“Je me concentre sur mon équipe”, Monica Theodorescu

De Leipzig, où s’est tenue la finale de la Coupe du monde début avril, au CDI 4* de Wiesbaden, qui s’est achevé lundi, Monica Theodorescu n’a pas chômé. Celle qui occupe de longue date le poste d’entraîneur national de l’équipe d’Allemagne de dressage a également suivi et observé ses troupes à Hagen, Mannheim et Munich pour ne citer que les rendez-vous les plus huppés. Alors que le Danemark fait aujourd’hui figure de nation favorite au titre de champion du monde, qui sera décerné en août à Herning, l’ancienne grande championne préfère se focaliser sur ses couples.



Quel bilan tirez-vous de la finale de la Coupe du monde, qui s’est tenue en avril à Leipzig, et où les Allemandes Jessica von Bredow-Werndl, Isabell Werth et Helen Langehanenberg se sont classées première, troisième et sixième avec TSF Dalera BB (90,836%), Weihegold (85,921%) et Annabelle 110 (78,839%)?

Je suis très satisfaite, nos chevaux étaient bien. En revanche, le format du Grand Prix Court ne nous a pas plu. Il est trop rapide à enchaîner et provoque beaucoup de stress chez les chevaux: le seul moment où ils ne sont pas en plein exercice, c’est sur une largeur, au tout début du trot. Ensuite, ils sont constamment sollicités. À Leipzig, avec dix-sept chevaux au départ (sur dix-huit possibles, ndlr), il était tout à fait possible de proposer un Grand Prix de format classique. La majorité des cavaliers n’ont pas apprécié cette épreuve, qui ne sera pas retenue lors des prochaines finales. D’autre part, c’était aussi le dernier concours de Weihegold, qui a très bien terminé sa carrière. Il y avait beaucoup d’émotion le soir de la Reprise Libre en Musique.



Comment se passe la préparation de l’Allemagne pour le CDIO 5* d’Aix-la-Chapelle et les championnats du monde de Herning?

Tout se déroule parfaitement. Nous sommes en plein travail avec des concours tous les week-end. Cette année, le programme est très dense entre Hagen, Mannheim, Munich, Wiesbaden et notre championnat national la semaine prochaine (entretien réalisé dimanche à Wiesbaden, ndlr). Chaque semaine, nous voyons des chevaux intéressants pour le niveau international. Les concours nous servent donc à observer les chevaux en conditions de compétition, mais je me rends aussi dans les écuries des cavaliers, pour les voir travailler dans toutes les conditions.



Compte tenu de leurs résultats depuis le début de l’année, les Danois font aujourd’hui figure de favoris pour le titre par équipes aux Mondiaux de Herning, où ils évolueront de surcroît à domicile. Comment percevez-vous les forces en présence? L’Allemagne, qui a conquis l’or douze fois en quatorze éditions, pourra-t-elle conserver son bien?

Les Danois travaillent très bien. Ils ont de bons chevaux et de très bons cavaliers. Cependant, je ne regarde pas trop les autres nations. Quant à moi, j’observe mon équipe et me concentre sur elle. Ma mission consiste à travailler avec mon équipe pour que tout le monde donne le meilleur de lui-même et que nous obtenions les meilleurs résultats. C’est notre objectif commun.