseau unique où se croisent écuyers, compétiteurs de haut niveau et passionnés de chevaux ibériques.

Emma Helleux a l’endurance dans les veines  

À seulement seize ans, la cavalière Emma Helleux affiche déjà une maturité digne des plus chevronnés. Posée, réfléchie, la jeune Bretonne avance dans le monde de l’endurance avec détermination. Derrière ses performances se dessine une saga familiale où les chevaux occupent une place centrale depuis plusieurs générations. Une histoire de transmission, de patience et de passion.

Accompagné de Rocket Man, Clarke Johnstone figure dans la sélection néo-zélandaise en vue des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle.

Accompagné de Rocket Man, Clarke Johnstone figure dans la sélection néo-zélandaise en vue des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle.

© Leanjo de Koster/DigiShots



ÉLEVAGE

La SHF, une stratégie en mouvement  

La suppression des Concours interrégionaux (CIR), effective depuis cette saison, constitue l’une des évolutions les plus marquantes du circuit Jeunes Chevaux ces dernières années. Si cette décision a naturellement alimenté les discussions au sein de la filière, elle s’inscrit dans une réflexion plus large menée par la Société hippique française sur ses missions, ses priorités et l’avenir de son modèle. Entre contraintes budgétaires, volonté de renforcer la dimension formatrice du circuit et adaptation aux mutations du secteur, ce dossier propose de décrypter les orientations stratégiques de l’institution à travers le regard des professionnels de terrain et de son président, Michel Guiot. 

Un dossier consacré à la Société Hippique Française est a retrouver dans le magazine de ce mois

Un dossier consacré à la Société Hippique Française est a retrouver dans le magazine de ce mois

© Mélina Massias



CULTURE ET STYLE

Pour ses deux ans, Zeus s’invite au musée des Arts et Métiers parisien

Nul n’oubliera jamais l’apparition fantastique, sublime, presque fantasmagorique d’un cheval et de sa cavalière masquée galopant sur la Seine lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024. Un moment de pure magie, qui a non seulement envoûté les spectateurs, mais également donné une visibilité sans égale à l’équitation, sport trop peu médiatisé sur les chaînes et médias généralistes. Remontant le cours du fleuve un soir de juillet 2024, Zeus s’est inscrit dans la légende, fidèle à son patronyme. Découverte de la genèse d’une œuvre unique au monde, visible sur le parvis du musée des Arts et Métiers, à Paris, jusqu’au 10 janvier 2027.  

Range Rover Sport Autobiography P550E hybride rechargeable, inimitable et infatigable

Roi des SUV, SUV des reines et des rois, cette cinquième génération du Range Rover Sport accueille une motorisation hybride rechargeable particulièrement performante. De quoi lui offrir quelques chevaux supplémentaires, mais aussi une autonomie 100 % électrique en nette progression.  



AUTRES

Dis-moi ce que tu conduis, je te dirai qui tu es

Avec l’arrivée des beaux jours, l’envie de parcourir le monde, ou les terrains de concours, incite les cavaliers à prendre plus souvent le volant. Vans, camions VL ou camions PL, les besoins et budgets ajustent le choix du véhicule. Cette autonomie de déplacement est-elle néanmoins pleinement satisfaisante ? Est-elle enviée par les non-propriétaires de remorques et de camions ou, au contraire, s’y adaptent-ils sans problème ? Entre projections espérées et utilisations réelles, plus de six cents lecteurs ont accepté de partager leurs réflexions et expériences sur les offres de transport équestre.

Comment trouver chaussure à son pied  

La botte d’équitation est sans doute l’un des rares équipements du cavalier dont la qualité est difficile à évaluer au moment de l’achat. Trop souvent choisie pour son esthétisme ou son confort immédiat, elle évolue pourtant au fil du temps : le cuir travaille, se patine et se détend avec la pratique et suivant la morphologie du cavalier. Derrière son apparente simplicité, la botte concentre une contradiction centrale : elle doit maintenir sans bloquer, comprimer sans entraver et séduire à l’essayage sans trahir dans la durée. Des bottiers donnent leurs conseils pour tenter de répondre à cette équation.

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