Prévenir les ulcères gastriques chez le cheval

Les études montrent que plus de 60 % des chevaux peuvent être sujets à un inconfort gastrique. Ce phénomène peut concerner tous les chevaux, qu’ils vivent au pré ou au box, qu’ils soient au travail ou non.L’alimentation, le rythme des repas, l’accès au fourrage, l’hydratation et le niveau de stress sont autant de facteurs qui peuvent avoir une influence sur le confort digestif du cheval. Il est donc essentiel de mettre en place, autant que possible, de bonnes habitudes afin de limiter le risque d’ulcères gastriques chez le cheval.Dans cet article, Audevard vous donne des conseils pour préserver au mieux le confort de l’estomac de votre cheval au quotidien.



1- Privilégier une alimentation adaptée au cheval

Le cheval est un herbivore dont le système digestif est naturellement conçu pour recevoir et digérer d’importantes quantités de fibres tout au long de la journée. Son appareil digestif est notamment composé d’un petit estomac, dans lequel les céréales et les aliments concentrés sont principalement digérés, ainsi que d’un gros intestin qui joue un rôle essentiel dans la digestion des fourrages.
Les ulcères gastriques chez le cheval étant notamment liés à une acidification de l’estomac, l’alimentation constitue un élément important dans leur prévention.

Miser sur le fourrage et les fibres
Le foin et les aliments riches en fibres favorisent une production importante de salive, environ quatre fois supérieure à celle générée par la consommation de céréales. Une fois déglutie, cette salive possède un important pouvoir tampon dans l’estomac. Elle contribue ainsi à limiter l’acidité gastrique. Il est donc recommandé de favoriser le foin et les fibres dans l’alimentation quotidienne du cheval.

Surveiller les apports en amidon
Lorsque le cheval reçoit des aliments concentrés, comme des céréales, des granulés ou des aliments floconnés, il est également important de surveiller leur teneur en amidon et d’éviter de distribuer de très grosses quantités en un seul repas.
Les études montrent que 200 g d’amidon pour 100 kg de poids vif du cheval constituent le maximum par repas, même s’il est conseillé de rester en dessous de 100 g d’amidon pour 100 kg de poids vif par repas.

2- Maintenir une alimentation régulière

Dans son environnement naturel, le cheval passe plus de 15 heures par jour à manger. Son système digestif est donc adapté à une consommation régulière de nourriture, aussi bien pendant la journée que pendant la nuit. Cette particularité est importante lorsqu’on cherche à préserver le confort gastrique du cheval.

Éviter les longues périodes de jeûne
L’estomac du cheval produit de l’acide en continu, y compris lorsque l’animal ne mange pas. De longues périodes sans alimentation peuvent donc favoriser une acidification importante de l’estomac. Dans la mesure du possible, il est ainsi recommandé de permettre au cheval d’avoir accès à du fourrage de façon continue, jour et nuit.
Lorsque le fourrage à volonté n’est pas possible, différentes solutions peuvent permettre d’allonger le temps consacré à l’alimentation. Les slow feeders et les filets à foin permettent notamment de limiter la quantité ingérée tout en augmentant le temps passé à manger.

Ne pas négliger l’accès à l’eau

L’eau constitue également un élément essentiel de l’alimentation du cheval. Votre cheval doit toujours avoir accès à de l’eau, y compris lorsqu’il ne passe que quelques heures au paddock. Les chevaux qui vont au paddock sans disposer d’un accès à l’eau présentent davantage de risques de développer des ulcères.

3- Limiter le stress au quotidien

Le cheval est un animal de proie et possède naturellement un tempérament sensible au stress. Toutefois, certains individus sont plus sensibles que d’autres. Pour contribuer à limiter le stress quotidien, il est important de permettre au cheval d’exprimer autant que possible ses comportements naturels.

Favoriser les contacts avec les autres chevaux
Le cheval doit notamment pouvoir être en contact avec ses congénères. Lorsque la vie au pré ou en extérieur en permanence n’est pas possible, permettre au cheval d’avoir au moins un contact visuel avec d’autres chevaux constitue déjà un élément positif.

Être particulièrement vigilant chez les chevaux de sport

Chez les chevaux au travail et participant à des compétitions, une attention particulière doit être portée aux éventuels signes de stress.
Les chevaux actifs peuvent en effet être davantage exposés à des situations susceptibles de générer du stress : changements d’environnement, transports, modifications brutales de l’alimentation, etc.
Limiter autant que possible ces sources de stress peut donc contribuer au maintien du confort digestif du cheval.

4- Les compléments alimentaires en soutien

En fonction de vos besoins et de ceux de votre cheval, des compléments alimentaires peuvent vous aider dans votre quotidien. Audevard, propose Ekygard+, un complément apportant une triple protection de l’estomac grâce à des ingrédients innovants recommandés par le Collège Européen de Médecine Interne Équine dans le cadre de la gestion de l’inconfort gastrique chez les chevaux.

Ce complément pourra être utile au quotidien, si l’environnement de votre cheval est à risque au niveau de l’inconfort digestif et que vous ne pouvez pas jouer sur certains éléments (choix de l’aliment, quantité de fourrage, sorties courtes…). Pour les chevaux de concours, il pourra être utilisé plus ponctuellement pour soutenir le cheval lors des périodes de compétitions avec beaucoup de transport, de stress…

Si vous avez un doute sur l’utilisation de ce complément, n’hésitez pas à prendre contact avec votre vétérinaire pour une prise en charge adaptée de votre cheval. 

Si vous avez des questions sur les ulcères, Ekygard+ ou sur les compléments de la gamme Audevard, n’hésitez pas à envoyer un message sur Instagram.

Vous pouvez également réaliser l'évaluation de santé, qui vous permet d’obtenir un premier indicateur de l’état de santé de votre cheval et d’identifier d’éventuels points d’attention.