Guillaume Batillat triomphe in extremis dans le Grand Prix de Fontainebleau

Le CSI 2* du nouveau Fontainebleau Classic a été conclu aujourd'hui par la victoire de Guillaume Batillat et Baby Love dans le Grand Prix aux couleurs de la sellerie Butet. Dernier à s'élancer dans le barrage, il s'est imposé devant le Belge Boy-Adrian van Gelderen, aux rênes de No Mercy Van T Kamerveld Z et Alexis Gourdin, associé à Brasilia de l'Abbaye. 



Ainsi s’achève cette édition du Fontainebleau Classic, qui se sera déroulée sous le signe de la convivialité, du soleil (en grande partie) et du beau sport ! Tout au long de cette épreuve finale, la tension s’est faite ressentir depuis le paddock jusqu’à l’entrée de piste, où les cavaliers arboraient un visage fermé, concentré sur les défis à relever sur la Carrière des Princes. Pour la plupart, ce sérieux laissait place à un grand sourire, moins d’une minute plus tard, lorsqu’ils revenaient, rênes longues et ivres d’adrénaline. Sur des barres à 1,45m, les couples se sont succédés sous les encouragements et les applaudissements du public, au rendez-vous pour l’occasion.

Cinquante-sept duos étaient au départ et ont tenté de résoudre l’énigme proposée par le chef de piste. Partie en ouverture sur sa Ceres van het Moeshof, Eugénie Angot a livré une prestation millimétrée, bien que pénalisée de cinq points. Dans la foulée, Donald Whitaker a été le premier à se qualifier pour le barrage avec son très démonstratif Be Careful. Ils ont été rejoints par quatorze autres couples dans un barrage qui a vu s'affronter cinq nations différentes.



Duel de dernière minute

Baby Love s'est brillament illustré dans le Grand Prix du CSI 2* de Fontainebleau Classic, pour le plus grand bonheur de sa propriétaire.

© Louise Allemand

Parmi les qualifiés, seuls quatres ont réussi à déjouer tous les pièges du second parcours. Vainqueur de la seconde épreuve qualificative qui s’est tenue vendredi, Thomas Lambert n'est pas parvenu à mener son ardente Gazelle du Pachis sur le podium, auquel il a pourtant été habitué tout au long de ce week-end. Auteur du parcours le plus rapide du barrage en 42’’04, il a été privé de la victoire par quatre points de pénalité. Lui aussi abonné aux classements ce week-end, Guillaume Foutrier a subi le même sort avec Chartraine Pre Noir, arrivée en 44’’55. Au passage de l’avant-dernier couple du barrage, Boy-Adrian van Gelderen et No Mercy Van T Kamerveld Z, nombreux sont ceux à avoir cru la bataille terminée lorsque le Belge a poussé un cri de victoire en passant la ligne d’arrivée en 45’’81, prenant la tête du classement provisoire. “C’est bon, il a gagné”, disait-on dans les tribunes. Après avoir prouvé plusieurs fois qu’il était un concurrent redoutable au jeu de la vitesse, le cavalier aurait certainement rêvé conclure son week-end bellifontain avec une victoire. C’était sans compter sur l’esprit compétitif de Guillaume Batillat qui, en selle sur Baby Love, a semblé voler au-dessus des obstacles, abaissant le chronomètre à 43’’20. “Mon cheval s’était déjà montré exemplaire jeudi. Il avait commis une faute en entrée de double, de ma faute, dans le barrage, ce qu’il n’a pas reproduit aujourd’hui. Il a incroyablement bien sauté.”, a-t-il déclaré à l'issue de sa victoire. Grâce à sa performance, Baby Love a ravi son cavalier, mais surtout provoqué l’émotion de sa propriétaire Christelle Peron, qui s’est empressée d’aller féliciter son protégé, “l’amour de sa vie”, comme elle le nomme. Appelée à rejoindre le couple vainqueur sur la piste lors de la remise des prix, elle a attendri tout le monde en versant quelques larmes de bonheur. “Bravo, je suis fière de toi. Merci.”, a-t-elle glissé à l’oreille de son gris, sur le chemin des écuries. En janvier dernier, le hongre de quinze ans avait remporté le Grand Prix du CSI 2* de Valencia, en Espagne, sous la selle de son cavalier. 

Sur la troisième marche du podium, Alexis Gourdin, vainqueur de la finale dédiée aux chevaux de sept ans hier, a imposé sa Brasilia de l'Abbaye en 46’’65, devant la Suisse Aurélie Rytz, qui a signé le dernier double sans-faute de l’épreuve avec Eden V, en 47’’49. Clarance Gendron n’a pas démérité puisqu'elle a été l’auteure d’un parcours en 45’’22 avec Azura Z, que quatre points de pénalité ont reléguée à la huitième place.

Les résultats complets ici