“À deux ans et demi de Paris 2024, nous assumons pleinement de nous concentrer sur les meilleurs”, Sophie Dubourg

À l’image du nouveau projet sportif présenté il y a deux semaines par la Fédération française d’équitation (FFE), Sophie Dubourg fait preuve de détermination. Après une année sportive particulièrement chargée, avec la succession des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo, marqués par la médaille de bronze collective des complétistes, et des championnats d’Europe de Hagen, Riesenbeck et Avenches en l’espace de quelques semaines, pour n’évoquer que les trois disciplines olympiques, la directrice technique nationale, en poste depuis 2013 après avoir été l’adjointe de Pascal Dubois durant deux ans, attaque tambour battant sa quatrième olympiade au sein de la FFE. Une olympiade pas comme les autres, non seulement parce qu’elle a été rabotée d’un an en raison du report des derniers Jeux à 2021, mais surtout parce qu’elle s’achèvera en France, où Sophie Dubourg espère voir ses troupes faire aussi bien, voire mieux, qu’à Rio de Janeiro, en 2016, où le Coq avait décroché deux médailles d’or par équipes, en saut d’obstacles et concours complet, plus l’argent individuel dans la deuxième discipline nommée. Soutenue à la fois par les élus du comité fédéral, renouvelé l’an passé, et le Gouvernement, dont elle dépend directement en tant que conseillère technique et pédagogique supérieure du ministère des Sports, la quadragénaire entend fédérer toutes les énergies autour de cet objectif à nul autre pareil. Il y a quelques jours, au cours d’un entretien de près d’une heure, elle est revenue sur les principaux axes et nouveautés du projet fédéral 2022-24. Un entretien publié en trois épisodes. Dans ce premier volet, elle évoque la philosophie du projet Paris 2024, la nomination de Jean Morel et l’intégration de Patrice Delaveau et Philippe Limousin dans l’encadrement de l’équipe de France de concours complet.



Dans quel état d’esprit êtes-vous à l’attaque de votre quatrième olympiade au sein de l’encadrement fédéral, et la troisième en tant que directrice technique nationale (DTN)?Très bon, je crois. Cette olympiade est celle que nous attendions le plus, en tout cas depuis ma prise de fonction. La perspective de Paris 2024 nous anime, nous avons faim de réussite. Moins d’un an après ma prise de fonction en tant que DTN, j’ai eu la chance de vivre les Jeux équestres mondiaux de Normandie, qui ont réuni huit disciplines. C’est l’événement qui m’a le plus marquée à ce jour. Cavaliers, propriétaires, grooms, encadrants, accompagnateurs ...

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