Dix ans se sont déjà écoulés depuis les inoubliables médailles de l’équitation française aux JO de Rio
À l’évocation des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, beaucoup de passionnés d’équitation gardent en mémoire l’exultation des clans français en concours complet puis en saut d’obstacles. Dix ans déjà se sont écoulés depuis les deux médailles d’or par équipes des Bleus et la médaille d’argent individuelle d’Astier Nicolas et Piaf de B’Neville. À cette occasion, GRANDPRIX revient dans une série de contenus sur ces instants inoubliables et évoque l’héritage qu’ils ont laissé.
Le 5 août 2016, Rio de Janeiro est entrée dans l’histoire en devenant la première ville d’Amérique du Sud à accueillir les Jeux olympiques. Avant même l’allumage de la vasque, cette XXXIe édition de l’échéance quadriennale avait alimenté nombre de conversations. Les retards dans la livraison de certains sites, les interrogations autour de la sécurité, la pollution de la baie de Guanabara ou encore l’épidémie de virus Zika avaient animé les débats pendant de longs mois. Certains se demandaient même si le Brésil serait prêt à relever le défi.
Si tout n’a bien sûr pas été parfait, Rio de Janeiro a néanmoins offert des Jeux spectaculaires, portés par une ambiance chaleureuse et une succession de performances qui ont marqué l’histoire olympique. Usain Bolt a bouclé sa carrière olympique avec un nouveau triplé, Michael Phelps a enrichi encore un peu plus son palmarès, Simone Biles s’est imposée comme la nouvelle reine de la gymnastique, tandis que le Brésil a enfin décroché son premier titre olympique en football grâce à Neymar.
À plusieurs kilomètres du Maracanã et des plages de Copacabana, un autre théâtre a accueilli quelques-unes des plus belles performances de ces Jeux : les installations équestres du quartier militaire de Deodoro. Construit pour les Jeux panaméricains de 2007 puis modernisé pour l’occasion, le site a réuni les trois disciplines olympiques en équitation.
En concours complet, tous les regards se sont tournés vers Michael Jung. Quatre ans plus tôt à Londres, l’Allemand avait déjà été sacré avec l’inoubliable Sam. Disparu ce début d’année, ce dernier s’est depuis s’assuré que son cavalier était bien devenu le premier de l’Histoire à être triplement sacré, en 2024, à Versailles. En dressage, Charlotte Dujardin et Valegro dominaient la scène internationale depuis plusieurs saisons et semblaient difficiles à détrôner, ce qui s’est confirmé, avant que la Britannique ne connaisse une véritable descente aux enfers. En saut d’obstacles, les prétendants au titre étaient nombreux : les Britanniques, champions olympiques en titre, les Allemands, les Américains, les Néerlandais ou encore les Suisses figuraient parmi les favoris. La France, elle aussi, se présentait avec des ambitions élevées, mais a enchaîné les coups du sort, avant d’être touchée par la grâce.
Le 9 août, la France du sport observait avec inquiétude le tableau des médailles, toujours dépourvu d’or olympique, tout sport confondu, cinq jours après la cérémonie d’ouverture. Le quatuor composé d’Astier Nicolas sur Piaf de B’Neville, Mathieu Lemoine avec Bart L, Thibaut Vallette associé à Qing du Briot*IFCE et Karim Laghouag sur Entebbe de Hus, a fait jouer le collectif pour décrocher ce premier graal. Le premier cité est même allé jusqu’à doubler ce bonheur d’une médaille d’argent individuelle, sur son indissociable Piaf. Le 10 août, Le Monde titrait un article “Aux chevaux, la patrie reconnaissante”, pour souligner l’exploit réalisé par les complétistes et leurs montures, celui d’ouvrir le compteur de médailles d’or françaises, douze ans après le sacre d’Athènes.
“Aux chevaux, la patrie reconnaissante”
Le 9 août, la France du sport observait avec inquiétude le tableau des médailles, toujours dépourvu d’or olympique, tout sport confondu, cinq jours après la cérémonie d’ouverture. Le quatuor composé d’Astier Nicolas sur Piaf de B’Neville, Mathieu Lemoine avec Bart L, Thibaut Vallette associé à Qing du Briot*IFCE et Karim Laghouag sur Entebbe de Hus, a fait jouer le collectif pour décrocher ce premier graal. Le premier cité est même allé jusqu’à doubler ce bonheur d’une médaille d’argent individuelle, sur son indissociable Piaf. Le 10 août, Le Monde titrait un article “Aux chevaux, la patrie reconnaissante”, pour souligner l’exploit réalisé par les complétistes et leurs montures, celui d’ouvrir le compteur de médailles d’or françaises, douze ans après le sacre d’Athènes.
Quelques jours plus tard, le scénario s’est répété en saut d’obstacles.
Après une première partie de compétition cauchemardesque, marquée par le forfait de dernière minute de l’un des favoris, Hermès Ryan des Hayettes, partenaire de Simon Delestre, puis les terribles coliques traversées par la crack Flora de Mariposa, et la chute de sa cavalière Pénélope Leprevost, les Bleus ont relevé la tête avec brio. Roger-Yves Bost sur Sydney Une Prince, Kevin Staut avec Rêveur de Hurtebise*HDC, Philippe Rozier associé à Rahotep de Toscane et Pénélope Leprevost sur sa lionne alezane ont su magistralement relever la pente pour s’offrir l’or, quarante ans après la médaille de Montréal.
À l’occasion du dixième anniversaire de Rio 2016, GRANDPRIX vous propose de revenir à travers quelques contenus sur ces journées qui ont marqué à jamais l’histoire de l’équitation tricolore.

