Nouveau sélectionneur monégasque, Reynald entend “transmettre son expérience”
La Fédération équestre de la Principauté de Monaco a officialisé la nomination de Reynald Angot au poste de sélectionneur et entraîneur des équipes nationales monégasques de saut d’obstacles. L’ancien champion du monde par équipes succède à Philippe Rozier, qui conservera un rôle de consultant. Reynald Angot aura pour mission de mettre son expérience au service des cavaliers monégasques afin de poursuivre leur progression sur la scène internationale.
Hier après-midi, la Fédération équestre de la Principauté de Monaco a annoncé la nomination de Reynald Angot au poste de sélectionneur et entraîneur des équipes nationales monégasques de saut d’obstacles. Ancien cavalier de haut niveau sous les couleurs françaises, Reynald Angot s’est notamment illustré en remportant la médaille d’or par équipes lors des Jeux équestres mondiaux de 2002, à Jerez de la Frontera, en selle sur Tlaloc M (SF, Quidam de Revel x Foudre de Guerre).
Reynald Angot succède à Philippe Rozier, chef d’équipe depuis 2021, qui conservera un rôle de consultant et interviendra ponctuellement lors de certains entraînements. Dans son communiqué, la Fédération équestre de la Principauté de Monaco a tenu à saluer le champion olympique par équipes pour ses services : “La Fédération tient également à remercier chaleureusement Philippe Rozier pour son engagement, son professionnalisme et le travail remarquable accompli auprès des équipes monégasques.”
Reynald Angot poursuivra ainsi le travail entrepris par son prédécesseur avec l’ambition de continuer à faire progresser les équipes nationales sur la scène internationale. Pour l’ancien cavalier tricolore, cette nomination marque un nouveau tournant : “Jusqu’à présent, j’ai consacré beaucoup de temps à la compétition, à l’équitation et à la formation de chevaux pour les amener au plus haut niveau. Aujourd’hui, avec ce projet auprès de la Principauté de Monaco, l’objectif est de transmettre mon expérience, d’accompagner les jeunes cavaliers dans leur progression et de les aider à atteindre leurs objectifs.” Une mission qu’il n’a pas hésité à accepter lorsque Philippe Rozier lui en a parlé : “J’ai toujours aimé partager mon expérience dans le monde équestre. Lorsque Philippe Rozier m’a demandé si ce projet pouvait m’intéresser, je n’ai pas mis longtemps à me décider : l’idée m’a tout de suite plu et j’ai eu envie de relever ce nouveau défi.”
“L’ambition est d’avoir une équipe capable de monter sur un podium”
Reynald Angot lors du CSI de Cabourg en 2025.
© Pixels Events
Cette nouvelle fonction d’entraîneur s’inscrit comme une évolution naturelle dans le parcours de Reynald Angot. “Les années passent et, naturellement, l’envie de transmettre mon expérience aux plus jeunes s’accroit. J’ai évolué au plus haut niveau, donc je sais ce que cela représente, et je connais les rouages”, explique-t-il.
“L’objectif sera de les accompagner, de les entourer et d’essayer de leur faire comprendre comment se préparer au mieux pour les différentes échéances de l’année”, explique le Normand. Une approche qui passera notamment par un travail de fond autour de la programmation et de la technique. “L’objectif est d’avoir un programme clair sur l’année, avec des objectifs définis, de se donner les moyens de réussir et de travailler sur des aspects plus techniques”, explique-t-il Des stages seront ainsi mis en place pendant l’hiver afin de structurer davantage la préparation.
Le nouveau sélectionneur souhaite également tirer les enseignements des dernières échéances internationales. Après les championnats d’Europe jeunes d’Hagen, certains points de progression ont été identifiés : “Nous nous sommes aperçus qu’ils n’avaient pas suffisamment pris en compte l’importance de la première journée, l’épreuve de Chasse. Cela les a un peu pénalisés par la suite pour accéder à la finale”, a-t-il analysé.
Malgré ces points de progression, Reynald Angot se montre particulièrement confiant quant au potentiel de la relève monégasque. “Il y a beaucoup de talent chez les jeunes, que ce soit dans les catégories Enfants, Juniors ou encore Jeunes Cavaliers”, souligne-t-il. Plusieurs cavaliers évoluent déjà à haut niveau : Anastasia Nielsen et Iñigo Lopez de la Osa Franco concourent jusqu’en 5* et seront au départ des championnats du monde d’Aix-la-Chapelle dans moins de quinze jours.
“Si cette dynamique se poursuit, de nouveaux talents pourront émerger”, estime Reynald Angot. L’objectif sera également de leur permettre de disposer des chevaux nécessaires pour continuer à évoluer. “Il y a beaucoup de jeunes de onze à quinze ans qui émergent et qui ont du talent. Le but va être de les préparer correctement et de trouver des chevaux pour continuer à les faire avancer.” Une mission qui s’inscrit dans la continuité du travail réalisé ces dernières années par Philippe Rozier : “Il a posé les bases du projet et aujourd’hui, on commence à en voir les premiers résultats”, estime Reynald Angot. Désormais, le nouveau sélectionneur souhaite poursuivre cette progression avec une ambition affichée : permettre un jour à Monaco de jouer les premiers rôles. “L’ambition, est de réussir, un jour, à composer une équipe capable de monter sur les podiums de championnats. Avec les jeunes cavaliers, nous nous rapprochons petit à petit des grandes nations. L’objectif est de poursuivre dans cette direction.”
“Je ne vais pas uniquement me consacrer à cette nouvelle mission”
Cette fonction ne marque pas pour autant un retrait de la compétition, mais davantage une évolution du rythme quotidien, car Reynald Angot entend poursuivre ses propres activités de cavalier et d’éleveur. “La charge de travail que cela va représenter sera d’environ une quarantaine de jours par an”, explique-t-il. “Cela me laisse donc du temps pour continuer mes activités, à savoir élever mes chevaux, en former, et continuer à aller en compétition. Je ne suis pas encore à la retraite et je ne vais pas me consacrer uniquement à cette nouvelle mission.”
L’ancien cavalier tricolore souhaite ainsi continuer à étendre son activité d’élevage avec l’affixe “de Grandry”. “Aujourd’hui, mon objectif est de continuer à développer mon activité d’élevage, qui grandit. Le but est de les former, de les amener au meilleur niveau possible, puis de les commercialiser par la suite.” Pour autant, l’envie de retrouver les grands rendez-vous sportifs reste bien présente : “Si j’en ai les moyens, j’aimerais pouvoir garder un cheval pour moi afin d’essayer de refaire de belles épreuves”, ajoute-t-il. Une manière pour Reynald Angot de conjuguer plusieurs facettes du métier de cavalier : former les chevaux de demain, transmettre son expérience aux plus jeunes et continuer à nourrir ses propres ambitions sportives.

